Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Missiles contre l’Iran, « hommes beaux » et malaise, le show surréaliste de Trump face à Messi

Quand Bush senior puis junior lancent des guerres, toute l’équipe présidentielle est mobilisée sur la question, en particulier le président. Là n’importe qui prend la parole pour dire n’importe quoi ou se tait alors qu’il devrait parler. Et cela comme nous l’avons signalé s’explique par les profondes divisions au sein de l’administration Trump autant que par la guerre ouverte à la succession présidentielle. Mais le caractère décousu de la communication présidentielle est aussi lié au fait que Trump est en campagne électorale et se conduit comme tel alors que des êtres humains meurent et que comme la presse des Etats-Unis elle-même est en train d’être obligée de le révéler plus de 160 fillettes ont été tuées par une frappe de l’armada Etats-Unis Israël. Quand la « démocratie » et les « élections » devenues l’unique procédure d’un système qui se délite vire à son contraire. Si l’on considère cette « communication » à fonction « électoraliste » elle cherche à désactiver la fonction d’alerte du citoyen en mettant tous les événements sur le même plan celui d’un jeu vidéo dans lequel il serait forcément gagnant. On croit entendre Trump dire « chaque suspect sera poursuivi, chaque idée sera dénaturée, je ne laisserai pas la possibilité de comprendre » comme nous le voyons ailleurs à propos de Cuba où tout est mobilisé autour de la capacité de comprendre, d’élaborer un langage. Exactement le contraire de la rencontre entre Maradonna Chavez et Fidel (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Il y a hommage du politique au foot et réciproquement et c’est différent quand il s’agit de Maradona ou de Messi… de Trump et de Chavez et Fidel…

Article d’Antoine Chirat

 • 1 j • 

Quand Donald Trump reçoit Lionel Messi et l’Inter Miami, la tradition vire au surréalisme, entre géopolitique et compliments déconcertants, la visite a été lunaire.

Lionel Messi et Donald Trump

Lionel Messi et Donald Trump© Icon Sport

Washington, Salle Est. Sur l’estrade, la hiérarchie du football américain est au complet, le patron de la MLS, les dirigeants de Miami et, bien sûr, l’octuple Ballon d’Or Lionel Messi. L’Inter Miami vient célébrer son titre de champion, mais il faudra attendre de longues minutes avant que le sport ne devienne le sujet principal.

Fidèle à son style imprévisible, le président des États-Unis a d’abord plongé l’assemblée dans un silence pesant. Alors qu’on attendait des louanges sur le parcours des Floridiens, Trump a bifurqué, sans transition, sur l’attaque américaine au Moyen-Orient. « Nous détruisons les missiles iraniens », a-t-il lancé devant des joueurs médusés, transformant une fête sportive en point presse militaire.

« Avez-vous des joueurs moches ? »

Une fois le volet diplomatique refermé, le show a repris ses droits. Donald Trump s’est alors lancé dans un inventaire insolite de l’effectif, s’arrêtant sur Luis Suarez et Rodrigo De Paul. « Ils sont tous beaux. Je n’aime pas les hommes beaux », a-t-il lâché avec son humour plus que limite, demandant même, provocateur : « Avez-vous des joueurs moches ? »

Le point d’orgue : le face-à-face avec la « Pulga ». Évoquant la passion de son fils Barron pour l’Argentin, Trump n’a pu s’empêcher de glisser une mention à Cristiano Ronaldo, reçu peu avant, avant de lancer Messi sur le terrain glissant de l’histoire : « Peut-être que tu es meilleur que Pelé. Qui est le meilleur ? Pelé ou Messi ? ».

Reléguant le trophée de la MLS au second plan, Donald Trump aura réussi son pari ridicule, faire de la venue du plus grand joueur de l’histoire un simple décor pour son propre spectacle. Pendant ce temps, des centaines d’innocents meurent sous les bombes américaines et israéliennes au Moyen-Orient.

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