On peut trouver le président russe taquin, lorsqu’il propose ainsi aux pays dominants de l’UE de se dédire en achetant du gaz à la Russie, alors que ceux-ci dépensent un temps et un argent considérable pour le refuser. D’autant que la veille, le même Poutine expliquait qu’il était tout à fait envisageable de stopper les livraisons à l’UE (hors Hongrie et Slovaquie) dès cette année, anticipant d’un an sur le souhait de l’UE elle-même d’arrêter ce commerce en 2027. C’est simplement que, pour l’UE, l’heure des choix définitifs approche. Soit l’UE reste le relais satellite des USA, et soumise à l’empire, soit elle rétablit un commerce diversifié et travaille aux conditions d’une réelle indépendance énergétique (par exemple en développant massivement l’énergie nucléaire). Renoncer à l’hégémonie sur le sous-continent européen ou prendre le risque de se retrouver à genoux par manque de gaz, voilà le choix que les pays dominants de l’UE doivent effectuer. (note de Franck Marsal pour Histoire&Société).
10/03/2026
Le président russe affirme également que Moscou accroît ses livraisons de pétrole et de gaz à ses «partenaires fiables » à travers le monde.
Par Alperen Aktas, Elena Teslova et Kanyshai Butun
9 mars 2026
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la Russie était prête à fournir de l’énergie à l’Europe si les pays européens manifestaient leur intérêt, tout en soulignant que Moscou augmentait ses livraisons de pétrole et de gaz à ce qu’il a décrit comme des « partenaires fiables » dans plusieurs régions.
S’exprimant lors d’un événement consacré aux questions énergétiques, Poutine a déclaré que la Russie continuerait à fournir du pétrole et du gaz aux pays qui entretiennent des relations économiques fiables avec Moscou.
« La Russie continuera de fournir du pétrole et du gaz aux pays qui sont eux-mêmes des partenaires fiables », a-t-il déclaré.
Poutine a également indiqué que la Russie restait ouverte à une collaboration avec les pays européens en matière d’approvisionnement énergétique, mais a souligné que cette coopération dépendrait des signaux envoyés par les capitales européennes quant à leur volonté de travailler en toute indépendance vis-à-vis des considérations politiques.
« Si les entreprises et les acheteurs européens décident soudainement de se réorienter et de nous offrir une coopération durable et à long terme, exempte de toute considération politique, qu’ils le fassent. Nous n’avons jamais refusé et nous sommes prêts à travailler avec les Européens », a déclaré Poutine, ajoutant que Moscou « attend des signaux de leur part ».
Le président russe a par ailleurs indiqué que les prix mondiaux du pétrole avaient fortement augmenté ces dernières semaines, de plus de 30 %.
Il a averti que la production pétrolière liée au transport via le détroit d’Ormuz pourrait subir de graves perturbations, voire s’arrêter dès le mois prochain si l’instabilité persiste dans la région.
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