Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Les campagnes contre Cuba à la poubelle de l’histoire…

Alors que la Calabre se bat pour conserver ses médecins cubains, que le Gard et d’autres territoires français privés de soin envisagent d’y faire appel, qui se souvient de ce qui a été dit contre ces médecins? La nausée nous saisit devant la manière dont certains qui vont jusqu’à se prétendre de « gauche », comme Gluckman ou le pitre BHL, osent attaquer Cuba et diffuser des campagnes mensongères, ces outres à ignominie. Ces gens là sont si ignobles qu’ils ont fait beaucoup pour rendre crédibles LFI et même le RN. Tout plutôt qu’eux pensent une masse grandissante de gens, de jeunes en particulier, pour qui ils sont devenus eux et leurs médias aux ordres le visage de la répulsion, en provoquant d’ailleurs une montée de l’antisémitisme tant leur soutien au génocide est devenu invraisemblable. Le pire est sans doute parmi eux ceux qui tentent de diffuser des appels en faveur du peuple cubain opprimé comme ils ont l’habitude d’en user partout pour accompagner de leur jérémiades les blocus et bombardements. Il y a désormais une telle distance entre les jeux municipaux, la politique politicienne française et la réalité de ce qu’est « l’occident », ce que subit Cuba et au-delà de ce peuple, tous ceux contre lesquels on nous gorge de toutes les campagnes mensongères qui nourrissent la vassalité française qu’il me devient de plus en plus difficile (et je ne suis pas la seule vu les abstentions) d’aller voter. La question est pourquoi il y a à la tête de la gauche des gens qui sont tout sauf de gauche? Comme à la tête du PCF et de ses groupuscules des gens qui ne sont pas communistes. Ce sont des sociaux démocrates, un peu plus honnêtes que les autres parfois mais pas plus crédible qu’un social démocrate uniquement électoraliste à qui il est impossible de faire confiance tant leurs promesses sont peu suivies d’effet, tant ils sont désorganisés, sans mémoire ni suivi, narcissiques.. Et visiblement ce n’est pas une spécificité française, ici le Mexique qui manifeste sa solidarité nous dit son respect face à ce qu’est un communiste, sa ténacité, sa droiture, son efficacité à l’image des médecins cubains. (noteettraduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Mexique SA

Des médecins cubains ont soigné des victimes des séismes de 2017 à Oaxaca. Photo
Des médecins cubains ont soigné des victimes des séismes de 2017 à Oaxaca. Photo : « La Jornada »

Carlos Fernández-Vega

14 mars 2026 09:00

Qu’est devenue cette campagne nauséabonde, truffée de clichés de la Guerre froide et financée par ceux qui tirent les ficelles de l’opposition, laquelle crie hystériquement : « Attention ! » car les médecins cubains arrivant au Mexique ne seraient là que pour «inculquer le communisme » et « financer le régime totalitaire de l’île », tout en « se demandant » s’ils sont réellement médecins ou « agents de sécurité cubains » ? Et comme celles-ci, d’innombrables autres absurdités inondent les médias au service de Washington et de l’extrême droite. Alors, où cette tentative a-t-elle abouti ? Au même endroit qu’à son origine : aux oubliettes, comme tant d’autres « croisades » entreprises par les néofascistes.

Mais au-delà de ce coup médiatique, quel est le résultat de la présence des médecins cubains au Mexique ? La Jornada (Emir Olivares et Arturo Sánchez) l’a résumé ainsi : « Le travail de la Brigade médicale cubaine dans notre pays a sauvé la vie de plus de 700 000 patients à travers la République, notamment dans les zones les plus vulnérables, selon des sources proches de l’accord signé par les gouvernements des deux nations. »

Par ailleurs, les plus de 3 000 médecins qui composent la mission travaillent dans 570 municipalités réparties dans 29 États, soit 23 % des 2 478 municipalités du pays. Autrement dit, ils sont présents dans une municipalité sur quatre. Depuis leur arrivée au Mexique, ils ont réalisé plus de 7,5 millions de consultations, 114 000 interventions chirurgicales, 280 000 séances de dialyse et près de 65 000 examens diagnostiques de pointe. Selon les sources consultées, « le principal impact de la brigade cubaine a été sa contribution, aux côtés des spécialistes mexicains, à l’élargissement de la couverture médicale aux populations qui, auparavant, n’avaient pas accès à des médecins spécialistes ».

Par ailleurs, « selon les données fournies à La Jornada , 65 % des membres actuels de la brigade sont des médecins de famille et exercent dans des unités de soins primaires. Parmi eux, 2 994 effectuent des consultations dans des établissements de santé situés dans des communautés très vulnérables. Les 35 % restants sont des spécialistes en cardiologie, néphrologie, pédiatrie, obstétrique, neurologie, neurochirurgie, anatomopathologie et psychiatrie (enfant et adulte), entre autres domaines, ce qui a permis d’étendre la couverture des hôpitaux où ils ont été déployés. »

Puisque les magnats locaux du lucratif secteur médical privé s’indignent tant de la présence de médecins cubains, pourquoi ne mettent-ils pas à disposition une partie de leurs effectifs pour les remplacer ? Par exemple, Grupo Ángeles, Médica Sur, ABC, Star Médica et d’autres pourraient (puisqu’ils semblent très intéressés par la question) affecter une partie de leurs équipes spécialisées pour répondre aux besoins de la population des 570 municipalités réparties dans 29 États du Mexique où exercent les médecins cubains. Seraient-ils prêts à assurer plus de 7,5 millions de consultations, 114 000 interventions chirurgicales, 280 000 séances de dialyse et près de 65 000 examens diagnostiques de pointe ? Accepteraient-ils de prendre en charge les urgences dans les communautés isolées qui ont cruellement besoin de soins médicaux pour remplacer les médecins cubains ? De toute évidence, ils ne le feront pas. S’ils ne comptent pas contribuer, ils feraient mieux de ne pas s’en mêler.

Concernant Cuba, le président Miguel Díaz-Canel a déclaré hier que « des responsables cubains ont récemment tenu des discussions avec des représentants du gouvernement des États-Unis ; ces discussions visaient à trouver, par le dialogue, des solutions aux différends bilatéraux entre nos deux nations », toujours « sur la base de l’égalité et du respect des systèmes politiques des deux États, de la souveraineté, de l’autodétermination et du respect du droit international ». Et Raúl Castro dirige ces pourparlers.

Dans ce rapprochement, pour ainsi dire, la présidente Claudia Sheinbaum a expliqué que son gouvernement avait encouragé le dialogue entre La Havane et Washington. « Le Mexique continuera de soutenir le peuple cubain par tous les moyens possibles, non seulement par une aide humanitaire, mais aussi parce que notre Constitution établit l’autodétermination des peuples, la solidarité et la recherche de la paix. »

Les tranches du gâteau

Comme je l’ai dit : Vladimir Poutine est un joueur d’échecs ; ( putain de ) Trump, à peine un clown de cirque. « La Russie est la grande gagnante de la guerre au Moyen-Orient grâce à la hausse des prix du pétrole » ( Financial Times ) ; « elle a reçu 6 milliards d’euros ces deux dernières semaines » ( The Guardian )… Et le baril de pétrole mexicain à l’exportation clôture la semaine à 93,04 $.

X : @cafevega

cfvmexico_sa@hotmail.com

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