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Lula aux dirigeants latino-américains : « Rester divisés nous rendra tous plus fragiles »

Le président du Brésil a critiqué l’incapacité des instances régionales à parvenir à un consensus sur la condamnation des « interventions militaires illégales ». Lula qui a représenté aux yeux des atlantistes « honteux » un cheval de Troie par rapport au Venezuela dont il avait repoussé l’adhésion aux BRICS, s’est réveillé et désormais il reprend le rôle qui a été le sien dans le cadre de la stratégie chaviste et cubaine, mais avec la force des BRICS que nous analysons par ailleurs. Là encore, il ne s’agit pas d’une simple reproduction mais bien d’une résistance face à un impérialisme en crise qui laisse tomber ses propres masques démocratiques pour se vanter de ce que jadis il réservait à la CIA et aux basses œuvres des régimes tortionnaires. Ce que les pays du Sud réalisent c’est que comme tout fascisme, on ne peut pas compter sur une réforme interne, celle-ci est devenue de plus en plus politiquement minoritaire, c’est de l’extérieur que le combat sera gagné en appui à ces résistances internes. On peut craindre qu’il en soit ainsi pour l’UE et la France, tant les résistances sont minoritaires mais non négligeables parce qu’il existe ce basculement historique. La force de Cuba, mais aussi les réactions d’un certain nombre de gouvernements comme le Mexique témoigne de l’illusion trumpienne et donc la nôtre sur les rapports de forces réels (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

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Dans un contexte marqué par l’invasion du Venezuela par les États-Unis et l’enlèvement du président Nicolás Maduro le 3 janvier, le président Lula a déclaré que « la seule guerre que nous devons mener est celle contre la faim et les inégalités ». Photo : EFE

Lula aux dirigeants latino-américains : « Rester divisés nous rendra tous plus fragiles. »


28 janvier 2026

Lors du Forum économique international de la Banque de développement de l’Amérique latine (CAF) au Panama, le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, a déclaré que le processus d’union latino-américaine et caribéenne traversait l’un de ses moments les plus faibles, « dans un contexte mondial d’effondrement de l’ordre libéral, de résurgence du protectionnisme et de l’unilatéralisme ».

« Nous, Latino-Américains, avons le pouvoir de bâtir notre avenir, de décider que nos pays peuvent être forts, prospères et justes. Ensemble, nous pouvons transformer notre histoire », a-t-il déclaré.

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S’adressant à plus de 4 000 participants, dont des dirigeants de plusieurs pays, le président a déclaré que les divisions affaiblissent la région face aux changements mondiaux. Il a affirmé : « Par des choix pragmatiques, nous pouvons surmonter les divergences idéologiques et bâtir des alliances solides et constructives, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la région. C’est la seule voie qui nous convienne : rester divisés nous rendra tous plus fragiles. »

À cet égard, Lula a évoqué l’héritage du Libérateur Simón Bolívar et du Congrès amphictyonique de Panama de 1826, qui a établi des principes fondamentaux pour la coexistence régionale, avertissant que « deux siècles se sont écoulés depuis le Congrès de Panama et nous vivons l’un des plus grands reculs en termes d’intégration ».

À titre d’exemples concrets de ce recul, le président brésilien a cité l’effondrement de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), qui « a succombé au poids de l’intolérance qui empêchait la coexistence de différentes visions », et a pointé du doigt l’affaiblissement de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac), critiquant le fait que cet organisme « n’ait pas pu formuler une seule déclaration contre les interventions militaires illégales ».

Lula a également identifié des facteurs externes qui compliquent l’unité, soulignant la proximité géographique avec les États-Unis, « surtout dans le contexte de l’intensification des tentations hégémoniques ». « L’histoire montre que le recours à la force ne permettra jamais de surmonter les fléaux qui affligent cet hémisphère, qui nous appartient à tous », a-t-il affirmé.

Face à ce scénario de fragmentation interne et d’avancée impériale, le président brésilien a ajouté que « si nous restons divisés, nous terminerons ce siècle aussi pauvres que nous l’avons commencé ».

Dans un contexte où les États-Unis ont envahi le Venezuela et enlevé le président Nicolás Maduro le 3 janvier, le président Lula a déclaré que « la seule guerre que nous devons mener est contre la faim et les inégalités, et les seules armes qui devraient être l’investissement, le transfert de technologie et un commerce juste et équilibré ».

Le président de la République fédérative du Brésil,  Luiz Inácio Lula da Silva, est arrivé à Panama City dans l’après-midi du 27 janvier pour participer à la deuxième édition du Forum économique international Amérique latine et Caraïbes 2026.

Source : teleSUR-lvm-JB

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