Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Le Sri Lanka tente la neutralité, ce qui est déjà la preuve d’un certain courage…

On a beaucoup glosé sur le Sri Lanka, déjà à cette époque j’avais proposé que l’on regarde la situation de cette île à travers la manière dont le pseudo gouvernement pro-indien de fait qui gouvernait l’île en réprimant sa partie tamoule, s’était mise dans les griffes du FMI (alors que la propagande occidentale attribuait la situation de crise et la colère de la population au port créé par la Chine). Le nouveau gouvernement était en fait comme bien d’autres de la planète avec le pistolet sur la tempe dudit FMI et à travers lui aux diktats des USA. La crise de l’énergie mais aussi celle alimentaire les menace désormais également. C’est pour cela que ce souci de neutralité est tout à fait caractéristique de la période dans laquelle nous sommes, et nombreux sont les pays qui se retrouvent pris entre le marteau et l’enclume. Affirmer sa neutralité c’est déjà une manière de tenter de naviguer dans les eaux du monde multipolaire là où vous ne serez pas rattrapé par le poids du dollar et des sanctions (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Le Sri Lanka, qui entretient des liens économiques et diplomatiques étroits avec l’Iran et les États-Unis, a refusé, début mars, d’autoriser les États-Unis à stationner deux de leurs avions de combat sur un aéroport du sud de l’île, a déclaré aujourd’hui au Parlement le président du pays, Anura Kumara Dissanayake.

« Ils voulaient acheminer deux avions de combat armés de huit missiles antinavires depuis une base à Djibouti jusqu’à l’aéroport international de Mattala du 4 au 8 mars, et nous avons dit « non » », a déclaré Dissanayake, cité par l’AFP.

Le Sri Lanka, nation insulaire de l’océan Indien située à plus de 3 200 kilomètres du golfe Persique, applique une politique de non-alignement depuis son indépendance en 1948.

e Sri Lanka a refusé d’autoriser l’atterrissage de deux avions de combat américains à l’aéroport international de Mattala Rajapaksa (également appelé Mattala International Airport) 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐧𝐞𝐮𝐭𝐫𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐒𝐫𝐢 𝐋𝐚𝐧𝐤𝐚 𝐞𝐭 𝐞́𝐯𝐢𝐭𝐞𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞́ 𝐚̀ 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐢𝐧𝐬 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐠𝐞́𝐨𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 — Al jazeera.

L’aéroport de Mattala, situé dans le sud du pays, est un aéroport civil (souvent qualifié de sous-utilisé ou « fantôme » depuis sa construction), ce qui rend la demande américaine notable car elle concernait un site non militaire.

Les États-Unis avaient demandé l’autorisation le 26 février 2026 pour faire atterrir deux avions de combat (warplanes ou fighter jets) armés de huit missiles anti-navires (anti-ship missiles). Le président sri-lankais Anura Kumara Dissanayake a annoncé cela devant le Parlement le 20 mars 2026.

Ces appareils provenaient d’une base américaine à Djibouti.

Les dates prévues pour l’atterrissage étaient les 4 et 8 mars 2026.

Les deux demandes ont été rejetées pour préserver la neutralité du Sri Lanka et éviter que son territoire ne soit utilisé à des fins militaires dans le contexte des tensions géopolitiques (notamment liées au conflit au Moyen-Orient impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran).

Le président a souligné que cette décision s’appliquait également à une demande iranienne similaire (pour des navires), afin de maintenir une position impartiale et de ne pas favoriser un camp au détriment d’un autre.

Source : Reuters, Al Jazeera, The Hindu

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