Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Yu. V. Afonin : Le Parti communiste de la Fédération de Russie prône le retour du pays sur la voie du socialisme.

La guerre est terrible mais elle est aussi la grande « accoucheuse » du monde qui cherche à naître c’est le constat d’un certain Karl Marx. C’est très concrètement que les communistes qu’ils soient à Cuba, à Moscou, à Pekin ou à Vitry exigent qu’il en soit ainsi parce c’est le peuple qui paye la note de ceux qui nous invitent à leurs jeux mortifères, à leur censure et à leur irresponsabilité de pitres sans vergogne, sans foi ni loi… Le 19 mars, avant la session plénière de la Douma d’État, le premier vice-président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, Youri Afonine, s’est adressé aux journalistes. (note de danielle Bleitrach pour histoire et societe, traduction deepl)

https://kprf.ru/party-live/cknews/242310.html

Service de presse du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie

19 mars 2026, 15h19

– Bon après-midi! 

Aujourd’hui, la session plénière de la Douma d’État entendra le rapport de la Cour des comptes de Russie. 

La faction du Parti communiste de la Fédération de Russie (PCFR) estime que le travail de la Cour des comptes est d’une importance capitale dans le contexte actuel. L’impérialisme occidental a déclaré une véritable guerre à la Russie. Une guerre hybride est menée contre notre pays sur quasiment tous les fronts. Or, il est essentiel de bien comprendre que l’économie du bloc impérialiste occidental est plus de douze fois supérieure à celle de la Russie. Dans ces conditions, une gestion budgétaire rigoureuse, une utilisation optimale de chaque rouble et la lutte contre la corruption deviennent des impératifs pour l’État. La Cour des comptes accomplit sans aucun doute un travail considérable dans ce domaine. 

L’analyse des résultats des travaux de la Cour des comptes au cours de l’année écoulée révèle un impact économique considérable. En 2025, la Cour a constaté des irrégularités dans les dépenses budgétaires s’élevant à plus de 1 500 milliards de roubles. Le montant des fonds restitués au budget grâce à son action a triplé par rapport à 2024. 

Notre groupe salue ce travail. Cependant, il nous semble important de souligner que, dans le contexte difficile actuel, les efforts de la Cour des comptes, du gouvernement et de la Douma d’État doivent se concentrer sur un large éventail de domaines, dont la mise en œuvre réussie déterminera le bien-être de nos citoyens et la sécurité du pays. 

Le premier problème majeur est la hausse des prix des produits alimentaires, des médicaments et des biens de première nécessité. Selon les données officielles de Rosstat, l’inflation devrait atteindre 5,5 % en 2025. Cependant, la population ne croit pas à ces chiffres car, une fois en magasin, elle constate des prix bien différents. Nous comprenons parfaitement que la priorité de l’État est de maîtriser l’inflation. C’est pourquoi le groupe parlementaire du Parti communiste de la Fédération de Russie à la Douma d’État a déposé une proposition de loi visant à limiter la marge bénéficiaire maximale sur les biens de première nécessité et les médicaments à 10 %. Le parti a soumis cette question à un référendum. Plus de 10 millions de citoyens ont déjà participé et 90 % d’entre eux soutiennent notre position. 

Nous attirons l’attention de la Cour des comptes sur la nécessité d’auditer la politique de l’État en matière de prix des carburants. La hausse des prix de l’essence entraîne une augmentation du coût de la plupart des biens et services. Selon les données officielles, les prix des carburants ont augmenté deux fois plus vite que l’inflation officielle en 2025. Cette situation pénalise fortement nos citoyens et nuit gravement aux travailleurs ruraux qui garantissent la sécurité alimentaire du pays.  

Un autre point important soulevé par le groupe parlementaire du Parti communiste de la Fédération de Russie (PCFR) lors du rapport du gouvernement à la Douma d’État concernait la hausse des tarifs du logement et des services publics. De manière générale, la situation dans ce secteur est catastrophique. Récemment, lors du forum « Des résultats ! » organisé par Russie unie, le vice-Premier ministre Marat Khousnoullin a déclaré que le système de logement et de services publics se dégrade plus vite qu’il ne peut être modernisé, et que si nous ne nous attaquons pas à ses problèmes, nous en subirons les conséquences. Cette conclusion est tout à fait juste, mais il est important de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là. Après l’effondrement de l’Union soviétique, les infrastructures de services publics sont passées entre les mains de propriétaires privés : capitalistes et oligarques. De plus, il y a une vingtaine d’années, une décision législative a été prise pour intégrer une composante d’investissement dans les tarifs des services publics. Nous posons une question légitime : messieurs les capitalistes, où sont passés ces dizaines de milliers de milliards de roubles que vous avez reçus au titre de cette composante d’investissement ? Où les avez-vous dépensés, et pourquoi n’avez-vous pas investi dans la modernisation des infrastructures de services publics ?

Parallèlement, les prix des services publics privés n’ont cessé d’augmenter ces dernières années. Alors que les prix ont été multipliés par huit en moyenne entre 2020 et 2024, l’augmentation cumulée des tarifs a été bien plus importante : de 13 à 43 fois ! C’est pourquoi le Parti communiste de la Fédération de Russie plaide pour la nationalisation du logement et des services publics. Cette question a d’ailleurs été soumise à référendum. Il est révélateur que même des entreprises privées se soient prononcées en faveur de l’adoption de notre loi : elles affirment que l’entretien des services publics n’est plus rentable ; confions-les à l’État ! Mais une nouvelle question se pose : qui compensera la dégradation du réseau ? L’État ? Ou les citoyens, par une nouvelle hausse des tarifs qui, de fait, s’apparente à une nouvelle forme d’impôt ? Ou bien les forces de l’ordre devraient-elles enquêter sur l’utilisation de l’argent collecté auprès des citoyens depuis des décennies par les entreprises du secteur des services publics, et sur leurs investissements : centres commerciaux, entreprises ou immobilier ? Ces biens illégaux doivent être confisqués et les recettes réinvesties dans le secteur du logement et des services publics pour sa modernisation. Le Parti communiste de la Fédération de Russie insiste sur le fait que le secteur du logement et des services publics doit appartenir à l’État et que toute augmentation des tarifs doit être stoppée ! Les factures de services publics ne devraient pas représenter plus de 10 % du revenu total de chaque famille russe. 

Un autre enjeu crucial est la préservation du service postal national. Il est désormais absolument clair que la Poste russe ne peut et ne doit pas fonctionner comme une entreprise commerciale. Il est notoire que, depuis de nombreuses années, sa direction verse des bonus exorbitants à ses cadres supérieurs sans démontrer le moindre résultat économique ou managérial, ce qui a conduit à l’effondrement quasi total du système. Nous avons déjà assisté à la destruction du système des coopératives de consommateurs, et des processus similaires se produisent actuellement au sein du service postal. Cela est inacceptable. La Poste russe est un service public qui remplit des fonctions sociales essentielles. Les communistes ont déjà adressé un appel au Premier ministre Mikhaïl Michoustine. Nous insistons : les employés de la Poste russe doivent être fonctionnaires, et la structure elle-même doit rester publique. Toute tentative de préserver la Poste russe par des décisions commerciales est risible. La taxe de 3 % proposée par le ministère du Développement numérique ne vise pas les plateformes numériques. Les capitalistes vont reporter le fardeau sur les citoyens ordinaires et les petites entreprises, déjà en difficulté. Par conséquent, un programme de réforme systémique est nécessaire, et les activités de la Poste russe doivent faire l’objet d’un audit approfondi par la Cour des comptes. 

En collaboration avec la Cour des comptes, nous sommes en mesure de traiter efficacement plusieurs questions clés. Il s’agit notamment du développement de l’industrie de la défense, de la substitution des importations, de l’optimisation des dépenses sociales, du financement de la construction routière et de l’amélioration des transports. Cependant, il est important de comprendre que la plupart des problèmes que nous abordons aujourd’hui ont une cause commune : le système capitaliste apparu dans notre pays après l’effondrement de l’URSS, qui a sapé les fondements mêmes de l’État. C’est pourquoi le Parti communiste de la Fédération de Russie (PCFR) plaide fermement pour un changement de cap socio-économique et un retour au socialisme. Le dirigeant du Parti communiste, Guennadi Andreïevitch Ziouganov, a présenté à plusieurs reprises aux parlementaires et aux dirigeants du pays le Programme de la victoire et le budget de développement du PCFR – des propositions globales dont la mise en œuvre permettra d’injecter 12 à 15 milliards de roubles supplémentaires dans le budget de l’État et d’assurer un développement socio-économique durable.

Le Parti communiste de la Fédération de Russie se prépare avec confiance à une campagne électorale d’envergure et communique activement avec les électeurs. Le 15 avril débutera un vote national pour sélectionner les candidats potentiels à la Douma d’État et aux organes gouvernementaux régionaux. 

Dans le même temps, nous estimons nécessaire de réaffirmer que la compétition politique doit demeurer loyale et ouverte. Dans un contexte de consolidation de la société face à de graves menaces extérieures, il est inacceptable d’exercer des pressions sur les forces patriotiques populaires du pays. Nous exprimons notre soutien à nos camarades du kraï de l’Altaï, de Léningrad et de Lipetsk. Nous nous opposons fermement à toute tentative de pression sur Alexandre Andreïev, premier secrétaire du Comité régional de Tchouvachie, et sur tous les communistes vivant et travaillant dans la république. 

Notre lutte commune doit aboutir à la victoire. Mais cette victoire ne peut être remportée que sous le drapeau rouge d’octobre, sous la bannière de la Grande Victoire. 

Le Parti communiste de la Fédération de Russie suit avec assurance la seule voie juste. 

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