Le Pourquoi du malaise dans cette « civilisation », l’impossibilité d’y penser et d’y agir, raisonnablement … écoutez cette histoire comme je vous l’ai dit la politique est si déconsidérée qu’il faut parfois trouver les moyens d’en sortir pour se faire entendre.
Dans le fond c’est Jean-Luc Picker qui m’a donné les clés de mon exigence face à ce qui peut se présenter comme un « malaise dans la civilisation » selon le texte célèbre de Freud. Je pense également à son débat avec Einstein. UN dialogue célèbre qui porte sur l’influence que pourrait avoir la psychanalyse dans la capacité à interdire la guerre, l’obsession d’Einstein, si actuelle. Ce que lui répond Freud n’est pas non plus hors de propos, cette peur de la guerre relève d’une forme de décadence de l’élan vital et manifeste peut-être l’épuisement de l’espèce. Effectivement Todd l’a très bien perçu la démographie est telle que l’espèce n’a aucune propension à la guerre. On retrouve aussi cette idée de la guerre comme état naturel qui est à l’origine du droit international moderne et que cette brute impérialiste, Trump ce croquemitaine orange définit comme la paix, celle du far west… Le monroism devenu donroisme, sorte de viagra pour vieillard parodiant la puissance, une tentative de renaissance juvénile d’un système crépusculaire, alors que celui-ci se heurte à l’épuisement de son rapport à la nature, à la contradiction des rapports de production dont il est l’ultime manifestation sous forme d’apocalypse. C’est un gigantesque bluff, puéril et effrayant qu’il faut impérativement dénoncer.
Le viagra de la doctrine Monroe appliqué à la planète…

Si on ne le fait pas c’est la mort, le choix de la défaite. A la peur il faut substituer la patience et l’ironie, la théorie, l’organisation. Ça ne vous rappelle rien ? Tout est si caricatural à commencer par le coût du déplacement de l’armada d’un point de la planète à l’autre… comme la réponse des Européens au Groenland…
Donc pour revenir à ce que m’a écrit Jean Luc Picker à propos de ma dénonciation de l’antisémitisme possible de son propos, cela m’a permis d’entrevoir les raisons que j’avais d’étouffer littéralement dans le champ politique français et mon besoin quasi vital de m’en abstraire : il insistait sur mon engagement anti-impérialiste et à propos du sionisme disait que sans que l’on put rien me reprocher, au contraire, j’avais en moi l’attitude qui fut celle du mouvement communiste international à la création d’Israël. Il a profondément raison, j’exècre Israël et ses dirigeants, je pense que c’est une tragique impasse désormais… mais il y a en moi ce bateau appelé Exodus dans lequel j’aurais pu être. Peut-être est ce aussi la reconnaissance de la faille que crée cette appartenance juive et par laquelle j’éprouve un aussi intense malaise dans cette fin de civilisation… sur ce manque initial il y a en d’autres temps auxquelles correspondent l’internationalisme, l’URSS, Cuba, l’Afrique, et toutes ces expériences remontent dans mon petit livre le Zugzwang et dans bien des écrits que je publie dans ce blog. Elles remontent en tempête de l’histoire mais aussi en ironie, en cocasserie des petites gens. Ceux qui ne jouent pas les belles âmes et ont acquis la ruse.

Ce sont ces temps empilés dans ma mémoire qui se réveillent pour m’inviter à poser des questions, qui ici n’ont plus cours, alors que partout cet antiimpérialisme est dans le retour de l’Histoire.
Pourquoi? ai-je dit, en pensant bien sûr aux camps nazis avec leur proclamation ici « le pourquoi est interdit« , quand on m’interdit par censure le Pourquoi, il y a en moi toujours ce déclenchement des peurs enfantines qui m’oblige à partir pour survivre… Mais il y a ce qui a été la réponse, la lutte victorieuse contre le nazisme celle des masses dans le communisme et là je retrouve le * magnifique livre de Victor Hugo et Aragon d’ailleurs… Le Pourquoi de l’histoire dont nous parle Victor Hugo.
Pourquoi ? parce que…
Avec le « monde multipolaire, l’Histoire revient, la Grande, la démesurée et en affirmant cela nous pensons à ce roman gigantesque de Victor Hugo Quatre-vingt-treize qui embrasse les convulsions révolutionnaires françaises en 1792-1793 de Valmy à la trahison de Capet à Varenne et son exécution. Cette passion française qui transforme le peuple en tempête et cette phrase si forte de Hugo pour l’exprimer :
« Devant cette mystérieuse complication de bienfaits et de souffrance se dresse le Pourquoi de l’histoire ? Parce que »
C’est ce souffle là dont nous avons besoin et qui m’a fait revoir quatre fois les huit heures du film d’Abel Gance sur Bonapate révolutionnaire.
Dans cette aspiration à repenser défaites et victoires de ce que l’on dit être les masses imposant le progrès dans l’égalité, la liberté, la fraternité il y le rêve mais la dénonciation des illusions parce que ce rêve là se paye au comptant du sang versé, des sacrifices surhumains et il est déjà là dans sa matérialité, avec ses défis concrets, et ceux qui s’engagent dans un tel combat doivent avoir une lucidité qui n’existe plus ici sur la réalité du présent, la nature du monstre. Donc je pose des questions qui n’ont pas de sens comme l’état réel du basculement historique et même la situation est-elle révolutionnaire?
Mes questions sont parfois un coup de sabre dans la vase du marais et puis il y a les culs bénis de « la démocratie » bien pensante, de tous les conformismes, qui se signent sur mon passage et acceptent la pieuse censure, mes cris suscitent parfois de si sottes réactions qu’elles en sont insultantes non pour moi mais pour eux et ce qu’ils prétendent être. Tout devient une parodie dérisoire grotesque comme l’est l’expédition du Groenland, face à cela c’est une souffrance que je ne peux même pas reprocher à ces pauvres gens qui font ce qu’ils peuvent et probablement correspondent plus à ce que la France est devenue.
le fantôme du héros comme une histoire d’amour…
Mais c’est aussi un bonheur juvénile éprouvé par une vieille dame et ses fantômes aimés, une passion retrouvée qui mobilise toute l’expérience acquise pour tenter de penser comme on vit. Un dialogue avec ceux qui jadis ont fait d’une enfant naïve enfermée dans ses livres une combattante malgré elle et qui déteste le bruit et la fureur inutile.
Dans le fond mon internationalisme ressemble à une histoire d’amour avec un fantôme. Je songe à ce film du grand Joseph L.Mankiewicz L’Aventure de Mme Muir (titre original : The Ghost and Mrs. Muir) sorti en 1947, une femme qui fuit la société victorienne dans un pavillon au bord de la mer y rencontre un fantôme aventurier capitaine et l’homme lui dicte ses mémoires qui deviennent un best seller tant l’époque (victorienne) a besoin de ce vent qui vient du large pour survivre, pour sentir ce que Jack London décrit si bien… Pour s’échapper face à ce maccarthysme qui nait, la bombe atomique, la guerre froide… De ce « ressenti » comme on dit, j’en perçois dans tout ce que je publie même quand il s’agit de textes de spécialistes de la bourse, de ceux qui participent à Davos, ou de ces proclamations enflammées dont les latinos ont le secret, les échos dans ces propositions de brigades internationales, et par rapport à cela je me suis dit hier que dans le fond ce syndic de faillite qu’est Trump allume partout des feux et applique la stratégie de Che Guevara, simplement il s’agit d’y bloquer l »armada et d’en empêcher les crimes.
les dealers, et la copulation des flamants roses…?
puisque je suis dans le ressenti, je voudrais vous commenter une histoire marseillaise, notez que je ne sais quelle institution européenne vient de décerner à cette ville le titre de ville la plus « authentique ».
Allons voyons pour « l’authenticité » : j’habite sur une petite place sympa comme il y en a tant dans Marseille, celle d’anciens villages autour de leur église… A droite un collège, au centre une station de métro… des restaurants, des boulangeries snacks avec leur terrasses et devant le porche de l’église, une cour des miracles a entassé ses matelas … Oui mais il y aussi les dealers. Malheureusement pour moi, mon immeuble est juste dans l’angle qui permet de voir les clients potentiels, l’arrivée du « livreur » par le métro quant aux « flics » nous en reparlerons. Mon immeuble typique du « haussmanien marseillais » a été peu à peu occupé par des co-locataires et ils ne sont pas trés soucieux de la fermeture avec aimant de la grande porte du hall qu’ils considèrent comme un garage à velo, étudiants et bobos fauchés, nous nous entendons bien. Résultat pour cause de porte mal fermée périodiquement le hall de l’immeuble est investi par un groupe de dealers juvéniles qui tels des Trump de poche veulent conquérir le territoire par la peur.. tout le week end ils ont tenté et réussi à pénétrer et comme je suis au Rez de chaussée, quand il y a des bagarres, ils tentent de faire peur en tapant et poussant ma porte qui heureusement est blindée…l’autre jour j’avais oublié de la fermer à clé et elle menaçait de céder, les clés étaient à 5 mètre de là sur la table de la salle de séjour… J’ai franchi l’espace et suis revenu fermer tandis que ces cons criaient derrière la porte leurs menaces pittoresques. C’était étrange, j’ignore pourquoi je n’ai pas peur et je me disais que ce n’était pas pire que la longue maladie simplement être égorgée c’est pas sympa… combien de temps ça dure ? Et je me suis calmement endormie tandis que ces abrutis cassaient la porte de la cave, détruisaient pour le plaisir… Inutile de compter sur les flics m’a expliqué l’un d’entre eux, en haut on protège les trafiquants et les dealers connaissant leurs adresses, celle du collège des enfants et achètent par ce chantage leur inertie… Bonne ambiance pour les municipales tandis que ça s’insulte à qui mieux mieux entre politiciens … *
les seuls avec qui je peux discuter de ça de manière humaine et raisonnée sont les familles algériennes ou autres « issues de l’immigration » avec qui nous échangeons des propos réalistes sur ce qu’il faudrait faire avec ces gosses qui copient les maitres du monde, ce qu’ils voient dans les jeux videos, sur les situations familiales … Les autres se partagent en deux catégories, ceux qui me proposent d’aller voter pour le doublon du croquemitaine orange… et ceux qui au contraire n’osent pas en parler de peur d’alimenter le courant des premiers, de gauche, du centre, de partout à la fois… Ceux qui sont raisonnables et humains n’ont pas de candidats…
Moi ce que j’ai appris de « l’international » c’est que les conditions sont réunies non pas que pour que le gros dealer terroriste règle les problèmes mais pour le développement du business, une armée privée à un coût aussi prohibitif que l’armada du dealer en chef..Celle qui sévit à Minneapolis, celle que l’on recrute chez les excités de Miami et qui viennent enlever les chefs d’Etat chez eux.. parce qu’ils sont accusés d’être des trafiquants de drogue avec l’assentiment de toute la gôche »…
Mais là où j’ai éclaté d’un rire libérateur c’est quand j’ai reçu au titre des séductions de la campagne électorale la proposition du conseil général de droite adressée aux personnes âgées :
une sortie en Camargue pour contempler la parade nuptiale des flamants roses, en plein mois de janvier alors qu’il pleut ce qui à Marseille se traduit par le refus de mettre le nez dehors et pas seulement pour les octogénaires dont je me demande combien doivent subir la cohabitation avec des bandes de connards qui ne sont dangereux que parce qu’ils sont beurrés comme des petits LU…
Et bien imaginez les Vénézuéliens, les Cubains et tous ceux qui sont sous la menace du dealer terroriste en chef et de son armée, qui se planque derrière une armure couteuse et inutile pour les étrangler et qui reconnait que tout ayant été essayé contre eux, et qu’il ne reste plus qu’à rentrer, massacrer tout le monde et à tout saccager les encercle. Je sais par expérience que face à certains des discours de notre monde politico-médiatiques, ils doivent vivre un peu la même situation complètement onirique: ils risquent leur peau, et pendant ce temps là il y a des mecs qui sont incapables de s’entendre sur la moindre idée positive, mais qui s’unissent autour d’idées aussi incongrues que leur proposer de participer à la parade nuptiale des flamants roses, à savoir, la défense et illustration de la démocratie idéale réclamée à ceux à qui il ne reste plus qu’à crier : hé! connard viens donc le Vietnam tu connais ? .Ou comme moi tenter de fermer la porte blindée et exiger le calme comme les présidentes mexicaine et vénézuélienne. Sans oublier d’autres français contemporains qui se prennent pour des révolutionnaires et pondent des textes de conseil tactiques sur le fait de savoir si elles et moi ne sommes pas vendues au « Mossad ».
Danielle Bleitrach
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