L’attitude du porte-parole du ministre des affaires étrangères de Russie est caractéristique de celle des forces multipolaires en général et même d’une bonne partie de l’Amérique latine, du Mexique. Une attitude calme, grave, qui peut paraître de l’ordre de la sidération : « Allez-vous réellement accomplir ce crime contre l’humanité face à un peuple qui ne vous nuit en rien, ni à vous, ni au reste du monde ? Mesurez bien votre réponse et ce dont elle témoigne de votre part et de votre discours sur la paix. » Il est évident que cette sidération ne signifie pas l’inertie, mais au contraire, il correspond déjà à une intense activité diplomatique et à une mobilisation populaire planétaire. Comme nous l’affirmons ici, non seulement Trump le syndic de faillite qui révèle son visage fasciste interne et externe n’a pas gagné mais il lutte contre sa propre défaite hégémonique, c’est çà le Zugzwang. Les Cubains ont toujours refusé le « défaitisme ». Où que nous soyons, nous devons réagir à cette menace d’abord comme nous le faisons ici en montrant les enjeux réels à savoir que combattre aux côtés du peuple cubain, c’est une fois de plus combattre en défense de l’humanité et du peuple français. Il n’y a que deux côtés dans une barricade (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).
Question : Plusieurs médias, citant des sources au sein de l’administration américaine, font état de projets présumés de Washington visant à accroître la pression sur Cuba, notamment par l’imposition d’un blocus naval pour couper totalement ses approvisionnements en pétrole. Quel est votre commentaire à ce sujet ?
Maria Zakharova : De telles « fuites » ne peuvent qu’être profondément préoccupantes, compte tenu de la capture forcée du président vénézuélien, Nicolás Maduro, et de son épouse, perpétrée par les États-Unis début janvier en violation des normes et principes fondamentaux du droit international.
De plus, la situation est d’autant plus inquiétante que des représentants de l’administration américaine ont proféré à plusieurs reprises des menaces contre Cuba, allant jusqu’à se dire prêts à « tous les faire sauter », et ont également fait pression sur La Havane pour qu’elle accepte un quelconque « accord ».
Comme chacun sait, Cuba subit depuis près de 70 ans le joug d’un blocus économique, commercial et financier illégitimement imposé par Washington. Dans le même temps, les États-Unis recourent à toutes sortes de manœuvres pour durcir davantage leurs relations avec Cuba, notamment en l’inscrivant sur la liste infamante des « États soutenant le terrorisme ».
À cet égard, nous espérons que ces publications sont infondées.
Le bon sens doit prévaloir à Washington. Autrement, il s’agirait d’une nouvelle violation flagrante du droit international, plaçant la législation américaine et son régime de sanctions au-dessus des normes juridiques internationales existantes, d’une atteinte inhumaine au droit à une vie digne pour les citoyens cubains et d’un risque de crise humanitaire sur l’île.
Notre solidarité avec le peuple cubain et les dirigeants de notre pays frère, Cuba, est inébranlable.
Presidencia Cuba
Miguel Díaz-Canel Bermúdez
Cancillería de Cuba
Razones de Cuba
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