Aucun voyage aux États-Unis n’est prévu en 2026. Léon XIV n’envisage pas pour l’instant de visiter son pays d’origine, engagé dans des guerres et des persécutions en Amérique du Sud, où il fut missionnaire (S.I.). Ce qui se passe à Cuba est intolérable, laisse fuiter le pape et il l’a dit à Vance qui affirme sa foi. Nous devons d’abord et avant tout non seulement nous organiser et nous former en tant que communistes, mais dans le même temps envisager sur des points essentiels, comme les « génocides » à Gaza, à Cuba, la volonté de domination partout et la guerre, avoir les rassemblements les plus larges dans le respect mutuel. En ce moment c’est le contraire, le PCF est le lieu du grand n’importe quoi, de l’absence de formation des militants et des dirigeants mais en revanche dans les associations et ce qui devrait être de masse c’est la traque, la censure, tous les prétextes sont bons à censure et diffamation (1). (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
(1) Cette traque, cette étroitesse cette censure est déjà bien stupide quand il s’agit d’éliminer des gens comme moi que l’on définit comme « stalinien » (pourtant c’est suffisant pour entraîner le silence de tous dans « l’appareil » ce qui dit sa vétusté) mais quand il s’agit de religion avec des milliards d’individus cela devient incompréhensible. Comme je l’explique dans le Zugzwang je suis indécrottablement athée et plus l’échéance se rapproche plus j’aimerais changer de convictions, mais celles-ci se renforcent : peut-être qu’il existe quelque chose de l’ordre du spirituel mais alors il se confond avec l’univers et alors il n’a pas plus de me sauver moi que mon chat ou un arbre foudroyé. Dans ce cas là, la réincarnation bouddhiste parait plus logique mais ne me fait éprouver aucun enthousiasme, je m’en moque de survivre si je ne suis plus moi… Mais cette conviction qui donne lieu à quelques passages humoristiques dans mon livre, ne m’oppose en rien à celui qui croit le contraire, je trouve que ma force morale de faire le bien pour l’humanité et la totalité de cet univers sans rien attendre pour moi (le communisme c’est ça pour moi et pour Ziouganov) est inattaquable d’un strict point de vue théologique… Vive Diderot, sa clarté gauloise et Marx dans sa thèse sur Démocrite et Epicure mais j’adore les conciles et tous les débats théologiques, talmudiques, les mythes originels c’est un patrimoine de contes et légendes inépuisable comme les sculptures des cathédrales…(note de danielle Bleitrach)
Par salvatore izzo –
Febbraio 8, 2026

« Le Pape n’ira pas aux États-Unis en 2026 ». C’est ce qu’affirme la Salle de presse du Saint-Siège après les indiscrétions de la presse concernant un éventuel voyage dans son pays d’origine au mois de septembre. Il est évident que ces rumeurs et leur démenti sont l’expression d’une frustration des deux parties : le Pontife, qui souhaite — comme il est naturel — se rendre dans sa patrie, ne serait-ce que pour prier sur la tombe de ses parents, et les États-Unis, qui n’aiment pas être critiqués, même si rien ne semble atténuer le délire de toute-puissance du président Donald Trump, qui fait des victimes innocentes dans divers contextes géopolitiques.
En particulier, le Corriere della Sera a écrit que le pape Léon XIV aurait pu effectuer un voyage aux États-Unis en participant à l’Assemblée de l’ONU et en rencontrant le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche. « Pour l’instant, rien n’est décidé, mais les choses bougent », affirme le quotidien. Le journal écrit également que le vice-président américain JD Vance a rencontré à Milan le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin, à l’occasion de la réception du Président de la République Sergio Mattarella pour l’inauguration des Jeux olympiques Milan-Cortina.
« Il est probable que cela ait été une occasion — la plus récente — d’évoquer un projet que Léon XIV médite depuis quelque temps », à savoir une éventuelle intervention de sa part à la quatre-vingt-unième Assemblée générale des Nations unies qui s’ouvrira le 22 septembre, avec une étape consécutive à la Maison-Blanche. « Les diplomaties travaillent en coulisses », ajoute le journal, en faisant référence au voyage à Washington du substitut de la Secrétairerie d’État, Mgr Edgar Peña Parra, pour la visite d’adieu du nonce aux États-Unis, le cardinal Christophe Pierre, qui se prépare à conclure son mandat.
Le malaise du Pape face à l’empire : la distance critique vis-à-vis des États-Unis à l’ère Trump
Le malaise du Pape face à la politique impérialiste des États-Unis n’est ni un fait ponctuel ni une simple divergence diplomatique : il s’agit d’une fracture morale, culturelle et spirituelle entre Washington et l’Église catholique, devenue plus visible et plus aiguë avec le retour sur le devant de la scène de Donald Trump et la résurgence d’une vision du monde fondée sur la puissance, la domination et l’unilatéralisme, malgré la finesse diplomatique du secrétaire d’État Pietro Parolin, qui ne condamne jamais la Maison-Blanche, pas même face aux atrocités auxquelles nous avons assisté le 3 janvier au Venezuela avec l’agression militaire, et aujourd’hui à Cuba, avec l’étau du Blocus resserré autour du cou des Cubains, à commencer par les plus faibles : les personnes âgées et les enfants.
Pour un Pontife issu des États-Unis, ce malaise revêt une signification encore plus profonde. Il ne s’agit pas seulement de critiquer des choix géopolitiques contestables, mais de prendre ses distances avec un paradigme politique qui contredit ouvertement l’Évangile, la doctrine sociale de l’Église et l’idée même de l’humanité comme communauté de destin. La difficulté est évidente : comment dénoncer l’impérialisme sans être accusé de trahir sa propre patrie ? Comment parler de paix, de justice et de multilatéralisme lorsque le pays d’origine relance des logiques de force, de réarmement, de sanctions économiques et de suprématie nationale ?
L’ère Trump a exacerbé ces contradictions. Le langage agressif, la rhétorique du « l’Amérique d’abord », le mépris pour les institutions internationales, l’usage de la guerre économique et de la menace militaire comme instruments ordinaires de la politique étrangère ont rendu le contraste encore plus criant avec la vision papale. Une vision qui insiste sur la fraternité universelle, sur la coopération entre les peuples, sur la centralité des pauvres et des victimes de l’histoire, et sur le rejet catégorique de la guerre comme moyen de résolution des conflits.
Le Pape n’a jamais nommé explicitement Trump comme cible directe de ses critiques, mais la référence est souvent transparente. Lorsqu’il condamne le nationalisme exacerbé, lorsqu’il dénonce la « mondialisation de l’indifférence », lorsqu’il met en garde contre une paix fondée sur les armes et non sur la dignité, le message est clair : la logique impériale est incompatible avec le message chrétien. Encore plus explicite est son opposition aux politiques migratoires inhumaines, aux murs physiques et symboliques, à la criminalisation des pauvres et des réfugiés — autant d’éléments centraux de la période trumpienne.
Ce malaise devient aussi une forme de témoignage. Le Pape choisit de ne pas défendre « l’Occident » comme bloc de pouvoir, ni de justifier les guerres « nécessaires », les ingérences « humanitaires » ou les sanctions qui frappent des peuples entiers. Au contraire, il insiste pour rappeler que les victimes de l’impérialisme ne sont pas des abstractions géopolitiques, mais des personnes concrètes : des enfants, des personnes âgées, des malades, des communautés entières privées d’avenir. C’est une position qui l’expose à de violentes critiques dans les milieux politiques et médiatiques américains les plus conservateurs, qui l’accusent de naïveté, d’anti-américanisme ou même de trahison.
Et pourtant, c’est précisément cette distance critique qui constitue l’un des traits les plus significatifs de son pontificat. Être un Pape « américain » ne signifie pas être l’aumônier de l’empire, mais au contraire assumer la responsabilité prophétique de parler aussi contre son propre contexte d’origine. En ce sens, le malaise n’est pas une faiblesse, mais une conscience. Il est le signe d’une fidélité plus haute, non pas à un drapeau, mais à l’humanité souffrante.
Dans un monde marqué par de nouvelles polarisations, par des conflits permanents et par une course aux armements impliquant de plus en plus l’intelligence artificielle et la technologie militaire, la position du Pape apparaît inconfortable mais nécessaire. Son malaise face à la politique impérialiste américaine — exacerbé par la période trumpienne — n’est pas un incident diplomatique, mais une prise de position éthique : un rejet catégorique de l’idée que la force donne le droit, que le pouvoir justifie tout, que la paix puisse naître de la peur.
C’est précisément de cette tension non résolue, de ce malaise déclaré et jamais dissimulé, qu’émerge l’une des voix les plus radicales contre l’empire de notre temps. Une voix qui rappelle obstinément qu’aucune nation n’est « grande » si elle construit sa sécurité sur la souffrance des autres.
Salvatore Izzo
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