Sans le renseignement, la logistique et la protection nucléaire implicite des États-Unis, la capacité de l’Europe à influencer le cours des événements sera limitée. La démonstration est effectivement imparable mais n’est pas celle de l’auteur de l’article. Tant que les nations européennes conserveront leurs visées impérialistes, l’Allemagne la domination sur l’Europe dite de l’est et sur la Russie, au lieu de la coopération, la France son impérialisme néo-colonial en Afrique, les puissances européennes auront besoin des Etats-Unis mais ce faisant elles ne pourront s’unifier et en resteront à leurs éternelles divisions préludes à toutes les guerres mondiales. Mais le rejeton sanglant que sont les USA sont eux-mêmes en train de lutter pour leur propre hégémonie quitte à sacrifier leurs alliés dans des postes et des guerres perdues d’avance mais qui de ce fait ne vont être que bombardements, blocus, génocides et même apocalypse nucléaire. Pour le moment derrière Macron, cette bande de tarés n’en est qu’à nous habituer à la guerre et à nous vendre une autonomie stratégique bidon simplement pour s’en mettre plein les poches eux et ceux dont ils sont les fondés de pouvoir, ils sont bien incapables sans soutien du suzerain d’agir mais nous tondre ça ils savent. Et ceux qui contribuent depuis des décennies à justifier ce système, à diaboliser les victimes et à censurer ceux qui tentent de dire la vérité sont plus coupables qu’eux, les réélire à la tête des municipalités et des partis et en redemander, c’est pourtant la logique de notre système pseudo démocratique et ses jeux électoraux (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
par Léon Hadar 30 janvier 2026

La question de l’autonomie stratégique européenne est redevenue à la mode à Bruxelles et dans diverses capitales européennes.
Entre le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les inquiétudes persistantes concernant l’engagement américain envers l’OTAN et la guerre qui s’éternise en Ukraine, les dirigeants européens découvrent une fois de plus que dépendre de Washington pour leur sécurité peut avoir ses inconvénients.
On connaît la chanson. Après la crise de Suez, après la guerre en Irak, après le premier mandat de Trump, à chaque fois, les dirigeants européens proclament leur détermination à tracer une voie indépendante. Et à chaque fois, la réalité les rattrape.
Le problème fondamental est simple : l’Europe manque de volonté politique, de capacité économique et de cohérence stratégique pour agir comme une force géopolitique unifiée.
L’Union européenne demeure un ensemble d’États-nations aux perceptions divergentes des menaces, aux intérêts économiques concurrents et aux points de vue fondamentalement différents sur la manière d’interagir avec le reste du monde.
Il convient de considérer les obstacles structurels. L’économie allemande, fortement dépendante des exportations, l’a rendue réticente à s’opposer à la Chine ou à la Russie – du moins jusqu’à ce que les circonstances l’y contraignent. La France se perçoit comme une puissance mondiale ayant des intérêts en Afrique et dans la région indo-pacifique.
La Pologne et les pays baltes considèrent l’endiguement de la Russie comme leur priorité absolue. Les pays d’Europe du Sud, quant à eux, privilégient la question migratoire et la stabilité en Méditerranée. Il ne s’agit pas de divergences mineures que l’on pourrait masquer par de simples communiqués de Bruxelles.
Se pose ensuite la question des dépenses de défense. Pendant des décennies, les membres européens de l’OTAN ont profité indûment des garanties de sécurité américaines, ce qui leur a permis de bâtir des États-providence généreux tout en laissant leurs forces armées s’atrophier.
L’idée qu’ils puissent soudainement changer de cap et développer les capacités militaro-industrielles nécessaires à une véritable indépendance stratégique relève de l’utopie. Il s’agit de décennies d’investissement, de capital politique et de restructuration économique.
La guerre en Ukraine a révélé à la fois les possibilités et les limites de l’action européenne. Certes, les Européens ont apporté un soutien considérable à Kiev.
Mais la réalité fondamentale demeure : sans le renseignement, la logistique et la protection nucléaire implicite des États-Unis, la capacité de l’Europe à infléchir le cours des événements reste limitée. Et à mesure que la guerre s’éternise, l’unité européenne commence déjà à se fissurer.
Cela ne signifie pas que l’Europe est devenue insignifiante ou que la relation transatlantique est obsolète. Cela signifie simplement que nous devons être réalistes quant à ce que signifie concrètement l’autonomie stratégique européenne.
L’Europe peut – et doit – assumer une plus grande responsabilité envers son voisinage, développer des capacités de défense plus robustes et réduire sa dépendance vis-à-vis de Washington et de Pékin.
Mais l’idée d’une Europe comme pôle indépendant dans un monde multipolaire, capable de projeter sa puissance à l’échelle mondiale et de se défendre sans l’implication américaine, reste en grande partie un idéal.
La vraie question n’est pas de savoir si l’Europe peut atteindre une pleine indépendance stratégique — elle ne le peut pas, du moins pas dans un délai prévisible.
La question est de savoir si les Européens peuvent développer les compétences nécessaires pour devenir des partenaires plus crédibles et des clients moins vulnérables. C’est un objectif plus modeste, mais aussi plus réaliste.
Pour Washington, les implications politiques sont claires : il est judicieux d’inciter l’Europe à une plus grande autonomie, mais il est illusoire d’espérer des miracles.
Les intérêts américains sont toujours servis par une Europe stable et prospère, même si cette Europe demeure dépendante de la puissance américaine pour obtenir les garanties ultimes en matière de sécurité.
Gérer cette relation de manière réaliste — sans excès de paternalisme ni abandon irresponsable — exige de reconnaître ce que l’Europe peut et ne peut pas faire.
L’alternative, c’est un cycle de reproches américains et de ressentiment européen, aucun des deux camps ne voulant reconnaître les asymétries fondamentales qui caractérisent la relation transatlantique. Cela ne sert les intérêts de personne.
Cet article a été initialement publié sur Global Zeitgeist de Leon Hadar et est republié avec son aimable autorisation. Abonnez-vous ici .
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