Quand face au blocus décrété par l’impérialisme et à l’isolement imposé par la première puissance du monde à Cuba, Fidel a répondu en faisant le choix du socialisme et d’une révolution dirigée par le parti communiste cubain, à la fois léniniste et hérité de Marti (tout dans la Révolution rien hors de la révolution puisque celle-ci est le gage de la souveraineté). Il choisit non pas une utopie mais un mode de mobilisation du peuple cubain basée sur ce choix fondamental hérité de l’histoire de l’ïle . Un choix idéologique mais aussi concret et qui a été renouvelé face à la chute de l’URSS en organisant partout dans les entreprises dans les quartiers populaires un débat sur les conditions de la résistance avec le choix de préserver en priorité la santé et l’éducation et de redevenir l’exemple de toutes les résistances du sud. L’armée devient la capacité à alphabétiser et à soigner le monde entier, et l’armée elle-même aide à gérer et à approvisionner, elle innove. Ce pari trouve une nouvelle réalité dans le monde multipolaire. Et le serment du peuple cubain aujourd’hui ce renouvelle dans le contexte de la solidarité internationale.Que signifie passer à l’offensive,?Ne pas accepter la défaite mais joindre à cet idéal une vision concrète la seule capable de rassembler le peuple et d’en faire la muraille sur laquelle se brise l’envahisseur et le fascisme…
L’arrivée du premier pétrolier à Cuba et l’annonce de l’arrivée imminente d’un second ont été saluées, comme celle aussi considérable avec la Chine, le Vietnam et la patrie de Juarez, la sentinelle de « nuestra » Amérique, le Mexique… Ce mode de coopération s’accompagne du nouveau dispositif régissant les rapports entre les investissements privés et publics que nous avons décrit hier. Ces associations sont libres d’exercer leurs activités dans la plupart des secteurs légaux, à l’exception de la santé, de l’éducation et des forces armées. Enfin, la réglementation stipule que le ministère de l’Économie et de la Planification sera l’organisme gouvernemental central chargé de piloter et de superviser la politique nationale de développement et de fonctionnement de ces partenariats entre entreprises publiques et privées. Cet organisme veillera à ce que les projets contribuent efficacement à l’innovation et au développement territorial. Donc dans la brèche ouverte par la livraison du pétrole à but humanitaire peut se mettre en place tout une forme de solidarité à l’intérieur de BRICS, qui devraient s’élargir entre investissements privés et publics. Il existe néanmoins des partenariats stratégiques et des échanges d’Etat à état en particulier dans le domaine de la santé et de l’éducation. Rien de tout cela n’aurait pu se réaliser sans l’élan de solidarité dont bénéficie Cuba.la différence entre l’Espagne et l’exaspération française comme celle des Allemands, c’est qu’elle cherche une troisième voie tandis que l’Espagne est entraînée dans la résistance de l’Amérique latine, refuser concrètement la défaite rend plus inventif, plus intelligent quand on a le sens du but. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoire et societe)

le poids de l’histoire dans une situation totalement renouvelée celle du zugzwang à la fois plus ouverte et plus dangereuse avec ses fondamentaux de la souveraineté, la planification, la santé, l’éducation et l’armée, tous les piliers sur lesquels Fidel avait appuyé la défense de la souveraineté dans l’île. L’armée n’est pas seulement la capacité citoyenne pour chaque cubain de se défendre, elle est aussi une sorte d’institut polytechnique de formation de cadres incorruptibles et avec un rôle d’intervention dans l’économie non négligeable le secteur qui a toujours été celui de Raoul Castro. Il y a là un langage commun avec la Chine, le Vietnam mais aussi la Russie.
Vendredi 3 avril 2026
La deuxième déclaration de La Havane aujourd’hui
3 avril 2026 00:04
Devant plus d’un million de personnes rassemblées sur la Plaza de la Revolución, le 4 février 1962, le commandant Fidel Castro Ruz présenta la Seconde Déclaration de La Havane, un document fondamental de la Révolution cubaine qui, avec l’affirmation : « le devoir de tout révolutionnaire est de faire la révolution », et l’idée centrale que la révolution est possible dans d’autres pays d’Amérique latine, inspira au cours des décennies suivantes l’action de milliers de jeunes insatisfaits de la vie que leur offrait le monde capitaliste.
Cette déclaration était une réponse à l’offensive impérialiste visant à isoler Cuba sur la scène internationale. À la suite de la huitième réunion de consultation des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation des États américains (OEA), tenue à Punta del Este fin janvier 1962, il fut décidé d’exclure Cuba de l’OEA et de promouvoir la rupture des relations entre les États membres et la révolution naissante. Fidel Castro, auteur de la seconde déclaration, réaffirma le caractère socialiste de la révolution, déclarant qu’à la réunion de Punta del Este, en Uruguay, « Cuba a défendu le socialisme et les États-Unis le capitalisme ». Il affirma en outre qu’une révolution de cette nature pouvait également se développer dans d’autres pays d’Amérique latine.
Ainsi, Fidel enseignait que la réponse à l’agression impérialiste était de passer à l’offensive. Il illustra cette leçon de manière éloquente en racontant son expérience avec un barracuda qui le poursuivait à la nage. Plus Fidel reculait, plus le poisson devenait audacieux, et ce n’est que lorsqu’il décida de faire demi-tour et de l’affronter que celui-ci prit la fuite. Mais que signifie passer à l’offensive aujourd’hui ? Cela signifie affirmer le caractère socialiste de la Révolution cubaine, reconnaître que la solidarité avec Cuba n’est pas seulement une cause humanitaire, mais aussi la défense d’un projet de société antagoniste au capitalisme.
Le caractère socialiste de la Révolution cubaine, publiquement affirmé lors du rassemblement du 16 avril 1961, mais déjà annoncé dans la condamnation de « l’exploitation de l’homme par l’homme » dans la Première Déclaration de La Havane du 2 septembre 1960, fut la raison qui poussa l’impérialisme à lancer son attaque virulente contre le peuple cubain. L’affirmation du socialisme a conduit l’impérialisme à imposer l’embargo économique et commercial contre Cuba, à l’invasion militaire de la Baie des Cochons, à des actions terroristes et aux centaines de tentatives d’assassinat contre Fidel Castro ; et c’est ce qui conduit aujourd’hui Donald Trump à prendre un décret visant à restreindre les livraisons de pétrole à Cuba.
Bien que les propagandistes du capital remettent en question la possibilité d’une révolution socialiste aujourd’hui, celle-ci demeure aussi plausible qu’en 1962. Comme l’explique la Seconde Déclaration de La Havane, la révolution est le fruit des conditions objectives de cette ère de crise impérialiste, et nous vivons encore aujourd’hui « le choc entre le monde qui naît et le monde qui meurt ». Par son agression contre Cuba, l’impérialisme cherche à se prémunir contre de nouvelles révolutions une fois la boîte de Pandore – la guerre mondiale à venir – ouverte. Hier comme aujourd’hui, ce que les monopoles recherchent en attaquant Cuba, c’est « dissiper la peur qui les tourmente et le spectre de la révolution ».
Dans le contexte de l’antagonisme croissant entre les économies américaine et chinoise et leurs alliances impérialistes respectives, la survie de la révolution cubaine pose deux problèmes à l’impérialisme sur la voie de sa future conflagration mondiale. D’une part, pour l’impérialisme en général, Cuba représente l’exemple concret que le socialisme constitue l’alternative à la guerre et à la barbarie impérialiste. D’autre part, pour les intérêts des monopoles américains en particulier, la pérennité de Cuba représente un obstacle à l’alignement total des pays de la région sur les États-Unis dans leur confrontation avec la Chine, alignement pourtant dicté par la nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine.
Cependant, l’impérialisme oublie que les lignes de la Seconde Déclaration, qui affirment que les révolutions ne peuvent être exportées, restent valides, et que Cuba offre l’exemple que « la révolution est possible, que le peuple peut la faire ». Cette leçon donnée au monde est désormais irréversible, mais le peuple pacifique de Martí peut encore en donner une autre dans sa confrontation avec l’impérialisme, en écoutant l’avertissement que le poète chilien Pablo Neruda adressa aux monopoles américains dans son Canto General : « N’entrez pas à Cuba, car du reflet marin / des champs de canne à sucre suants, / un seul regard sombre vous attend, / un seul cri jusqu’à la mort ou la mort. »
Face à l’escalade de l’agression contre Cuba, la solidarité des travailleurs du monde entier est essentielle. La solidarité des peuples du monde avec le peuple cubain et sa révolution doit désormais se traduire par des actions concrètes pour briser le blocus énergétique imposé à Cuba. Pour le peuple mexicain, cela signifie affirmer sa souveraineté nationale afin de prévenir toute intimidation de la part d’autres gouvernements et de rétablir l’approvisionnement en pétrole mexicain pour le peuple cubain.
Exiger l’acheminement du pétrole vers Cuba est un acte par lequel le peuple travailleur mexicain affirme son indépendance face aux décisions de l’impérialisme, qu’il soit basé aux États-Unis ou qu’il se soit enraciné dans notre propre nation. C’est un premier pas vers la reconnaissance de la validité du verdict final de la Seconde Révolution de La Havane : l’humanité a dit « assez ! » et s’est engagée sur la voie de sa propre marche, une marche qui ne sera pas arrêtée.
*Historien à l’ENAH

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Comme cela a été rapporté, l’administration américaine actuelle a durci l’embargo en vigueur, menaçant d’imposer des droits de douane aux pays exportateurs de carburant vers Cuba.
Cette menace a exacerbé la crise au point que trois mois se sont écoulés sans aucune livraison de carburant, affectant tous les secteurs de l’économie locale.
Le président américain a désormais annoncé un « assouplissement » de ces mesures et soufflé le chaud et le froid mais face à la détermination de la Chine et de la Russie, celle d’autres nations comme le Brésil, la Colombie et surtout le Mexique, le mouvement des peuples, il déclaré ne pas s’opposer à l’approvisionnement de l’île en carburant. Cette annonce contredit les menaces précédentes, ce qui a ouvert une fenêtre pour la livraison d’amitié et humanitaire de la Russie. Les puissances européennes comme la France ont renoncé à arrêter le navire qui battait pavillon russe.
Lors d’une récente rencontre bilatérale, le vice-Premier ministre russe, Dmitri Tchernychenko, a déclaré que Cuba était un « partenaire et allié fiable » et a affirmé que les relations bilatérales reposaient sur le respect mutuel et des liens d’amitié étroits.
M. Tchernychenko a souligné que l’arrivée du premier pétrolier contribuerait à assurer le fonctionnement des infrastructures sociales vitales. Par ailleurs, il a annoncé que la Russie prévoit de reprendre pleinement ses vols vers Cuba une fois les approvisionnements en carburant stabilisés, permettant ainsi un retour aux niveaux de tourisme antérieurs.
Chernyshenko a également indiqué qu’environ 90 entreprises agroalimentaires russes souhaitent approvisionner Cuba en viande, produits laitiers et poisson, renforçant ainsi la coopération dans le secteur agroalimentaire.
dans le même temps Cuba ,nouait un partenariat dans le domaine de la santé avec la Chine comme la Russie et assistait au forum de l’Asie centrale. Des pays comme le Japo,n ont même marqué leur intérêt pour des coopérations.
Pour que la compréhension de ce que représente Cuba et de ses liens avec la Russie, il faudrait encore que l’on comprenne en quoi la Russie de Poutine a récupéré une part de l’héritage de l’URSS avec son rôle dans la lutte contre le colonialisme… Il y a chez les peuples africains une mémoire et une fidélité qui n’a pas son équivalent en Europe et pour ceux qui entendent l’espagnol cette rencontre avec un Burlkina B dit beaucoup de choses que la France de Maqcron a du mal à entendre… quelque chose qui dépasse à la fois la pseudo suprematie blanche et le communautarisme et qui va vers l’unité du genre humain.
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