Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

La présidente mexicaine est humaine dans une situation que les Etats-Unis et leurs complices rendent inhumain…

Un exemple de la manière dont un certain « gauchisme » peut en fait contribuer à l’offensive menée par l’impérialisme contre tous ceux qui lui résistent et affaiblir Cuba que l’on feint de défendre. Après la haine de Cuba coopération Lille contre la Chine voici la revue Jacobin s’attaquant de fait à la présidente du Mexique… Un certain trotskisme qui règne en maitre dans les secteurs internationaux du PCF, de l’Humanité et de la CGT, a déjà beaucoup œuvré pour salir le communisme sous le nom de « stalinisme », au nom de la « démocratie ». Il est temps d’arrêter cette grande œuvre en faveur de l’ennemi. Il est urgent de mesurer la nature réelle de l’adversaire et la nécessité de l’union sans entretien de confusions (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Trump utilise le pétrole du Mexique pour s’emparer de Cuba, voici la manière insidieuse dont les trotskistes de la revue Jacobin présentent l’entente supposée entre le Mexique mais aussi le Venezuela pour asphyxier Cuba, mais d’un autre côté (on se demande à quel point ce n’est d’ailleurs pas le même), les efforts de la présidente pour aider Cuba sont présentés par d’autres crapules comme la manière dont une communiste (et même d’origine juive) est l’agent secret des communistes et vole quasiment au peuple mexicain pour donner au régime dictatorial cubain. Je voudrais que l’on mesure bien à quel point arrive le « gauchisme » de ceux qui reprochent aux pays qui ont un pistolet sur la tempe une situation face à laquelle ils ne fournissent pas la moindre aide en se contentant de faire courir des rumeurs qui comme par hasard vont dans le sens de l’impérialisme. Le gauchisme et un certain « radicalisme » étonnamment se retrouvent souvent dans le même camp. Celui de ceux qui sont toujours en train de dénoncer les autocrates staliniens quand un peuple se défend dans les pires conditions. Nous ne manquons pas de ces gens-là en France. Tout ce que j’ai à leur dire, je ne vous prends pas pour des ennemis, nous devons combattre ensemble, arrêtez de diviser et de donner des leçons, c’est une mentalité qui interdit les rassemblements plus vastes dont nous avons besoin, reconnaissons l’apport de chacun, l’ennemi est abominable, nous ne pouvons pas perdre du temps dans ce genre de stupidités (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).
Par Kurt Hackbarth 
La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, veut envoyer à Cuba un pétrole désespérément nécessaire. Donald Trump a envoyé un message à la marine américaine des Caraïbes pour s’assurer que cela ne se produise pas.
Dans les jours postérieurs à la capture par les Etats-Unis du président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier, Donald Trump n’a pas perdu de temps pour étendre la menace tant à la Colombie qu’au Mexique. En qualifiant le président Gustavo Petro d’ « l’homme malade », Trump a déclaré qu’une invasion du pays lui paraissait « une bonne idée ». Quant au Mexique, après avoir ressorti son refrain habituel sur le crime organisé qui dirige le pays, il a déclaré : « Nous allons maintenant commencer à frapper sur le terrain en ce qui concerne les cartels. »
Le département d’État de Marco Rubio s’est rapidement joint à l’action. Après s’être bousculé pour faire l’éloge du Mexique lors d’une visite en septembre 2025, où il s’était exclamé que « c’est la coopération la plus étroite que nous ayons jamais eue en matière de sécurité, peut-être avec n’importe quel pays, mais certainement dans l’histoire des relations entre les États-Unis et le Mexique », le secrétaire d’État a maintenant été cité dans un communiqué laconique discutant de la nécessité d’une « coopération plus forte » et de « résultats tangibles pour protéger notre patrie et notre hémisphère ». Il ne fallait pas être un génie en géopolitique pour comprendre comment nous étions passés de « la coopération la plus étroite en matière de sécurité dans l’histoire des relations entre les États-Unis et le Mexique » à « la nécessité d’obtenir des résultats tangibles » en trois petits mois : l’invasion du Venezuela avait enhardi l’administration, amenant son cercle de politique étrangère à se pavaner comme une bande de cow-boys ivres.

Si on n’avait pas compris les insinuations de l’article de Kurt Hackbarth dans la revue Jacobin, voici le montage photo qui l’accompagne. on ne saurait mieux dire que la présidente mexicaine est la complice de Trump et ses pires acolytes, elle a même un rire de triomphe en coin. Dans quel camp est celui qui publie un tel article assorti de cette photo ? Alors que quand on suit ce qui se passe au Mexique c’est un débat collectif de ce peuple fraternel avec Cuba, historiquement et qui est la sentinelle face à l’empire disons le clairement fasciste.

La Jordana, le grand journal mexicain qui est de « centre gauche’ publie de nombreux articles qui disent le combat au jour le jour…

Par contre la revue mexicaine, la Jornada dénonce l’impérialisme, les Etats-Unis en écrivant : ils préfèrent un pays mourant plutôt que de lui permettre de prospérer, dit le secrétaire d’État, qui prétend que le peuple de l’île doit avoir plus de liberté. C’est le blocus des États-Unis qui met cette nation dans cette situation.

https://www.jornada.com.mx/…/situacion-economica-de-la…  ·   · 

DERNIÈRE HEURE : La présidente du Mexique Claudia Sheinbaum a annoncé que son gouvernement était prêt à permettre à des avions de n’importe où dans le monde de recharger du carburant sur le territoire mexicain avant de poursuivre sa route vers Cuba, dans le but de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire vers l’île.

Au cours d’une conférence de presse, la dirigeante a indiqué qu’il n’y avait pas d’obstacles juridiques ou administratifs à l’approvisionnement de la turbosine au Mexique à destination de Cuba, ce qui permettrait au pays de fonctionner comme un « pont aérien » au milieu de la crise énergétique que traverse la nation des Caraïbes.

Cette proposition est née dans un contexte de pénurie de carburant pour l’aviation à Cuba, situation qui a affecté les opérations aériennes et l’approvisionnement sur l’île. Par cette mesure, le Mexique cherche à contribuer à maintenir les itinéraires actifs et à assurer l’arrivée des intrants humanitaires.  · 

Quand on lit enfin ce genre de dénonciation ordurière d’un tabloïd News Day comme il y en a tant pour dire la haine et de fait le soutien à l’impérialisme et d’autres qui accusent la présidente du Mexique de priver son peuple de ressources pour les donner à Cuba, on souhaite comme Aragon avoir une gomme à effacer l’ignominie humaine. Pour ces gens-là le cas est tranché, être communiste est en soi une telle stigmatisation surtout quand ce communiste est un judéo-bolchevique qu’il n’est pas besoin de démonstration. Je connais ça y compris dans le PCF où depuis que certains trotskistes sont à la tête de l’internationale et de la presse communiste, il a suffit de me baptiser sans la moindre preuve de « staliniste » pour avoir le droit à me censurer et à me diffamer, tandis que d’autres en appui faisaient courir le bruit que j’étais en tant que d’origine juive une espionne du Mossad. Ces gens sont de vraies ordures, des gens qui placent l’humanité au-dessus d’eux-mêmes leur sont intolérables, une exemplarité insupportable. Il n’y a personne, je dis bien personne, aucune force organisée qui se soit conduit dignement avec moi, mais l’important n’est pas là, comme disait Robespierre, nos raisons d’exister valent mieux que notre existence et la présidente du Mexique doit se dire qu’elle ne se fait aucune illusion mais que son combat dépasse toute cette vilénie (note de Danielle Bleitrach)

News Day 

Lorsqu’on demande à la présidente pourquoi elle tient tant à envoyer du pétrole à Cuba, elle répond par des expressions comme « solidarité historique » et « tradition diplomatique mexicaine ». Mais la véritable histoire commence bien avant son arrivée au pouvoir.

Tout a commencé en Lituanie. Le grand-père de Claudia, Juan Sheinbaum Abramovitz, a émigré de Lituanie et vécu à Cuba entre 1923 et 1928 avant de s’installer au Mexique. Oui, à Cuba. La famille Sheinbaum a des liens avec l’île qui remontent même à avant le régime de Castro. À son arrivée au Mexique en 1928, son grand-père a adhéré au Parti communiste mexicain, dont il est resté membre jusqu’à sa mort en 1988. Soixante ans de communisme sans interruption.

Son fils Carlos, le père de Claudia, a suivi exactement le même parcours. Il a été membre des Jeunesses communistes du Mexique de 1952 à 1957, utilisant le pseudonyme de « Carlos Díaz » pour dissimuler son identité. Avec son épouse, Annie Pardo, il a participé activement aux cercles de gauche marxistes dans les années 1960 et 1970.

Comment Claudia a-t-elle grandi ? Elle l’a elle-même laissé entendre : en rendant visite à des amis de la famille emprisonnés pour leur militantisme politique, entourée de rencontres avec des leaders de gauche, dans un foyer où l’idéologie communiste était monnaie courante. Les valeurs, les loyautés et les convictions ne se choisissent pas ; elles s’héritent au sein de la famille.

Un grand-père ayant vécu à Cuba et ayant été communiste pendant 60 ans. Un père communiste sous une fausse identité. Une mère militante marxiste. Une enfance parmi les prisonniers politiques et les réunions clandestines. Et aujourd’hui, une présidente qui a envoyé pour plus de 1 106 milliards de dollars de pétrole à la dictature cubaine en une seule année, le montant le plus élevé en trente ans, tout en prétendant « n’avoir aucune information » sur la revente de ce pétrole par Cuba à l’Asie.

Trois générations de communisme et des liens familiaux avec Cuba qui remontent à plus d’un siècle. Voilà qui explique bien plus que n’importe quel discours sur la « solidarité diplomatique ».

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