Nous en arrivons à un tel niveau de manipulation politique et de mensonge de la part de l’occident, que le simple rappel des principes de base de la Charte de l’ONU, notamment celui qui fonde le droit international sur la souveraineté et l’égalité entre les états semble un acte presque révolutionnaire. C’est le discours constant de la Chine et, de la part de la Chine, aussi surprenant que cela puisse paraître pour un public occidental, les actes se conforment très souvent aux discours. C’est que la Chine a expérimenté par elle-même les terribles effets du colonialisme, de l’impérialisme, des abus de pouvoir et des menaces permanentes de guerre pratiqués quotidiennement par l’occident. Il faut examiner les faits : la Chine ne détient pas 11 porte-avions, ni plus de 600 bases militaires dans le monde, comme les USA. La Chine n’a envahi aucun état étranger. Elle n’a nulle part organisé de coup d’état pour installer dans un pays un gouvernement qui lui serait favorable. Elle ne s’attaque pas aux institutions internationales, mais les défend. Elle s’attache à nouer avec l’ensemble des pays des partenariats économiques favorables aux deux parties, sans s’ingérer dans les affaires intérieures. Sans une telle politique, la Chine ne serait pas parvenue à rallier autour d’elle, via les BRICS ou l’Organisation de Coopération de Shanghai, un si grand nombre de pays du Sud, gouvernés par des tendances politiques différentes mais aspirant tous à faire émerger un monde multipolaire équilibré, dans lequel chaque pays pourra accéder à la modernité et au développement pacifique. C’est l’intérêt de tous, mais il s’oppose à l’intérêt étroit des classes dominantes des pays impérialistes, qui considèrent que le monde leur appartient, et qui pensent (même s’ils ne le disent en général pas tout haut comme Trump) qu’ils doivent avoir leur mot à dire sur le choix des dirigeants des autres pays et sur les politiques qu’ils mènent (note de Franck Marsal pour Histoire&Société).
La Chine ne partage pas la logique hégémonique selon laquelle le monde devrait être gouverné par quelques-uns, a déclaré aujourd’hui le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, rejetant la création de cercles de pouvoir fermés.

Auteur:
Agence de presse Prensa Latina
La Chine ne partage pas la logique hégémonique selon laquelle le monde devrait être gouverné par quelques-uns, a déclaré aujourd’hui le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, rejetant la création de cercles de pouvoir fermés.
Le chef de la diplomatie a souligné que chaque lutte entre grandes puissances pour l’hégémonie a engendré désastres et souffrances pour l’humanité.
Le responsable a déclaré que la Chine ne souscrit pas à la logique de la « cogouvernance entre grandes puissances » et a rappelé que la Constitution stipule une politique étrangère indépendante et la voie du développement pacifique.
Il a souligné que les dirigeants chinois ont insisté à maintes reprises sur le fait que la Chine ne dominera ni ne s’étendra jamais, quelle que soit l’évolution de la situation internationale.
Wang Yi a expliqué que le plan du géant asiatique pour l’ordre international est de construire un monde multipolaire égalitaire et ordonné.
Le responsable a expliqué que l’égalité signifie que tous les pays, indépendamment de leur taille ou de leur puissance, sont des membres égaux de la communauté internationale.
Il a souligné que cet ordre implique que tous les pays doivent se conformer aux règles internationalement reconnues, c’est-à-dire aux buts et principes de la Charte des Nations Unies.
Il a souligné que la construction d’un monde multipolaire égalitaire et ordonné devait être une responsabilité partagée par tous les pays.
Les pays plus importants disposent de plus de ressources et de capacités, ils devraient donc montrer l’exemple en matière de respect des normes, de crédit et d’état de droit, a fait remarquer le responsable.
Il a également indiqué que Pékin était disposé à continuer d’être une force constructive pour le changement mondial.
Le chef de la diplomatie du géant asiatique a tenu une conférence de presse dans le cadre des « Deux Sessions », le plus important événement politique annuel du pays, lors duquel le principal organe consultatif politique du pays et l’Assemblée nationale populaire se réunissent simultanément.
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