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Au conseil de sécurité : la Chine, la Russie mais aussi la France bloquent les « mesures défensives » ? : Éditorial du Global Times

Alors que Trump donnait le spectacle de sa puissance supposée, la Chine, la Russie, mais aussi la France bloquaient la trahison possible des saoudiens, et autres monarchies du Golfe, cautionnant de fait Israël . On peut se féliciter que la France ait adopté une politique plus conforme à sa tradition que ce que les errances de Macron, le laissaient supposer. Il faut continuer dans ce sens sur le terrain européen qui connait de nouveaux dangers, et le fait que l’opinion française malgré la propagande à jet continu auquel elle est soumise ait refusé la guerre, la mobilisation des agriculteurs, pêcheurs, transporteurs mais aussi des enseignants, a joué un rôle comme l’a été l’appel du Moyen Orient à des engagements français plus conformes à ses intérêts réels. Cela va dans le bon sens mais reste très fragile sur le plan politique en France. Alors que le poids de ce monde multipolaire sous leadership de la Chine impose sa légalité internationale, la recherche d’une « troisième voie » dans lequel l’UE s’allierait à d’autres « éclopés » de ce « choc comme l’Inde ou la Corée du sud en maintenant de fait un soutien au régime de Zelenski est une impasse. Soyons clairs l’impérialisme a capitulé devant un combiné de résistance sur le terrain et une activité diplomatique dans laquelle un nouvel ordre est en train de se dessiner. (note et traduction de danielle Bleitrach)

 ÉDITORIA

Par Global TimesPublié le : 7 avril 2026 à 1 h 06Des navires commerciaux naviguent dans le golfe Persique, près du détroit d'Ormuz, le 22 mars 2026, au nord de Ras al Khaimah, aux Émirats arabes unis. Photo : VCG

Des navires commerciaux naviguent dans le golfe Persique, près du détroit d’Ormuz, le 22 mars 2026, au nord de Ras al Khaimah, aux Émirats arabes unis. Photo : VCG


Le Conseil de sécurité des Nations Unies a récemment débattu des tensions dans le détroit d’Ormuz. Selon plusieurs médias, un projet de résolution proposé par Bahreïn demandait initialement au Conseil d’autoriser le recours à « tous les moyens nécessaires » pour assurer la fluidité du trafic maritime dans le détroit.

Faute de consensus, le projet a subi plusieurs révisions et a finalement intégré la notion de « mesures défensives », tandis que le vote a été reporté à plusieurs reprises. Ce débat soulève une question cruciale : face aux perturbations de la navigation dans le détroit d’Ormuz, comment la communauté internationale doit-elle réagir et quel rôle le Conseil de sécurité doit-il jouer ?

Depuis les attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran fin février, la navigation et la sécurité du détroit d’Ormuz sont fortement perturbées, le trafic maritime ayant chuté de près de 95 %. Près d’un cinquième des flux mondiaux de pétrole ont été affectés, entraînant une flambée des prix et une forte pression sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les infrastructures des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont fréquemment la cible d’attaques, entraînant des pertes humaines et des dégâts matériels.

Les partisans du projet de résolution soulignent qu’il vise à débloquer la navigation maritime et à préserver les intérêts des pays de la région. Cependant, même les « mesures défensives » n’excluent pas le recours à la force. Dès lors, la question cruciale demeure : l’usage de la force peut-il réellement rouvrir le détroit d’Ormuz ?

Ce détroit est un point de passage stratégique reliant le golfe Persique à l’océan Indien. Dans une zone de conflit aussi sensible, l’autorisation d’« utiliser tous les moyens nécessaires » est une notion vague et difficile à contrôler. Exploitée par des forces extérieures, elle pourrait facilement dégénérer en un conflit militaire de grande ampleur. Dans ce cas, le détroit d’Ormuz ne serait plus seulement confronté à des perturbations de la navigation ; il pourrait devenir un véritable champ de bataille, coupant potentiellement une voie d’approvisionnement énergétique mondiale essentielle et contredisant totalement l’objectif initial de garantir la sécurité du passage. Au final, les pays de la région non seulement ne parviendront pas à obtenir des voies de navigation sûres, mais seront en réalité plongés dans un conflit plus profond.

C’est précisément la position centrale que la Chine a soulignée à maintes reprises : les actions du Conseil de sécurité de l’ONU devraient contribuer à désamorcer la situation, à mettre fin aux combats et à reprendre les pourparlers, plutôt que de cautionner des actes de guerre illégaux ou d’attiser les tensions. La Chine ne cautionne pas les attaques contre les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et soutient les efforts internationaux visant à garantir la navigation dans le détroit d’Ormuz. La question cruciale est cependant de savoir comment y parvenir.

Dans le contexte actuel, autoriser les États membres à recourir à la force revient à légitimer un usage illégal de la force, ce qui entraînera inévitablement une escalade de la situation et de graves conséquences. Selon certaines sources, la Chine, la Russie et la France – trois membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU – ont exprimé des avis divergents sur le projet de résolution, et des divergences existent également parmi les membres non permanents. Cela témoigne de l’inquiétude partagée par la communauté internationale face au risque d’une nouvelle escalade.La question de la navigation dans le détroit d’Ormuz est une conséquence directe de la guerre israélo-américaine contre l’Iran. La cause profonde réside dans l’usage non autorisé de la force contre l’Iran par les États-Unis et Israël, sans l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU.

Ne pas s’attaquer à cette cause profonde – le conflit lui-même – et se concentrer uniquement sur le rétablissement de la navigation revient à traiter les symptômes plutôt que le problème de fond. Pour éviter une nouvelle détérioration de la situation, il est impératif que les États-Unis et Israël cessent leurs opérations militaires. Seul un véritable cessez-le-feu et la cessation des hostilités peuvent dissiper la menace de guerre qui plane sur le détroit d’Ormuz et garantir la sécurité de cette voie maritime.Certains pourraient se demander : est-il si difficile de mettre fin aux combats et à la guerre ? C’est précisément face à ces difficultés que la communauté internationale doit rechercher un consensus et unir ses efforts.

Médiateurs traditionnels entre les États-Unis, Israël et l’Iran, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) bénéficient d’atouts uniques pour comprendre les causes profondes des conflits régionaux. Le Conseil de sécurité des Nations Unies, responsable au premier chef du maintien de la paix et de la sécurité internationales, doit adopter une position objective, impartiale et équitable, renforcer le dialogue avec les pays du CCG et mobiliser la volonté politique en faveur d’un règlement pacifique.

Le recours à la force ne permettra ni de rouvrir les voies de navigation, ni d’instaurer la paix. Un règlement politique est la voie à suivre. La Chine est un partenaire stratégique fiable et de longue date des pays du Moyen-Orient et œuvre sans relâche à la désescalade des tensions. Récemment, la Chine et le Pakistan ont conjointement proposé une initiative en cinq points visant à s’attaquer aux causes profondes du conflit. Cette initiative repose sur la cessation des hostilités, l’ouverture rapide de négociations de paix, la protection des infrastructures non militaires, la sécurité des voies maritimes et le respect de la primauté de la Charte des Nations Unies.

La Chine invite tous les pays et organisations internationales à y adhérer et à y participer. Seule la fin des hostilités permettra de rétablir la navigation ; seule la voie de la paix garantira la prospérité. L’histoire l’a maintes fois démontré et c’est l’unique solution viable à la crise actuelle dans le détroit d’Ormuz.

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