Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

La Chine et les Etats-Unis entament des consultations à Paris dans un contexte de crise énergétique mondiale.

Il y a dans ces élections municipales une telle ignorance du contexte géopolitique que cela en devient onirique. Macron qui a détruit sa propre base mène une ligne qui tente d’utiliser les restes d’une époque dans laquelle gaullistes résistants et communistes thoréziens ont créé une sorte de marque d’autonomie stratégique qui caractérisait la France. Celle-ci a été parallèlement détruite par le chiraquisme et l’eurocommunisme, pour aboutir à son contraire la vassalisation mitterrandienne puis Sarkozy et Hollande et les liquidateurs du PCF avec de temps en temps quelques cocoricos de rappel. Comme nous n’avons cessé de le souligner dans histoireetsociete les Etats-Unis à leur stade de négociation de faillite ont en fait créé la pire des situations celle où il n’existe plus d’espace de négociation et où c’est donc la guerre perpétuelle. Pourtant il est tenté partout en particulier par la Chine de recréer ces espaces de négociation en utilisant y compris ceux qui sont le résultat d’autres paix. Notre hypothèse est également que notre pays, la France dans ce domaine jouit d’atouts historiques incontestables que le landernau mediatico-politique français n’a de cesse de détruire. Actuellement la question de l’énergie est au centre, à cause des actes fous des USA, d’une tentative de la part des USA, d’actes diplomatiques tout azimut dans lequel ceux qui parlent ne savent rien et ceux qui savent se taisent (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoiretsociete).

Ce mécanisme de consultation a été établi en mai 2025 à Genève.

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Discussions entre des représentants de Pékin et de Washington. Photo : EFE

La Chine et les États-Unis entament des consultations à Paris dans un contexte de crise énergétique mondiale.


15 mars 2026

Les délégations de la Chine et des États-Unis ont entamé ce dimanche, au siège de l’OCDE à Paris, le sixième cycle de consultations économiques et commerciales

Cette réunion, de nature stratégique, intervient dans un contexte de grande fragilité internationaleles marchés de l’énergie étant déstabilisés depuis le début de l’agression militaire américaine contre l’Iran en février dernier.

La table des négociations est présidée par le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent et le vice-premier ministre chinois He Lifeng

L’objectif principal est double : tenter de résoudre le conflit relatif aux droits de douane et aux contrôles technologiques, notamment sur les terres rares et les minéraux critiques, et préparer le terrain pour la visite de Donald Trump à Pékin, prévue entre le 31 mars et le 2 avril.

Les minéraux stratégiques et le revers juridique de Trump

L’empressement de Washington à engager un dialogue avec le géant asiatique s’explique par deux facteurs récents qui ont affaibli la position ferme de la Maison Blanche : 

  • Les États-Unis doivent sécuriser l’approvisionnement en minéraux stratégiques (terres rares), essentiels à leur industrie militaire et technologique, ressources sur lesquelles la Chine détient un quasi-monopole.
  • La Cour suprême des États-Unis a limité une partie du cadre juridique utilisé par l’administration Trump pour imposer unilatéralement des droits de douane, forçant Washington à rechercher une solution diplomatique face à l’échec de sa politique de pression.

Paris comme cadre neutre

Bien que la réunion se tienne au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’organisation n’a fourni que ses installations

Il est important de noter que, si les États-Unis sont membre à part entière, la Chine ne participe qu’en tant que « partenaire clé » , conservant ainsi son statut de pays en développement malgré le fait qu’elle soit la deuxième économie mondiale.

Ce mécanisme de consultation a été mis en place en mai 2025 à Genève et a fait le tour des capitales telles que Londres, Stockholm et Kuala Lumpur, dans le but d’éviter l’effondrement total des relations commerciales entre les deux puissances.

Scepticisme avant le sommet de Pékin

Bien que Trump espère annoncer des accords de plusieurs milliards de dollars d’ici la fin du mois, à l’instar des engagements de 250 milliards de dollars obtenus en 2017, les analystes politiques restent sceptiques. 

L’instabilité énergétique actuelle, provoquée par le conflit avec l’Iran, et la fermeté de Xi Jinping dans la défense de la souveraineté technologique de la Chine laissent penser que Pékin ne cédera pas aux exigences de Washington sans obtenir des concessions importantes en matière de sécurité et la levée des sanctions.

La présence du représentant américain au commerce, Jamieson Greer, confirme que le dialogue de Paris n’est pas une simple formalité. Pour les pays du Sud, ces négociations démontrent que, malgré la rhétorique belliqueuse et interventionniste des États-Unis, Washington ne peut maintenir son économie sans commercer avec la Chine, surtout maintenant que ses aventures militaires ont mis en péril l’approvisionnement mondial en carburant.

Auteur : teleSUR – ac – JML

Source : Agences

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