Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Leçons de morale : François Hollande, Julie Gayet, Anil Ambani, le cinéma d’ « auteur » et les putes d’Epstein…

dans mon livre sur le Zugzwang, je consacre quelques paragraphes à celui qui symbolise peut-être le mieux l’hypocrisie à la française (pourtant les candidats son nombreux), François Hollande, la lecture de son autobiographie présidentielle (1) surtout la seconde partie laisse sans voix tant la jouissance dans l’impunité est vulgaire. Que dire de Julie Gayet: qu’elle ait voulu incarner au nom du féminisme français Olympe de Gouges (pourquoi pas Charlotte Corday et directement Marie Antoinette) participe de cette duperie contre-révolutionnaire. Nous sommes dans ce libéralisme libertaire et son cinéma médiocre avec l’affaire Epstein, qui a réussi à unir droite, extrême-droite et « gôche » dans une culture des privilèges de l’impunité, avec la mondanité dont le mitterrandisme courtisan et son maître de cérémonie Jack Lang fut le chef d’orchestre de tous les reniements anticommunistes (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

(1) « Un président ne devrait pas dire ça… », sous-titré Les secrets d’un quinquennat, est un livre des journalistes d’investigation Gérard Davet et Fabrice Lhomme, publié le 12 octobre 2016, consacré aux cinq années d’entretiens privés des deux hommes avec le président de la République française François Hollande. François Hollande s’y vante d’avoir pratiqué l’assassinat ciblé… et autres forfanteries. (note de DB)

La belle histoire d’amour entre François Hollande et Julie Gayet ! Pas celle des scooters nocturnes et des croissants volés, non, celle qui sent bon l’argent frais, les jets de Dassault et les financements agricoles de navets, sauce Curry Bollywood. Parce que, franchement, qui n’a pas rêvé d’une idylle présidentielle où l’on mélange affaires d’État, cinéma, aviation de combat péripatéticiennes d’Epstein ? Un scénario pour OSS 117, avec Hollande dans le rôle principal d’un Monsieur plus très Propre un peu grassouillet, Julie Gayet en productrice mystérieuse et impénétrable (enfin… je m’entends), et un mystérieux mais généreux intermédiaire Indien (non, pas celui avec des plumes. Suivez un peu… 🙄)

2016, François Hollande, président de la République française, signe un contrat juteux pour 36 Rafale avec l’Inde pour près de 8 milliards d’euros. Et qui est choisi comme partenaire indien par Dassault, mais tout de même un peu imposé par le gouvernement indien (non, toujours pas celui avec des plumes) ? Reliance, le groupe d’Anil Ambani, milliardaire indien endetté jusqu’au cou, qui n’a bien entendu aucune expérience aéronautique. Coïncidence ? Bien sûr ! Parce que, comme l’a dit Hollande lui-même, « c’était imposé par les indiens » (non ! Laissez tomber 😡).

Et là, tada ! Juste au moment où les négociations battent leur plein, Reliance Entertainment, la branche cinéma du même Ambani, tout le monde venant de se rendre compte fort à propos qu’ils partagent une passion, déverse 1,65 million d’euros sur un film coproduit par… Julie Gayet : Tout là-haut, un navet montagnard sorti en 2017, qui sans cet apport providentiel aurait fini au fond d’une vallée alpine. Miracle, ce financement arrive pile avant la signature du contrat Rafale. Hollande et Gayet, en couple officiel depuis 2014, nient tout lien. Purement fortuit, qu’ils disent. Bien sûr !

Mais attendez, ça devient encore plus croustillant. Anil Ambani, ce prince charmant des affaires, n’est pas seulement un mécène du septième art. Non, monsieur apparaît dans les carnets d’Epstein ! Oui, Jeffrey Epstein, le roi des réseaux troubles. Des documents révèlent qu’Epstein proposait à Ambani de nombreux services spéciaux. Et Hollande ? Lui qui parade en défenseur des valeurs, signe des deals avec un type lié à ce genre de cercles. Déçu-déçu-déçu je suis…

2026 : une enquête judiciaire française traîne depuis 2021 pour corruption, trafic d’influence et blanchiment. Gayet auditionnée fin 2024, Hollande entendu comme témoin. Ils clament leur innocence, évidemment. Aucun conflit d’intérêts, et pour le casting des actrices d’Epstein, le scooter n’aurait pas démarré, jure Hollande, avec son air d’innocent qui a oublié où il habite. Mais les faits sont têtus : le timing parfait, les millions qui coulent, et Ambani au milieu, comme un mauvais génie sorti d’une lampe. Sans oublier que Reliance était au bord de la faillite avant ce contrat et sauvé par miracle grâce à Hollande ? Merci, Monsieur le Président, pour ce sauvetage international financé par les contribuables français !

Ironie suprême : Hollande, l’ex-socialiste anti-corruption, finit sa carrière en icône de la realpolitik romantique. Et Gayet ? Elle qui se voulait actrice indépendante, se retrouve éclaboussée par un scandale qui sent le Bollywood low-cost. Peut-être qu’ils tourneront une suite : Tout en Bas, l’histoire d’un couple qui chute des sommets du pouvoir aux abysses judiciaires. Avec Ambani en guest star, et Epstein en cameo posthume.

Enfin, si vous cherchez un modèle de probité présidentielle, évitez Hollande (et Gayet). Leur romance est un manuel de « comment transformer l’amour en affaires louches ». Et dire qu’on paye encore des impôts pour financer ces feuilletons !

Alain weber sur X

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