Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

des scientifiques chinois développent des « semences » pour lutter contre la désertification

Ils permettent de réduire le temps de prise du sable et de créer plus rapidement un environnement propice à la croissance des plantes.,Il y a dans les articles de ce type quelque chose qui nourrit ce qui m’est toujours apparu nécessaire pour un communiste, un révolutionnaire, ce qui le différencie d’un fasciste, l’amour de la vie… Il me revient à propos de la Chine mais aussi de Cuba, ces vers appris dans mon enfance il y a des siècles, de Théophile Gautier je crois. Tandis qu’à leurs oeuvres perverses les hommes courent haletants(1), Mars qui rit malgré les averses prépare en secret le printemps » Et bien sur j’écris Marx au lieu de Mars. C’est aussi ça pour moi le message du Zugzwang « aimer la vie à en mourir »ou encore comme Fidel « entendre l’herbe pousser ».. (noteettraduction de danielle Bleitrach)

petite plante

Photo : TV BRICS.

Des scientifiques chinois développent des « semences » pour lutter contre la désertification


25 février 2026 Heure : 08:58

 

Des scientifiques du nord-ouest de la Chine plantent des « semences de sol » dans des zones arides et désertiques afin de former des croûtes de sol biologiques artificielles. Ce procédé contribue à stabiliser les dunes et crée un substrat propice à la croissance future des plantes, rapporte l’agence de presse Xinhua, partenaire de BRICS TV.

Ces « semences de sol » sont des cyanobactéries mises au point dans une station de recherche de l’Institut d’écologie et de ressources naturelles du Nord-Ouest de l’Académie des sciences de Chine. Leur principal avantage réside dans la réduction du temps nécessaire à la stabilisation du sable (stabilisation des dunes et prévention de l’érosion éolienne) de plusieurs décennies à trois ans.

Les cyanobactéries créent une croûte biologique artificielle à la surface du sable. Cette croûte offre un environnement propice à la croissance ultérieure d’autres plantes.

Au départ, les scientifiques cultivaient des cyanobactéries dans des boîtes de Petri (récipients de laboratoire transparents en forme de cylindre bas et plat), mais lorsqu’elles étaient transplantées dans l’environnement naturel, les micro-organismes mouraient en moins d’une semaine : les grains de sable en mouvement détruisaient le mince biofilm des cyanobactéries.

La percée a eu lieu lorsque des scientifiques, inspirés par la pluie, ont proposé une méthode de pulvérisation sous pression. Grâce à cette méthode, des cyanobactéries ont été injectées entre les grains de sable. Cela leur a permis d’obtenir simultanément plusieurs résultats importants : le temps nécessaire à la formation d’une croûte de surface a été réduit de 15 ans dans des conditions naturelles à 1 ou 2 ans ; le taux de survie des cyanobactéries a dépassé 60 % ; les micro-organismes ont été protégés de la déshydratation. Avec une application en surface traditionnelle, ils étaient exposés à la lumière directe du soleil ; la nouvelle méthode les place sous des couches de sable qui agissent comme un écran solaire naturel et retiennent l’humidité.

Cependant, cette méthode de pulvérisation présentait des limites importantes. L’équipement nécessaire requérait de l’électricité et un accès routier, ce qui empêchait son utilisation dans les zones reculées inaccessibles par les transports.

Pour étendre la portée de cette technologie, l’équipe de scientifiques a transformé les croûtes de cyanobactéries en « semences » solides. Pour ce faire, la solution de cyanobactéries a été mélangée à des substances organiques et à de fines particules dans des proportions précises, ce qui a permis d’obtenir une pâte d’inoculation (une masse contenant des cyanobactéries vivantes sous une forme protégée). Selon les scientifiques, le processus est similaire à la fabrication du ciment : trouver le rapport optimal des composants et la bonne méthode de mélange est essentiel.

Aujourd’hui, l’ensemencement des sols est déjà intégré au Programme de développement de la ceinture de protection des Trois-Nord, un projet visant à créer une ceinture forestière artificielle protectrice autour des déserts du nord de la Chine. Ce programme devrait permettre de restaurer entre 5 333 et 6 667 hectares de terres désertiques au cours des cinq prochaines années.

(1) j’ai comme tous les Français de ma génération un répertoire de poèmes et de pièces de théâtre que j’ai dû apprendre par coeur et que je n’ai jamais oubliés

Premier sourire de printemps

Théophile Gautier

Tandis qu’à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
II repasse des collerettes
Et cisèle des boutons-d’or.

Dans le verger et dans la vigne,
II s’en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l’amandier.

La nature au lit se repose ;
Lui, descend au jardin désert
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges
Qu’aux merles il siffle à mi-voix,
II sème aux prés les perce-neige
Et les violettes au bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l’oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d’argent du muguet.

Sous l’herbe, pour que tu la cueilles,
II met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d’avril tournant la tête,
II dit : « Printemps, tu peux venir ! »

Théophile Gautier (1811-1872)

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