Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

L’ancien secrétaire général de l’OTAN appelle l’Occident à engager un dialogue avec la Russie

Qu’il y ait dans ces appels à renouer le dialogue une prise de conscience importante par rapport à ceux qui ne voient que l’escalade est un signe important d’avancée, comme l’est la division des pays européens face à ceux qui comme Macron parlent de dialogue tout en multipliant les provocations qui rendent celui-ci impossible. Cette forme de lucidité est le fruit de la victoire de la Russie sur le terrain avec le chantage de Trump, elle doit aussi s’ancrer sur la reconnaissance d’une situation et la prise en compte des lignes rouges de la Russie, celles qui ont provoqué « l’opération spéciale ». Ce dialogue n’est pas une nécessité pour la Russie qui pourtant l’accueille favorablement mais il l’est pour les pays de l’UE qui ont payé chèrement la politique de sanctions et d’agression systématique de la Russie et sont incapables de poursuivre une telle ligne imposée par un empire qui les traite en vaincus de qui on peut tout exiger. Arrêter la campagne de diabolisation, substituer un dialogue autour des positions des uns et des autres mais aussi reconnaître l’échec du bellicisme chauvin à qui l’Ukraine a servi de tête de pont. Il en est de ce conflit ukrainien comme dans bien d’autres cas, il ne suffit pas de changer d’attitude en réclamant la paix ou même le « socialisme » sans autocritique. On le mesure bien, non seulement on fera grandir les adversaires mais on entretiendra des « collabos » qui ressurgiront à chaque crise pour nous imposer leur crasse atlantiste et opportuniste. Et jamais il n’y aura alors dans les nations, les partis qui cèdent à cet opportunisme la moindre chance de refaire le terrain de leur « étrange défaite » pour reprendre le mot de Marc Bloch, le grand historien. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

« Et troisièmement, nous devons communiquer avec la Russie en tant que pays voisin », a-t-il souligné, notant que la Russie partage des frontières terrestres et maritimes avec l’organisation.

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L’ancien secrétaire a souligné que, malgré la nécessité d’une « dissuasion crédible », il était également essentiel de maintenir le dialogue avec le géant eurasien. Photo : EFE.

L’ancien secrétaire général de l’OTAN appelle l’Occident à engager un dialogue avec la Russie

17 janvier 2026 

L’ancien secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a appelé l’Occident à engager un dialogue avec la Russie sur le conflit ukrainien, de la même manière qu’un dialogue existe entre les pays européens et avec les États-Unis.

Lors d’une interview, le politicien norvégien a été interrogé sur la situation actuelle du conflit et la possibilité d’une relation avec la Russie , ainsi que sur une éventuelle collaboration avec Moscou ou sur la persistance de la confrontation.

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« Premièrement, nous devons dialoguer avec la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine, comme le font déjà les États-Unis et d’autres pays. Deuxièmement, nous devrons à terme discuter d’une nouvelle architecture de contrôle des armements », a expliqué Stoltenberg, faisant allusion à un accord conclu pendant la période complexe de la Guerre froide qui avait permis de limiter les armes nucléaires.

« Troisièmement, nous devons communiquer avec la Russie, notre voisin », a-t-il souligné, rappelant que Moscou partage des frontières terrestres et maritimes avec l’organisation . À cet égard, l’ancien secrétaire a insisté sur le fait que, malgré la nécessité d’ une « dissuasion crédible », il était également essentiel de maintenir le dialogue avec ce géant eurasien.

Le président russe Vladimir Poutine a imputé la crise ukrainienne à l’Occident, l’ accusant d’ignorer depuis des années les intérêts légitimes de la Russie et de menacer le pays en déployant des troupes de l’OTAN jusqu’à ses frontières. « Cette action contrevient aux promesses publiques qui nous ont été faites », a déclaré Poutine, ajoutant que protéger certains au détriment des autres n’a jamais abouti, et n’aboutira jamais, à rien de bon.

À cet égard, le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov, a indiqué que certains pays européens, comme la France, l’Allemagne et l’Italie, se sont déclarés prêts à reprendre le dialogue avec le président Vladimir Poutine afin de rétablir la stabilité en Europe. Parallèlement, le Royaume-Uni a exclu toute intention d’entamer des pourparlers avec la Russie, tandis que la Commission européenne a souligné que des contacts seraient établis, mais pas dans l’immédiat.

La Russie, pour sa part, a proposé des initiatives visant à construire un nouveau modèle de sécurité, tant en Europe que dans le monde, « fiable et équitable », promouvant l’idée de reprendre ces discussions pour parvenir à un règlement pacifique du conflit ukrainien, « et le plus tôt sera le mieux » . Poutine a déclaré à plusieurs reprises que la Russie n’a aucune intention d’attaquer les pays européens.

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