Nous avons toujours refusé l’analyse « consensuelle » du monde poltico-médiatique français sur ce qui se passait en Ukraine. Sans doute à cause de ce que m’avait enseigné Cuba sur la manière dont l’empire attaquait en jouant sur une pseudo démocratie qui n’était que pillage et asservissement des peuples, à cause de la connaissance en profondeur de la Russie par Marianne, mais aussi parce que notre voyage Marianne et moi en Crimée, à Odessa, en Moldavie, notre rencontre avec la réalité de ce qui se passait dans le Donbass nous avait révélé la nature du régime qui était installé à Kiev. Nous reviendrons sur les contradictions qui existent à l’intérieur de la Russie, avec des factions prêtes à pactiser hier comme aujourd’hui avec ce nouveau visage du fascisme qui est celui de l’impérialisme financiarisé avec une armada et un dollar militarisé. Mais nous avons toujours soutenu les communistes qui ont choisi la lutte anti-impérialiste et anti-fasciste. Voici grâce à Marianne l’intervention de Novikov qui est très proche de Cuba et de la Chine socialiste qui fait ici un bilan de ce que cherche Zelenski qui a perdu la guerre et le sait comme le USA et que signifierait pour la Russie accepter le deal proposé. (note de danielle Bleitrach traduction de Marianne Dunlop)
Les garanties de sécurité que le régime de Kiev cherche à obtenir des États-Unis concernent avant tout les intérêts personnels de Zelensky et de son entourage. C’est l’avis exprimé par le vice-président du Comité central du Parti communiste russe, D.G. Novikov, dans l’émission « Le temps nous le dira » diffusée le 27 janvier.
Les perspectives de guerre et de paix ont de nouveau fait l’objet d’un débat dans le studio de la première chaîne. Les présentateurs Ruslan Ostashko et Olesya Loseva ont posé la question suivante : les États-Unis sont-ils prêts à respecter les accords conclus à Anchorage et à écouter la position de la Russie, y compris la reconnaissance du statut juridique du Donbass ?
Dmitri Novikov a salué la mention d’Anchorage dans le contexte de la discussion sur le règlement du conflit. Si les États-Unis n’encouragent pas Zelensky à adopter ces positions, a-t-il poursuivi, on ne comprend pas très bien ce qu’est « l’esprit d’Anchorage » : « Nous avons essayé à plusieurs reprises de « tâter » cet esprit dans le studio. Il implique une pression de Washington sur Zelensky. C’est précisément là que réside la véritable voie vers la paix, qui ouvre la voie à la réalisation de l’objectif ».
Selon l’évaluation du vice-président du Comité central du Parti communiste russe, il est tout à fait évident que lors des nouvelles négociations, l’équipe de Zelensky a de nouveau soulevé la question de la sécurité. Les garanties de sécurité est un sujet qui ne quitte pas leurs lèvres. Derrière cela se cachent avant tout des intérêts personnels. Et cela rend la situation encore plus odieuse du point de vue de l’évaluation d’un personnage en particulier : le chef du régime de Kiev.
« Dans cette situation, je n’ai pas vraiment envie d’utiliser des formulations politiques et diplomatiques plus mesurées », a souligné Dmitri Novikov. « Lorsque Zelensky a été élu président de l’Ukraine, il avait une réelle chance de devenir un artisan de la paix. Il pouvait réconcilier la Russie et l’Occident, grâce à ses relations dans les deux camps. Il pouvait s’appuyer sur le soutien des Ukrainiens eux-mêmes, qui voulaient la paix et l’avaient élu président de la paix pour leur pays. Il avait un énorme potentiel de pacificateur. Au lieu de cela, Zelensky est devenu un président de guerre. La Russie n’a reçu le soutien ni de lui, ni de l’Occident, lorsqu’elle a présenté ses initiatives en matière de sécurité ».
Le représentant du Parti communiste a rappelé que l’opération militaire spéciale avait commencé après que l’Occident a rejeté les idées de Moscou sur la sécurité collective. Si cela s’était déroulé autrement, tout le monde ne serait pas aujourd’hui à la recherche d’un refuge où se cacher, comme Zelensky, habitué à vivre avec des toilettes en or selon les critères de Mindich. À l’époque, notre monde aurait pu être beaucoup plus sûr. Nous aurions pu discuter de questions tout à fait différentes : comment développer le BRICS, comment coopérer avec les États-Unis, comment rétablir le fonctionnement de nos ambassades dans ce pays.
Hélas, il en a été autrement. Le monde est devenu encore moins sûr au cours de ces années. Et la responsabilité personnelle de Zelensky, estime Dmitri Novikov, est colossale dans ce domaine. Il y a donc beaucoup à faire pour que la planète devienne plus sûre et que les présidents des pays indépendants ne soient pas kidnappés.
En Russie, estime le parlementaire communiste, outre le niveau expert et politique, il faut élargir l’activité citoyenne. C’est exactement ce qui se passait autrefois. À cette fin, le KPRF a pris l’initiative de créer un comité public pour la libération de Nicolás Maduro.
« De nombreux représentants de la société civile, de la culture et de la science ont déjà rejoint le comité. Une conférence de presse a eu lieu le 28 janvier à l’agence TASS. Nous avons l’intention de mener un travail considérable dans ce domaine. Nous utilisons activement le IIIe Forum international antifasciste qui se tiendra en avril de cette année. Les actions internationales, lorsque le public y participe, sont très importantes pour créer un climat politique dans certains pays et sur la planète en général », a déclaré Novikov.
Le politologue Nikita Danyuk a tenté de critiquer le représentant du PCRF. Et ce, pour une raison très discutable. Selon lui, « la grande erreur des communistes » est de considérer Zelensky comme un acteur politique. C’est pourquoi, a poursuivi Danyuk en développant son raisonnement, la Russie ne devrait pas dialoguer avec Kiev, mais avec les États-Unis.
Dmitri Novikov a rétorqué qu’il ne s’agissait pas d’une erreur, mais du comportement ignoble de Zelensky. Il a rappelé que les habitants de l’Ukraine avaient voté pour un certain programme, qu’ils voulaient la paix. Quant aux espoirs placés en Washington, Novikov a conseillé d’observer plus attentivement la tactique de Trump : « Vous ne voyez pas comment il se comporte ? À chaque fois, il prend ses distances et dit que le conflit militaire est un problème entre Kiev et Moscou. Nous, prétend-il, nous aidons seulement à le résoudre. Ne sous-estimez pas ce jeu. »
Ayant apparemment compris que « tout le vent était sorti du sac », Danyuk a décidé pour une raison quelconque d’accuser les communistes de vouloir signer « Minsk-3 ». « Nous n’avons jamais soutenu une telle chose », a immédiatement réagi le vice-président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie.
Les autres participants à l’émission ont soutenu les propositions des communistes. L’expert Ivan Konovalov a rappelé que les partis communistes existent partout dans le monde. Rien que pour cette raison, insister sur la libération de Maduro peut permettre d’obtenir des résultats importants.
Le sujet suivant abordé par les experts a été la politique belliqueuse de la Maison Blanche à l’égard de l’Iran. Les animateurs ont demandé aux invités du studio si les États-Unis allaient frapper Téhéran et comment le monde réagirait à cela.
Selon Novikov, même Donald Trump ne sait pas avec certitude s’il y aura une frappe : « Il ne faut pas croire qu’il peut prédire l’avenir et qu’il sait déjà quelle décision il prendra demain. Il prend ses décisions politiques de manière à avoir plusieurs options. Si les États-Unis parviennent à déstabiliser la situation politique interne en Iran, ils attendront. Pourquoi alors lancer des frappes ? Cependant, les dirigeants iraniens ont clairement pris le contrôle de la situation dans le pays », a déclaré avec certitude le vice-président du KPRF.
Dans le même temps, Dmitri Novikov a reconnu qu’il était important pour Trump d’avoir la possibilité de lancer des frappes. Il n’a pas l’intention de renoncer à cette perspective. Il semble que la menace d’une attaque militaire soit, d’une part, un moyen de stimuler les actions de l’opposition iranienne et, d’autre part, une méthode pour faire pression sur le gouvernement officiel de Téhéran.
Trump, a expliqué le député communiste, a déjà l’expérience du Venezuela sous les yeux. Ses dirigeants actuels élaborent leur politique de manière à préserver, d’une part, les positions politiques des chavistes, du Parti socialiste unifié du Venezuela, et, d’autre part, à ne pas irriter le principal impérialiste au point qu’il utilise toute sa puissance militaire pour détruire l’État vénézuélien.
« Trump peut tout à fait espérer que les Iraniens commenceront à faire preuve de modération. Ses actions ne sont pas nécessairement une préparation à une solution purement militaire. Il y a aussi l’espoir que Téhéran vacille. Bien que, pour ma part, je ne prévois pas une telle évolution des événements », a souligné Dmitri Georgievitch.
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