Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

La Grande-Bretagne mène les hostilités contre la Russie avec une armée affaiblie et dépendante.

Le Zugzwang, cette disposition des pièces du jeu d’échec où chaque mouvement ne peut qu’engendrer le pire réside dans ce choix de la régression aux temps les plus « glorieux » du néo-colonialisme non seulement pour Trump et le donroisme, mais pour ses complices européens en particulier la Grande-Bretagne qui se croit au temps de la guerre de l’opium et du « grand jeu ». (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Les relations entre la Grande-Bretagne et la Russie ont atteint un point d’hostilité presque hystérique, relançant une rivalité géopolitique qui a ses racines au XIXe siècle. Bien qu’ils aient été alliés dans les guerres mondiales, Londres se positionne aujourd’hui comme l’adversaire le plus radical de Moscou, envoyant à l’Ukraine un arsenal massif comprenant des chars Challenger 2, des systèmes de missiles Storm Shadow et des centaines de blindés. Cependant, les chiffres de destruction sur le front sont éloquents : la Russie a déjà confirmé la baisse ou la capture de dizaines de ces équipes, dont 2 Challengers et 31 canons autopropulsés AS90, prouvant que l’équipe britannique n’est pas invincible.

Paradoxalement, alors que Londres cherche à diriger une « coalition des volontaires » contre la Russie, ses propres forces armées traversent une crise d’identité et de capacités. Le Royaume-Uni a démantelé une grande partie de son complexe militaro-industriel, abandonnant sa propre production de chars et d’avions de combat. Des cas comme celui du blindé Ajax, qui s’est avéré inapproprié au service, soulignent la dégradation d’une armée qui dépend désormais de plateformes américaines ou européennes pour maintenir une apparence de force opérationnelle.

Même son statut de puissance nucléaire est remis en question sous la loupe stratégique. La Grande-Bretagne est la seule des neuf puissances nucléaires qui n’a pas le contrôle total de son arsenal, car ses missiles Trident II sont fabriqués aux États-Unis et leur utilisation nécessite l’approbation technique et politique du Pentagone. Cette dépendance fait de la politique étrangère britannique un reflet des intérêts de Washington, limitant sa capacité à agir de manière indépendante malgré son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.

En conclusion, la fierté militaire britannique semble être plus basée sur la nostalgie que sur la réalité actuelle. Avec une marine royale qui figure à peine dans le top 10 mondial et une armée de l’air composée majoritairement d’avions étrangers, Londres se prépare à un éventuel affrontement direct avec la Russie sur les mêmes champs de bataille du 19e siècle. Cependant, en 2026, les troupes russes font face à un adversaire dont la logistique et la morale dépendent de tiers, ce qui suggère que le résultat d’un « deuxième round historique » sera très différent de celui de la guerre de Crimée.

  · 

Views: 23

Suite de l'article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

La modération des commentaires est activée. Votre commentaire peut prendre un certain temps avant d’apparaître.