Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Le Conseil d’État accepte de relever de leurs fonctions les délégués du Pouvoir du Peuple dont les responsabilités le permettent.

Si j’avais dix ans de moins, je serais retournée à Cuba à la fois pour soutenir cette île magnifique et pour observer en tant que sociologue ce qui se met en place à la base et que traduit ce retour des députés vers leurs circonscriptions pour y faire la preuve de leur capacité à organiser la survie. Comme le dit ce Cubain: Survivre signifie avant tout additionner plutôt que soustraire, profiter du peu que nous avons et qui peut rapporter le plus, concentrer nos efforts sur « ce qui marche », même si ce n’est pas ce que nous apprécions politiquement. Le temps variable est beaucoup plus important que pour d’autres pays... » dit Juan Triana Cordoví. Ce que j’aurais essayé d’observer c’est le relais entre générations qui me paraît le plus fondamental, les acquis des uns et l’innovation des autres dans le refus de la défaite (1) (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Afin de renforcer les liens avec les électeurs face au contexte économique, social et politique difficile que connaît notre pays, le Conseil d’État a décidé de relever de leurs fonctions les délégués aux Assemblées municipales du pouvoir populaire dont les responsabilités le permettent. Outre leur rôle d’information du public, ces délégués examineront, avec la participation citoyenne, les propositions visant à répondre aux enjeux et aux défis auxquels ils sont confrontés.

Auteur: Granma | internet@granma.cu

10 février 2026

JUAN ESTEBAN LAZO HERNÁNDEZ, Président de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire.

PAR LA PRÉSENTE, J’ANNONCE : Que le Conseil d’État a examiné ce qui suit :

ATTENDU QUE : L’article 193 de la Constitution de la République de Cuba établit que les délégués remplissent le mandat qui leur est conféré par leurs électeurs, dans l’intérêt de la communauté, et qu’ils doivent pour cela partager leurs fonctions avec leurs responsabilités et tâches habituelles.

CONSIDÉRANT QUE : Le contexte économique, social et politique difficile que traverse notre pays, dû à la rareté des carburants, à l’aggravation des problèmes du système énergétique national et à la complexité de la situation en matière de garantie des services essentiels que reçoit notre population, situation exacerbée par les récentes mesures du gouvernement des États-Unis, exige un lien plus permanent entre les délégués et leurs électeurs, ainsi qu’une attention particulière à leurs préoccupations et aux autres problèmes de la communauté.

ATTENDU QUE : Comme cela a été reconnu à d’autres occasions, il convient de souligner l’expérience acquise dans le travail actif mené par nos délégués tout au long de la période de lutte contre la pandémie et face aux événements climatiques survenus, grâce à leur lien direct avec leurs électeurs, à travers des dépêches systématiques et d’autres actions et activités mises en œuvre.

ATTENDU QUE : La loi n° 132 « Relative à l’organisation et au fonctionnement des assemblées municipales du pouvoir populaire et des conseils populaires », du 20 décembre 2019, dans ses dispositions

L’article 81 prévoit que les délégués à l’Assemblée municipale du pouvoir populaire reçoivent des organes, agences et autres entités de l’État le soutien nécessaire à l’accomplissement de leurs fonctions.

PAR CONSÉQUENT : Le Conseil d’État, exerçant les pouvoirs qui lui sont conférés, a adopté ce qui suit :

CONTRAT N° 556-X

PREMIÈRE MESURE : Les présidents des assemblées municipales évalueront, dans leurs territoires respectifs, la possibilité de libérer de leurs fonctions les élus dont les responsabilités le permettent, et ce jusqu’à nouvel ordre, afin de renforcer les liens entre ces élus et leurs administrés. Les élus qui ne seront pas libérés maintiendront, comme ils l’ont fait jusqu’à présent, un contact régulier avec leurs administrés, notamment les jours non ouvrables, en favorisant la participation citoyenne à la résolution des problèmes.

DEUXIÈME : Les présidents des assemblées municipales du pouvoir populaire adopteront les mesures appropriées pour tenir les délégués informés des décisions prises pour faire face à la situation complexe que traverse le pays et mettront en œuvre les actions nécessaires pour contribuer au lien entre ces délégués et leurs électeurs.

TROISIÈME : Les délégués tiendront leurs électeurs informés des actions et mesures relatives à la situation actuelle du pays et évalueront chacun des critères et propositions de leurs électeurs visant à résoudre les problèmes et difficultés dont la résolution est possible grâce à la participation populaire.

QUATRIÈME : Les Conseils populaires, dans les limites de leur circonscription, maintiendront des actions de contrôle populaire sur les entités locales qui leur sont rattachées et procéderont à des analyses systématiques sur la prise en compte des propositions des électeurs et sur le travail accompli par chacun des délégués en relation avec ces objectifs et leurs interactions avec les administrations concernées, notamment en matière de production alimentaire, d’énergie, de contrôle populaire des mesures approuvées par le gouvernement, avec un accent particulier sur les prix.

Ils encourageront également la participation des habitants à leurs réunions et aux actions de contrôle populaire qu’ils mènent.

CINQUIÈME : Les administrations locales, conformément à leurs pouvoirs, contribueront activement au respect des dispositions du présent accord et adopteront les mesures pertinentes pour parvenir, malgré les limitations actuelles de leurs ressources, à une plus grande satisfaction de la population grâce à leur gestion.

SIXIÈME : La Commission chargée de veiller au respect des organes locaux du pouvoir populaire et le Secrétariat de l’Assemblée nationale évalueront périodiquement le respect du présent accord.

COMMUNIQUER au Premier ministre, aux gouverneurs provinciaux, aux présidents des assemblées municipales du pouvoir populaire et à toutes les personnes physiques et morales concernées.

PUBLIER au Journal officiel de la République.

Fait à La Havane, le 9 février 2026.

JUAN ESTEBAN LAZO HERNÁNDEZ

(1) N’oubliez pas qu’en France nous pouvons agir , ne serait-ce que ce dimanche 15 février en étant très nombreux pour le grand rassemblement:

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