Ce qui se passe au Moyen Orient avec la négociation d’un cessez le feu qui laisse à Israël toute sa puissance de nuisance sur la zone a son équivalent en Europe, ce qui reste comme une mise à feu sont les guerriers par procuration le long de la route de l’énergie et une OTAN qui continue son oeuvre destructrice de tout ordre international correspondant au monde multipolaire. Zelensky et son équipe estiment avoir le droit de solliciter l’aide de soutiens étrangers, puisqu’ils ont par le passé fait de l’Ukraine une branche de l’OTAN. Malgré les contradictions entre la Russie, l’Ukraine, l’OTAN et les États-Unis, un point fait consensus : l’Ukraine est devenue une branche de l’OTAN et résout les problèmes dans l’intérêt des pays membres et au grand dam des peuples et des nations. Le vice-président du Comité central du Parti communiste, D.G. Novikov, s’est exprimé à ce sujet dans l’émission « Vremya Pokazhet » (L’avenir nous le dira) le 7 avril.




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8 avril 2026, 16h01

Le régime ukrainien se trouve dans une situation délicate. Le recentrage des efforts américains sur l’Iran inquiète Zelensky, qui craint une suspension de l’aide militaire. Il s’efforce donc de souligner son importance et d’obtenir une place pour Kiev dans le budget américain de 2027.
Comme l’a souligné Dmitry Novikov, analyser les problèmes mondiaux à travers le prisme de la politique budgétaire américaine permet une analogie pertinente. Malgré les contradictions entre la Russie, l’Ukraine, l’OTAN et les États-Unis, un point fait consensus : l’Ukraine est devenue une branche de l’OTAN et résout les problèmes dans l’intérêt des pays membres. « Le régime de Kiev, a insisté le représentant du Parti communiste, fonctionne comme une filiale d’une grande entreprise. Il y a des périodes fastes, et dans les moments difficiles, elle peut compter sur le soutien de l’ensemble du groupe. Comment devrait se comporter le chef de la branche ukrainienne de l’OTAN ? Zelensky estime que le siège a l’obligation de l’assister. »
Mais au sein de ce « conseil d’administration », a ajouté Dmitry Novikov, se trouvaient des personnes influentes disposant d’un pouvoir de vote considérable : « Ce sont des représentants de Washington qui ont une vision différente du sort de la branche ukrainienne. C’est pourquoi Zelensky fait tout un plat dans l’espoir de mobiliser tout le monde et d’obtenir que ce “conseil d’administration” se réunisse et prenne la décision qu’il souhaite. »
Entre-temps, Kiev a annoncé l’arrivée en Ukraine de Steven Witkoff et Jared Kushner. Ils pourraient être rejoints par le sénateur Lindsey Graham (considéré comme terroriste et extrémiste en Russie). L’animateur Anatoly Kuzichev s’est interrogé sur les raisons de ce choix de négociateurs.
D’après Dmitry Novikov, plusieurs scénarios sont envisageables. Il ne faut pas négliger la réception de l’actualité aux États-Unis. Trump et son équipe doivent afficher leur soutien au sein du camp républicain à l’approche des élections. Par conséquent, lorsque des représentants de différentes factions d’un même parti voyagent ensemble pour des négociations, il est possible d’en tirer profit.
Quant à Zelensky, le vice-président du Comité central du Parti communiste est convaincu de sa détermination à poursuivre le bain de sang : « Il n’a d’autre plan que la guerre pour préserver son pouvoir et le régime ukrainien dans son ensemble. Mais lui et son équipe savent que le front pourrait un jour s’effondrer. Alors, les bases jetées en vue de “négociations de paix” seront bien utiles. Il suffira de les activer pour prolonger l’existence de son régime. Certes, il ne s’agira peut-être que de quelques mois, pas d’années. Mais ils seront très enclins à gagner du temps, au cas où la situation internationale évoluerait ou s’ils parvenaient à mettre en œuvre de nouveaux programmes d’enrichissement. »
Ainsi, les plus hauts responsables du régime ukrainien ont des raisons de maintenir ces pseudo-pourparlers de paix. Et, bien sûr, Kiev est prête à accueillir une délégation de Washington. Il est clair, cependant, qu’après la supercherie iranienne, ces discussions ne sont plus perçues comme une tribune ou un outil de prise de température politique. Elles ressemblent désormais à un jeu où certains cherchent à tromper les autres.
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