« La Chine soutient tous les efforts en faveur de la paix. Depuis le début du conflit avec l’Iran, elle s’emploie activement à promouvoir les pourparlers de paix. Nous avons déjà publié des informations sur la rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de Chine et du Pakistan, que vous pouvez consulter », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, lors d’une conférence de presse régulière jeudi. Il répondait ainsi aux questions concernant une éventuelle demande de garanties de sécurité de la part de l’Iran et la réponse chinoise à cette demande. Des informations ont fait état de cette demande, et un cessez-le-feu entre les États-Unis, Israël et l’Iran pourrait être envisageable si de telles garanties étaient fournies. M. Mao a ajouté que la Chine était prête à renforcer la communication et la coordination avec toutes les parties afin de continuer à jouer un rôle dans le rétablissement de la paix au Moyen-Orient.
Elle a ajouté selon la bonne logique de la paix par la négociation que si l’on veut une paix véritable, il faut comprendre les causes profondes de la guerre et les responsabilités: La cause profonde de l’obstruction à la navigation dans le détroit d’Ormuz réside dans les actions militaires illégales menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Seul un cessez-le-feu, l’arrêt de la guerre et l’instauration de la paix et de la stabilité dans la région du Golfe permettront de garantir la sécurité et la fluidité du trafic maritime international, a déclaré jeudi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, en réponse aux questions des médias concernant les récentes déclarations du président américain Donald Trump, qui suggérait que certains pays devraient se rendre directement dans le détroit d’Ormuz pour « s’emparer du pétrole ».
Toutes les parties doivent œuvrer conjointement à la désescalade de la situation et empêcher que les troubles régionaux n’aient un impact encore plus important sur l’économie mondiale et la sécurité énergétique, a ajouté M. Mao.
Cette déclaration résumé assez bien la place que prend désormais la Chine, elle a fait état de la proposition faite avec le Pakistan dont nous avons état ici, mais vu l’état économique du Pakistan, ses conflits internes et les menaces externes dont il est l’objet, il est évident qu’il a intérêt à ne pas voir la frontière qu’il a avec l’Iran se destabiliser qu’il soit en état de présenter une garantie quelconque est une autre affaire et il en est ainsi de la plupart des éclopés qui se présentent comme des négociateurs potentiels. Son seul atout est d’avoir maintenu le dialogue avec Trump en attribuant comme il le revendiquait son rôle de pacificateur avec l’Inde tout en s’appuyant sur la Chine beaucoup plus fondamentalement. Et il en est ainsi de la plupart des « négociateurs » dont les déclarations spectaculaires et les regroupements ad hoc s’effondrent dès que les participants ont quitté le lieu de la déclaration. La Chine avec son partenariat stratégique Russe et le monde multipolaire en contrepoint s’avère la seule garantie crédible pour imposer des négociations et qui l’ignore n’a aucune chance d’aboutir à autre chose qu’au Zugzwang. C’est la conviction qui va finir par s’imposer parce que l’alternative est l’apocalypse, le vrai problème est le temps que l’on mettra à le réaliser et le « coût » politique d’un tel aveuglement.
Cet apocalypse a été affirmé hier soir par celui qui tient lieu non pas de président des Etats-Unis mais l’hégémon qui a conduit ce pays au bord de la guerre civile et jouit néanmoins comme la plupart des irresponsables de son espèce d’une forte minorité qui face à la division et à l’inertie ambiante s’impose comme le représentant de la nation en crise profonde.
Dans l’édition de ce matin du New York Times , Edward Wong analyse si les États-Unis ont atteint les objectifs fixés par le président dans une vidéo du 28 février annonçant la guerre et conclut que non. Le régime de Téhéran est toujours au pouvoir et l’Iran continue de restreindre l’acheminement de pétrole, de gaz, d’engrais et de denrées alimentaires par le détroit d’Ormuz, provoquant un chaos économique dans le monde occidental. Les missiles et drones iraniens continuent de frapper les alliés israéliens et américains producteurs de pétrole dans le golfe Persique. Le discours du président hier soir n’a pas apporté de précisions sur le renforcement des troupes américaines dans la région, mais la menace était bien présente. « Je peux l’affirmer ce soir », a-t-il déclaré, « nous sommes en bonne voie d’atteindre tous les objectifs militaires américains très prochainement. Nous allons les frapper avec une extrême violence. Dans les deux à trois semaines qui viennent, nous allons les ramener à l’âge de pierre, là où est leur place. »
Trump a annoncé hier soir au monde entier que la guerre terrestre avait commencé dès aujourd’hui et qu’il était en train d’envoyer des milliers de soldats américains au Moyen-Orient pour combattre, au sol comme dans les airs, les Gardiens de la révolution iraniens. Des milliers de membres des forces spéciales américaines — les Navy SEALs et les Rangers de l’armée — sont en route ou le seront bientôt vers des zones situées à portée de frappe du détroit d’Ormuz, point de passage crucial pour le transport du pétrole du Moyen-Orient vers le reste du monde. Si l’on ajoute le nombre de ceux qui sont en route à ceux déjà stationnés dans la région, Trump pourrait facilement disposer de cinquante mille chasseurs américains prêts à sécuriser le détroit d’Ormuz, voire à déterrer l’uranium partiellement enrichi que l’Iran aurait dissimulé dans un ou plusieurs tunnels sous les installations nucléaires que les États-Unis et Israël ont attaquées en juin dernier…
Le côté erratique de l’hégémon devient de plus en plus manifeste, il ne s’agit pas seulement des discours incohérents de Trump qui n’arrivent même plus à agir sur les marchés boursiers . Il s’agit des actes,non seulement la menace d’un tapis de bombes sur l’Iran succède à l’annonce d’un désengagement mais les États-Unis et Israël ont bombardé le domicile de l’ancien ministre iranien des Affaires étrangères, Kamal Kharazi, tuant sa femme et le laissant « grièvement blessé », selon les médias iraniens. Compte tenu de son rôle à la tête du Conseil de politique étrangère iranien, Kharazi était perçu comme un négociateur de paix potentiel dans le conflit actuel. Selon le New York Times , deux responsables iraniens ont déclaré que Kharazi tentait d’organiser une rencontre avec le vice-président américain J.D. Vance, ce qui a conduit de nombreux membres du gouvernement iranien à penser que l’attaque visait à faire dérailler les pourparlers de paix. Israël a-t-il déclenché l’attaque tandis que les États-Unis restaient passifs, leur permettant ainsi de prolonger cette guerre meurtrière ? Ou bien les États-Unis mentent-ils au sujet des pourparlers de paix afin de localiser et d’assassiner les dirigeants iraniens encore disposés à négocier ?« Cibler Kharazi ressemble fort à une tentative de saper les pourparlers de paix et de prolonger la guerre », a écrit Nicholas Kristoff du New York Times jeudi sur X. « Il serait bon de savoir si l’attaque était américaine ou israélienne, et si elle était israélienne, si les Américains l’ont approuvée. » Kharazi déplorait ce manque de transparence diplomatique dans les médias occidentaux pas plus tard que le mois dernier.« Trump avait trompé les autres et n’avait pas tenu ses promesses, et nous l’avons constaté à deux reprises lors de négociations : alors que nous étions en pleine négociation, ils nous ont attaqués », a-t-il déclaré à CNN.
Faut-il attribuer à Israël cette volonté de détruire toutes les possibilités de négociation et d’instituer au Moyen Orient et sur toute la planète une guerre perpétuelle, l’arbitraire le plus délirant qui est selon nous le visage du fascisme au stade de l’impérialisme financiarisé. Un arbitraire auquel la plupart des institutions voire des partis n’échappe pas et qui reflète les divisions à l’intérieur de la caste dominante qui atteint toutes les institutions qui prétend s’inscrire dans cette domination abusivement définie comme la démocratie représentative occidentale. L’absence de confiance des masses comme d’ailleurs des partenaire potentiels sont la caractéristique de cette décomposition. Comme nous l’avons souligné le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que le monde était en pleine restructuration globale et a appelé à la cessation immédiate des actions militaires américaines et israéliennes contre Téhéran. Tandis que les habituels commentateurs en retard d’une guerre s’interrogent sur l’entente contre nature supposée entre Poutine et Trump, ce dernier paraissant pétrifié y compris dans la livraison de pétrole à Cuba, il est plus simple d’y voir une lucidité qui n’est pas celle des pays occidentaux, de la France soumis à un régime de propagande totalitaire, sur l’état réel des rapports de forces dans le monde et ce contre quoi cherche à se prémunir en Europe, en Ukraine la Russie, alertée par l’offensive menée contre l’URSS et dont nous vivons la parodie contre le monde multipolaire, la Chine…
C’est ce que je tente de démontrer dans le prolongement de notre travail collectif « Quand la France s »éveillera à la Chine, la longue marche vers un monde multipolaire » Danielle;Bleitrach, Marianne Dunlop, Jean Jullien et Franck Marsal. Delga. 2025, et le bilan que je fais de la censure, l’aveuglement volontaire, ses différents aspects dans « le Zugzwang, la fin du libéralisme libertaire. Et après ? Delga 25 février 2026 et dans cette vidéo qui me permet de préciser la démarche théorico pratique qui soutend notre proposition d’adhérer aux BRICS, une proposition originale mais vers laquelle convergent un potentiel important de recherches, et même de l’histoire de la France. En particulier dans cette dimension souveraine qu’a représenté le champ républicain tel qu’il est apparu aux lendemains de la deuxième guerre mondiale avec le gaullisme et le PCF thorézien. Les deux ayant subi un assaut atlantiste qui a culminé dans mai 68 révolution de couleur avec l’arrivée d’une gauche qui après un bref baroud d’honneur en 1983 a choisi la rigueur et le néolibéralisme orchestré par l’antisoviétisme.
Nous sommes donc devant une situation où chaque nation doit plonger dans ses racines, son histoire pour trouver les bases de sa souveraineté la véritable réponse à la régression impérialiste vers le néocolonialisme, la destruction de ses propres régulations et institutions, pour défendre ce qui dans ces institutions a été le produit de la lutte des classes et de l’émancipation des peuples comme « la charte des Nations unies » et dans le même temps le faire en étant bien conscient de la nouveauté de la période et donc de ses opportunités à créer dans des rassemblements parfois inusités.
Le plus difficile est de sortir des ornières dans lesquelles chacun est enfermé et il impossible par le seul discours de convaincre des gens qui ne veulent pas entendre et qui ne répondent pas à ce que vous dites mais aux illusions de tant de décennies et d’un système de propagande dans lequel ils se sont construits soit pour y adhérer soit pour prétendre le contester mais sans jamais envisager autre chose que les divisions et les fragiles camps qui sont eux mêmes le produit d’une classe capitaliste en décomposition. Il faut agir quand on le peut dans le sens de l’unité et répéter inlassablement jusqu’à ce que la conviction se transforme face à la réalité qui s’impose.
Ainsi c’est à la lumière de ce qui est défini comme le Zugzwang qu’il faut analyser la découverte par les Etats-Unis de l’état de leur suzerain, attribuant à ce pitre erratique ce qui a toujours été le propre de l’impérialisme, faire régner l’arbitraire de sa puissance néo coloniale, celle de l’hyperlibéralisme à la chute de l’URSS qui se présentait comme la victoire de la démocratie sur le « totalitarisme » et qui s’est avéré être un « terrorisme ».
Notez le parallélisme entre ce titre « il aurait mieux fait de se taire, un président ne doit pas révéler ce qu’est le système » avec le titre du livre dans lequel Hollande décrivait non sans complaisance ce qu’était le pouvoir présidentiel, la jouissance y compris devant les assassinats ciblés …
Le président n’aurait peut-être pas dû faire ce discours
Son discours a soulevé plus de questions qu’il n’a apporté de réponses concernant la guerre en Iran.Par Tom Nichols

1er avril 2026, 23h46 HAEPartagerDiscuter843Sauvegarder

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Les Américains attendaient que leur président et commandant en chef s’adresse à la nation et explique les raisons de l’entrée en guerre du pays. Pendant des semaines, Donald Trump n’a offert que des bribes d’informations et des déclarations sporadiques concernant sa décision d’entraîner les États-Unis dans un nouveau conflit au Moyen-Orient ; son allocution de ce soir, en prime time, visait, on le suppose, à informer et à rassurer l’opinion publique américaine.
Peut-être aurait-il mieux fait de s’abstenir. Les détracteurs de Trump (dont je fais partie) l’ont fustigé pour avoir refusé de s’exprimer à la télévision et de fournir une explication complète de la guerre au peuple américain. Mais vu sa prestation de ce soir, il avait peut-être raison. Son discours n’avait rien d’un discours de guerre ; il s’agissait plutôt d’une suite décousue de plaintes, de vantardises et d’exagérations (ainsi que de quelques mensonges flagrants) débitées par un homme visiblement épuisé. Après ses 19 minutes d’antenne – un temps très court pour Trump –, on peut comprendre que les Américains soient encore plus inquiets qu’il y a quelques jours.
Un discours qui aurait dû expliquer clairement pourquoi les États-Unis combattent une nation de 92 millions d’habitants a débuté de façon chaotique. Il a évoqué l’opération qui a permis la capture du président vénézuélien, espérant peut-être faire croire à son auditoire que la guerre contre l’Iran serait tout aussi rapide. Il a ensuite affirmé que l’Iran avait subi des pertes sans précédent « dans l’histoire de la guerre », comme si la destruction, par exemple, des puissances de l’Axe lors de la Seconde Guerre mondiale n’avait jamais eu lieu.
Trump n’a guère apporté d’éléments nouveaux, se contentant de répéter les mêmes arguments qu’il avait présentés dans une courte vidéo la nuit même où il avait ordonné les attaques contre la République islamique, il y a plus d’un mois. Il a énuméré – à juste titre – les diverses exactions commises par le régime iranien fanatique contre les États-Unis et d’autres pays depuis près d’un demi-siècle. Mais il n’a pas pu s’en empêcher : il s’est félicité d’avoir éliminé le cerveau terroriste iranien Qassem Soleimani durant son premier mandat, et d’avoir annulé l’accord sur le nucléaire iranien négocié par Barack Obama. (« Barack Hussein Obama », bien sûr.) Dans un moment pour le moins étrange, Trump a affirmé que les États-Unis avaient vidé les banques de Virginie, du Maryland et du District de Columbia dans le cadre de cet accord – « tout leur argent » – afin d’envoyer cette « monnaie verte » à l’Iran.
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