Une des conditions d’une situation révolutionnaire est la crise à l’intérieur de la classe dominante. Il est évident que nous sommes en plein dans celle-ci. Il y a Davos dont nous parlons par ailleurs, il y a le Japon et il y a cette manière dont Trump traite ses vassaux, dans mon livre je le compare à la pratique par laquelle on enduisait les tricheurs de goudron et de plume, une sorte d’exutoire, un lynchage qui fait partie du spectacle. Donald Trump n’a pas hésité mardi à publier une capture d’écran d’un message d’Emmanuel Macron. Le président français y propose un sommet du G7 à Paris et un dîner, tout en marquant son désaccord sur le Groenland. Une fuite qui intervient en plein forum de Davos et alors que la France est sous la menace de surtaxes douanières américaines. Et on ne veut toujours pas rompre l’alliance atlantique et aller vers le monde multipolaire ? Au fait est-ce qu’on ne pourrait pas profiter de la situation pour laisser entendre que les soviétiques ont contribué à la victoire de la deuxième guerre mondiale ? (note de Danielle Bleitrach histoireetsociete)
latribune.fr
Publié le 20/01/26 à 10:38

Le président des États-Unis, Donald Trump, rencontre le président français Emmanuel Macron lors de la 80e Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 23 septembre 2025.
REUTERS – Alexander Drago
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Un message de Macron révélé par Trump. C’est par une capture d’écran publiée sur Truth Social que Donald Trump a dévoilé mardi matin un message que lui a envoyé Emmanuel Macron. Une pratique diplomatique assez inhabituelle. Le message aurait été envoyé à 17 h 01 lundi, heure locale (soit 23 h 01, heure de Paris). Le message a été authentifié mardi matin par l’entourage du président français qui a dit qu’il était « bien réel ». Voici ce qu’on peut y lire : « Mon ami, nous sommes totalement alignés sur la Syrie. Nous pouvons faire de grandes choses en Iran. Je ne comprends pas ce que tu fais au Groenland. Essayons de bâtir de grandes choses : 1) Je peux organiser une réunion du G7 après Davos à Paris jeudi après-midi. Je peux inviter les Ukrainiens, les Danois, les Syriens et les Russes en marge. 2) Dînons ensemble à Paris jeudi avant que tu ne repartes aux États-Unis. Emmanuel. »
La réponse de l’entourage de Macron. Selon son entourage, ce message « démontre que le président français en public comme en privé défend la même ligne ». « Au Groenland, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États n’est pas négociable et notre engagement en tant qu’allié de l’Otan, pour la sécurité dans la région arctique reste intact », a-t-on expliqué de même source.
« Nous sommes par ailleurs déterminés à faire de notre présidence du G7 cette année un moment utile pour contribuer au dialogue et à la coopération », a-t-on ajouté. « En Syrie, nous travaillons ensemble avec les Américains au service de l’unité et de l’intégrité territoriale de la Syrie et au respect du cessez-le-feu, tout en restant fidèles à nos alliés dans la lutte contre Daech », selon l’entourage.
« En Iran, nous exigeons des autorités iraniennes le respect des libertés fondamentales et nous sommes aux côtés de celles et ceux qui les défendent », a-t-on poursuivi.
La récidive de Trump. À 1 h 53 du matin (7 h 53, heure de Paris), Donald Trump en a aussi profité pour partager un message flatteur du secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte : « Monsieur le président, cher Donald — ce que vous avez accompli en Syrie aujourd’hui est incroyable. J’utiliserai mes engagements médiatiques à Davos pour souligner votre travail là-bas, à Gaza et en Ukraine. Je m’engage à trouver une voie à suivre sur le Groenland. J’ai hâte de vous voir. Bien à vous, Mark. »
Pourquoi c’est important. Depuis plusieurs jours, Donald Trump invoque des motifs de sécurité face aux Russes et aux Chinois pour s’emparer du Groenland et il a menacé de surtaxes douanières les pays qui s’y opposeraient, dont la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni.
À l’heure où l’UE réfléchit à des mesures de rétorsion commerciales, les déclarations à la tribune de Davos des dirigeants européens mardi seront particulièrement scrutées. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit notamment prononcer l’un des discours d’ouverture, avant le vice-Premier ministre chinois He Lifeng.
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