Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Afonine sur Russie-1 : notre pays doit apporter son soutien indéfectible à Cuba, notre pays frère

Encore une position du KPRF qui replace la défense de Cuba dans une perspective historique qui nous fait singulièrement défaut en France à partir du moment où le PCF l’a abandonné sinon à la marge où effectivement se multiplient dans les sections des prises de position en ce sens, mais au niveau de sa commission internationale, de la presse jadis communiste. Pourtant Cuba ne réclame pas la solidarité par charité mais celle reposant à la fois sur les principes du droit international en danger depuis la fin de l’URSS et le combat contre l’impérialisme en phase de fascisation. On ne peut pas avoir un mouvement de masse en faveur de justes et nécessaires combats en acceptant toutes les confusions. N’oublions pas que les mêmes interdisent que soit connue la position des communistes russes et même contribuent à la négation de leur existence pour mieux diaboliser ce que la Russie porte encore de juste malgré son oligarchie. Notez que le Kprf célèbre le jeune communiste Daniel Féry mort à Charonne comme nous le disons dans notre article, ce 8 février pourquoi n’osons-nous pas revendiquer cette jeunesse-là sinon parce que nous sommes encore dans le négationnisme qui censure les communistes et leurs héros pour mieux faire la main à ceux qui en Europe la vendent à une élite dépravée et forte de sa seule impunité… (note de Danielle Bleitrach traduction de Marianne Dunlop).

kprf.ru

Service de presse du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie 7 février 2026

Le premier vice-président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, Youri Afonine, a participé à l’émission « 60 minutes » sur la chaîne de télévision « Russie-1 ». Les questions d’actualité de l’agenda international ont été discutées en studio.

Youri Afonine a constaté que le processus de réduction de l’application des normes du droit international se poursuit dans le monde. Les relations bilatérales et le droit de la force militaire deviennent déterminants. Seuls les États qui disposent des armes nécessaires, y compris des armes nucléaires, peuvent se sentir relativement en sécurité dans le monde moderne.

Ces tendances ne datent pas d’hier ni du début de la guerre mondiale, mais en fait de la destruction de l’Union soviétique, lorsque des disparités sont apparues sur la scène internationale, a fait remarquer Youri Vyatcheslavovitch. Depuis lors, les États-Unis ont commencé à agir de manière extrêmement cynique. Et Trump est la quintessence même du cynisme américain. Pour lui, tout accord qui n’est pas signé par lui est un mauvais accord, et tout ce qui est bon doit être associé à son nom.

Le premier vice-président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie a commenté le reportage diffusé en studio sur la situation à Cuba. Il a souligné qu’il s’était rendu à plusieurs reprises sur l’île de la Liberté, sous différents présidents américains, et que tous avaient tenu à peu près le même discours. Après l’effondrement de l’URSS, les autorités américaines avaient prédit la chute du gouvernement communiste de Fidel Castro dans les deux à trois mois. Malheureusement, Eltsine a trahi Cuba et lui a retiré son soutien, Cuba a traversé une période très difficile, mais a tout de même résisté.

Aujourd’hui encore, Cuba traverse une période très difficile. À tous les problèmes accumulés au cours de décennies de blocus brutal s’est ajoutée une crise énergétique due à l’arrêt des livraisons de carburant. Mais l’esprit du peuple cubain n’est pas brisé, a souligné Youri Afonine : toute La Havane est descendue dans la rue pour rendre hommage aux 32 jeunes Cubains tués par les Américains lors de la capture terroriste de Maduro.

Trump a inscrit Cuba sur la liste des pays soutenant le terrorisme, aussi absurde que cela puisse paraître. Fin janvier, Trump a déclaré l’état d’urgence aux États-Unis, qualifiant Cuba de menace pour la sécurité nationale du pays. Mais la menace réelle n’est ni militaire ni économique, elle est idéologique, car les idées de la révolution cubaine inspirent les forces de gauche en Amérique latine, a déclaré Youri Viatcheslavovitch. Il a rappelé l’importante coopération historique entre Cuba et le Venezuela, initiée par les grands dirigeants de ces pays, Fidel Castro et Hugo Chávez : Le Venezuela fournissait du pétrole, Cuba apportait son aide au développement des soins de santé et de l’éducation. Il s’agissait d’une coopération mutuellement avantageuse à long terme, qui renforçait les deux parties. Les États-Unis, quant à eux, cherchent à exercer un contrôle total sur la région et agissent donc selon le principe « diviser pour régner ».

Ce que Trump fait actuellement à Cuba est en fait une forme de génocide dont le but est de briser la volonté du peuple. S’appuyant sur sa connaissance personnelle de nombreux Cubains, Youri Afonine s’est dit convaincu que les générations plus âgées et plus jeunes poursuivraient leur combat.

Youri Vyatcheslavovitch a raconté qu’il s’était rendu à Cuba l’année dernière dans le cadre d’une délégation gouvernementale russe dirigée par le vice-Premier ministre Dmitri Tchernyshenko. Au cours de cette visite, les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération entre nos deux pays et l’augmentation du soutien de la Russie à Cuba dans le domaine de l’énergie. C’est maintenant le moment d’apporter aux Cubains un soutien sans faille, en premier lieu dans le domaine de l’approvisionnement en carburant, a-t-il souligné.

L’Europe envisage de rétablir ses relations avec la Russie, a déclaré le premier vice-président du Comité central, citant le discours du ministre des Affaires étrangères Lavrov. Pour l’instant, les pays européens manifestent discrètement un intérêt prudent pour la reprise des relations économiques, mais cela montre clairement que les problèmes économiques reviennent au premier plan et éclipsent les autres considérations.

La politique économique et la situation générale en Europe sont extrêmement complexes, a fait remarquer Youri Afonine. L’exemple de l’ouverture des Jeux olympiques à Milan, où dix mille billets pour la cérémonie d’ouverture n’ont pas trouvés preneurs, en est une illustration. Les gens n’ont pas envie de fêtes et de divertissements, ils n’ont pas les moyens d’acheter des billets coûteux. Ils sont préoccupés par la hausse des prix de l’énergie, l’inflation générale et toute une série d’autres questions, liées en grande partie à la rupture des relations avec la Russie.

Le principal obstacle à la normalisation des relations est constitué par les élites européennes. Elles ont misé sur le régime nazi de Kiev et sur le projet de création d’une anti-Russie sur la base de l’Ukraine. Il leur est désormais difficile de reconnaître ouvertement l’échec de ce projet dans lequel elles ont investi leur capital politique et, très probablement, rempli leurs poches grâce aux grandes entreprises de défense. Cela explique leur position ambivalente. On assiste à un recul et à une dégradation considérables de l’élite européenne, qui ne laissent aucun espoir quant à son développement progressiste, a résumé Youri Vyatcheslavovitch.

La profondeur de cette dégradation est attestée par les informations contenues dans les dossiers d’Epstein : pratiquement toute l’élite impérialiste mondiale est impliquée dans cette affaire. Nous savions déjà que les impérialistes étaient des criminels. Mais la publication des dossiers a révélé toute leur pourriture intérieure : perversions, sadisme, satanisme, cannibalisme. Et ces criminels se permettent de traiter des pays entiers comme des colonies et de discuter avec désinvolture de la mort de dizaines et de centaines de milliers de personnes, parce qu’ils se considèrent comme les maîtres du monde. La Russie est aujourd’hui un véritable contrepoids à l’Occident pourri et mène une importante lutte antifasciste, a souligné le premier vice-président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie.

En conclusion, Youri Afonine a rappelé la Journée mondiale de la jeunesse antifasciste, célébrée le 8 février. L’ONU a institué cette journée en mémoire des garçons français et irakien morts lors de manifestations antifascistes. Dans notre pays, nous célébrons cette journée : le KPRF a organisé un forum pour les enfants et les jeunes, où on leur a parlé des exploits des jeunes héros de la Grande Guerre patriotique, des jeunes antifascistes de différents pays du monde. Et en France, pourquoi se taisent-ils ? Probablement parce que les nazis sont au pouvoir chez eux.

Journée mondiale de la jeunesse antifasciste :

Le 8 février, le monde entier célèbre la Journée de commémoration du jeune héros antifasciste. Cette journée a été instituée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1964, en hommage aux participants aux manifestations antifascistes qui ont perdu la vie : le lycéen français Daniel Féry en 1962 et le jeune Irakien Fadel Jamal en 1963. Il se trouve que 21 ans auparavant, cinq garçons parisiens du lycée Buffon avaient été fusillés ce jour-là : Jean-Marie Argus, Pierre Benoît, Jean Baudrée, Pierre Grélaud et Lucien Legros, qui n’avaient pas trahi leurs amis résistants pendant la Seconde Guerre mondiale. Le même jour, en 1943, les héros de la Jeune Garde Oleg Kochevoï, Lioubov Chevtsova, Dmitri Ogourtsov, Viktor Soubbotin et Semion Ostapenko ont été fusillés à Krasnodon, ville occupée par les nazis. C’est précisément ces coïncidences dramatiques qui ont fait du 8 février le Jour du souvenir des jeunes héros antifascistes, des jeunes garçons et filles de tous les pays, de ceux qui ont combattu et sont morts pour la liberté, l’égalité et le bonheur des hommes ; le souvenir des jeunes héros et des victimes d’un crime monstrueux appelé guerre. (note de Marianne Dunlop)

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