C’est avec une très grande joie que j’ai reçu ce matin quelques exemplaires de mon livre : Le Zugzwang, parce que mon éditeur m’a laissée libre de gérer la forme et le fond de ce petit livre de 180 pages. Je n’insisterai pas là-dessus mais pour moi un livre est un objet et il mérite toujours une publication soignée, tout n’a pas à être publié et cela contraint l’enveloppe. Voici donc une photographie qui vous dit l’harmonie entre ce livre et mon univers familier, ce que je vois de ma table de travail. Mais cette harmonie doit aussi exister entre ce que je juge bon de livrer au débat public et la violence de ce qui me pousse à écrire. C’est là je crois un pari relativement réussi pour ce livre, je vous en fait juge, il est politique et personnel dans des termes renouvelés qui sont les mêmes qui poussaient Aragon à devenir journaliste à Ce soir, en inaugurant une écriture journalistique. Bien sûr, je ne suis pas Aragon mais on peut aussi à mon niveau modeste suivre ses pas pour dire le fond, l’amour de la France et le désespoir devant la trahison.

Car ce livre est le récit d’une trahison, de ceux qui ne sont même plus une classe sociale, mais une caste comparable à celle qui nous imposait l’affaire Dreyfus. Je dénonce en effet « une censure militaire », celle de goujats dans laquelle la sottise et la haine se conjuguent pour créer un « consensus bigot » digne de celui dénoncé par Zola et Jaurès et qui provoquait déjà chez eux : « l’effroi de l’abîme vers lequel cette caste nous roule » quand ces gens-là parlent de la patrie pour mieux la trahir.
Il ne suffit pas de citer des noms et des FAITS, encore faut-il dépasser quelques noms, émissaires commodes, tant leur réputation est l’objet de rumeurs comme on le voit aujourd’hui avec Jack Lang et l’affaire Epstein, mais comprendre le système qui assure de si longues impunités.
C’est ce à quoi s’attache ce petit livre sur le mode de la promenade d’une femme qui a choisi sa propre conception de la liberté et de l’engagement… et qui vous invite comme elle le fait à réfléchir au sens de votre vie parce qu’il lui parait nécessaire d’en finir avec la corruption, les ignominies de cette caste, le fond de ce qui existe aujourd’hui mérite encore votre combat. Il faut en finir avec l’illusion de la toute puissance de la déchéance d’une décadence, un autre monde est déjà là.
Ce livre sera je l’espère un antidote à la manière dont l’appel à la régression fasciste une fois de plus tente d’attaquer le matérialisme historique, dialectique, ce que l’on appelle le marxisme et le léninisme, comme relevant de la même « modernité » par son appel à l’émancipation humaine que le libéralisme libertaire déchu, et Après ?
Danielle Bleitrach
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