Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Le dilemme américain en Iran, le ZUGZWANG ou « le piège stratégique », quelle relation avec une « situation révolutionnaire ? par Danielle Bleitrach

Le plus urgent aujourd’hui à mettre en avant ce sont les conditions de la souveraineté de ce très grand pays de 90 millions d’habitants. L’IRAN, comme toutes les autres nations et plus que beaucoup d’entre elles, vit depuis des décennies dans un contexte géopolitique marqué par les ingérences de l’impérialisme, coups d’Etat, blocus, sanctions, tout ce qui relève du terrorisme de ce pillard qui a longtemps passé pour le défenseur de l’ordre, son exécuteur « légitime ». Comme le disait Gaelano : partout où les Etats-Unis sont intervenus pour le bonheur des peuples, ils les ont laissé massacrés et en état de folie. Ils ont pour cela et accompagné l’ingérence des guerres meurtrières dans leur région. Ceci est le fond, ce que l’histoire nous apprend. Il importe aussi de savoir que les conditions ont changé et que ces interventions loin d’être toutes puissantes fonctionnent aujourd’hui comme un « piège stratégique » où chaque option comporte des risques susceptibles de surpasser les gains potentiels.Ceci est structural totalement indépendant des vertus morales et démocratiques que nous attribuons ou non aux protagonistes. Comme l’a très justement noté Franck Marsal dans un texte publié ici, la co-occurrence de la crise iranienne et de la crise vénézuélienne nous dit bien des choses sur les difficultés des impérialistes. Le Venezuela n’est déjà plus un problème périphérique ; c’est un bourbier qui exige une attention accrue au même titre que l’Iran, Israël et la Chine, forçant Washington à gérer des crises parallèles avec une marge de manœuvre très réduite. Il devient de plus en plus problématique pour les Etats-Unis de gérer les conséquences cumulatives d’un grand nombre de conflits alors même que la marge de manœuvre se réduit. On peut estimer que chaque intervention réduit les potentialités stratégiques de l’impérialisme au lieu d’accroitre comme il l’espère l’affirmation de sa puissance. Sur le plan théorique il reste à examiner en quoi le piège stratégique a une relation ou non avec ce que Lénine définit comme une situation révolutionnaire au stade impérialiste. Nous présentons à ce titre dans histoire et societe quelques analyses qui démontrent que l’influence des Etats-Unis ne cesse de décroître dans l’opinion publique mondiale alors que celle de la Chine monte et c’est le cas dans le monde arabe avec le texte d’un intellectuel que nous publions, comme illustration de cette prise de conscience.

Voici ce que je répondais à divers commentaires sur la déclaration du parti communiste d’Iran, le Tudeh :

Il me semble nécessaire d’accueillir avec respect ce que dit le Toudeh pour au moins deux raisons : d’abord il y a l’histoire de ce parti et la deuxième raison c’est que justement j’ignore tout de ce qui se passe sur le terrain. J’ignore effectivement son implantation et ses points d’appui. En revanche, j’estime que sauf à disparaître il devait intervenir en se posant certes comme une force d’opposition proche des revendications dont des témoignages crédibles insistent sur le caractère fondateur de la volonté d’indépendance nationale et économiquement incontournables. En tant que parti communiste, il devait intervenir proposant une alternative qui ne soit pas celle du retour du shah avec une diaspora qui est plus complexe que celle du Venezuela mais qui dans les fourgons des USA et des Etats-Unis est la pire des solutions.

Comme le dit un des intervenants, cette déclaration a lâché un très gros avion, a-t-il une piste d’atterrissage? Je ne suis en rien habilitée à trancher comme je viens de l’indiquer.

Il y a pour moi deux catégories d’individus surreprésentés en France et dans les réseaux sociaux. Les gauchistes, anti-impérialistes de pacotille qui se déchaînent contre toute décision des forces sur le terrain en racontant des âneries et pire. On l’a vu à propos du Venezuela, ces gens sont un véritable danger, parce qu’avec quelques idées superficielles, ils reprennent toute la propagande de l’impérialisme, en jouant derrière leur ordinateur les grands stratèges au nom de simples rumeurs. Ces atrabilaires dont certains sont allés jusqu’à envoyer des lettres de dénonciation contre moi, sont parfois des flics qui s’ignorent. Ils ne sont pas si différents de ceux qui avant même que la bataille soit commencée ont déjà accepté leur défaite et reprennent eux aussi la propagande de l’empire et imposent la censure de tout ce qui « dépasse ».

J’essaye d’éviter ces deux écueils qui ne sont que les deux faces de la même médaille, par prudence, mais pas seulement, parce qu’avec le monde multipolaire les conditions de la bataille se sont renouvelées, même si parfois elles paraissent reprendre à l’identique des situations historiques… Il y a à la fois la nécessité d’endiguer un empire entré plus que jamais dans sa phase destructrice tout en marquant des lignes rouges, seuls ceux qui se battent peuvent avoir une telle vision. Ce qui demeure incontournable est le fait que l’Iran a constitué depuis des décennies un obstacle majeur au contrôle des routes de l’énergie par l’impérialisme des Etats-Unis. En outre l’évolution de la situation fait que les foyers qui partout s’allument ne sont pas seulement le produit d’un complot ourdi par les Etats-Unis et la nouveauté de la situation est que l’empire ne maîtrise ni la multiplicité des incendies, ni n’a d’issue dans sa proposition de régression. Dans un tel contexte, il y a des évolutions nécessaires tout en gardant la conscience de l’ennemi prioritaire. Ces évolutions sont commandées par la résistance à l’ingérence et la nécessité de l’unité nationale. en tenant compte du recul enregistré sur le plan théorique et la manière dont le primat de « la consommation » a dans les jeunes générations remplacé ce qui était la revendication à l’appartenance de classe. On ne fait pas la révolution comme l’ont compris les Chinois sans tenir compte des aspirations à vivre mieux… Il est particulièrement absurde d’avoir tout fait pour social démocratiser les peuples, avoir démoli soi-même les bases du communisme et prétendre « idéologiser » les peuples sur des théories fumeuses d’une « démocratie » qui ne fonctionne que pour les riches. C’est le travail accompli par l’eurocommunisme en Europe et partout, en favorisant la montée des « chauvinismes » nationalistes ou religieux

Ces lignes rouges qui ne relèvent pas de l’ingérence sont pour la Chine comme pour la Russie l’intervention des Etats-Unis qui n’a en aucun cas le souci de l’apaisement de ce foyer de violence mais ne peut que l’aggraver.

Et à ce titre ce qui me parait aujourd’hui le plus important à commenter ce sont les conditions dans lesquelles se trouve l’IRAN comme d’autres lieux dans lesquels l’impérialisme n’a cessé d’intervenir à coup de blocus, de sanctions, d’opérations qui relèvent du terrorisme et en les entraînant dans des guerres meurtrières dans leur région. De savoir aussi que les conditions ont changé et que ces interventions loin d’être toutes puissantes fonctionnent aujourd’hui comme un « piège stratégique » où chaque option comporte des risques susceptibles de surpasser les gains potentiels et ceci indépendamment des vertus morales et démocratiques que nous attribuons ou non aux protagonistes. Comme l’a très justement noté Franck Marsal dans un texte publié ici, la co-occurrence de la crise iranienne et de la crise vénézuélienne nous dit bien des choses sur les difficultés des impérialistes. Le Venezuela n’est déjà plus un problème périphérique ; c’est un bourbier qui exige une attention accrue au même titre que l’Iran, Israël et la Chine, forçant Washington à gérer des crises parallèles avec une marge de manœuvre très réduite. Il devient de plus en plus problématique pour les Etats-Unis de gérer les conséquences cumulatives d’un grand nombre de conflits alors même que la marge de manœuvre se réduit. On peut estimer que chaque intervention réduit les potentialités stratégiques de l’impérialisme au lieu d’accroitre comme il l’espère l’affirmation de sa puissance.

Si la plupart des commentateurs reconnaissent que la stratégie des Etats-Unis, en particulier celle du syndic de faillite qu’est Trump consacrent de fait le leadership de la Chine dans l’orientation de ce monde multipolaire, les événements actuels n’ont pas entamé son aura dans le monde musulman et il ne s’agit pas de fanatisme mais bien d’une perception du rôle stratégique joué par ce pays dans un contexte où se multiplient les aspects désastreux et inhumains de l’intervention nord américaine qui a perdu sa légitimité à gouverner le monde. Ses alliés ont de moins en moins confiance et ses ennemis ont de moins en moins peur.

Le dilemme américain en Iran, stratégie choix et conséquence globale, par Ibrahim Majed. Le piège stratégique


Ibrahim Majed

@ibrahimtmajed

C’est parce que je suis à ce niveau et pas à celui très idéologisé et largement fabriqué dans lequel nous sommes enfermés par un système de propagande qu’il ne me viendrait pas à l’idée de me substituer à ceux qui sont sur le terrain et avec lesquels je partage au moins une idée essentielle : la pire des choses serait de laisser l’impérialisme maitre de la situation, soit par ses interventions militaires, son « addiction » belliqueuse, soit par le dynamitage des possibilités de coopération et de négociation pour trouver une issue. Tout ce qui peut aller dans le sens de cette ingérence y compris la propagation de rumeurs, les divisions me parait devoir être écarté. En revanche, il est nécessaire d’avoir conscience de ce que représente l’IRAN dans l’équilibre ou le déséquilibre mondial. A ce titre, je partage beaucoup des attendus de cette analyse :

Depuis plus de quarante ans, les États-Unis considèrent l’Iran comme un obstacle majeur à leur domination au Moyen-Orient. Sanctions, opérations secrètes, cyberattaques et menaces militaires ont été déployées, sans pour autant produire de résultats décisifs. Au contraire, ces efforts ont créé un piège stratégique, où chaque option comporte des risques susceptibles de surpasser les gains potentiels. Aujourd’hui, Washington ne se demande pas seulement comment vaincre l’Iran, mais aussi s’il peut survivre aux conséquences d’une telle tentative. Ce qui rend ce moment particulièrement périlleux, c’est la convergence de multiples facteurs de tension : les troubles intérieurs en Iran, l’hostilité régionale croissante envers la présence américaine, l’influence grandissante de la Chine et la détérioration de la situation au Venezuela. Ensemble, ces éléments modifient la logique coût-bénéfice de toute action et révèlent les limites de la puissance américaine sur de trop nombreux fronts.

Frappe de décapitation : un raccourci vers la guerre régionale

Une option extrême serait une frappe militaire directe contre l’Iran, pouvant inclure l’assassinat du Guide suprême, l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et la destruction d’infrastructures militaires et civiles essentielles. Khamenei n’est pas qu’une simple figure politique ; il est une autorité religieuse chiite majeure. Son assassinat serait vraisemblablement perçu comme une attaque contre la civilisation, déclenchant une mobilisation massive, une guerre asymétrique et des représailles en Irak, au Liban, au Yémen, dans les pays du Golfe et au-delà. Plutôt que de neutraliser l’Iran, une telle action déclencherait presque certainement une guerre régionale aux graves conséquences mondiales : chocs sur les marchés de l’énergie, perturbation des voies maritimes et instabilité financière. Des parallèles historiques, comme l’invasion américaine de l’Irak en 2003 et ses répercussions régionales, illustrent l’ampleur des conséquences potentielles.

Une autre option consiste à cibler les infrastructures civiles et économiques iraniennes – raffineries de pétrole, réseaux électriques, ports, oléoducs et réseaux de transport – tout en encourageant les troubles internes. Cette stratégie instrumentalise l’effondrement de la société. Or, cet effondrement ne restera pas contenu. Ces attaques seraient perçues comme une punition collective, légitimant des représailles non seulement contre l’Iran, mais aussi contre les intérêts américains et alliés dans toute la région. Les bases, ambassades, plateformes logistiques et actifs des entreprises américaines deviendraient des cibles vulnérables. Au lieu d’affaiblir l’Iran, cette approche risque d’exporter l’instabilité directement vers les intérêts américains et alliés, engendrant une cascade de crises bien au-delà de Téhéran.

Déstabilisation clandestine : une stratégie vouée à l’échec.

Une troisième voie consiste en une déstabilisation clandestine : soutien aux groupes armés, facilitation du sabotage, promotion des assassinats et amplification des violences internes. Cette stratégie est comparable à celle déployée par les États-Unis durant la guerre civile syrienne, dès l’administration Obama. Cette tactique a engendré un conflit prolongé de guerre asymétrique, au cours duquel les États-Unis ont finalement renversé le régime de Bachar el-Assad fin 2024. Après la chute d’Assad, un nouveau régime syrien a pris le pouvoir, nommant Ahmed Hussein al-Charia à sa présidence. Al-Sharaa avait auparavant été émir du Front al-Noss, affilié à l’État islamique, de 2012 à 2017, puis de Hayat Tahrir al-Sham de 2017 jusqu’à son accession au pouvoir de facto en Syrie en 2024, avant de devenir président en 2025. Depuis sa prise de fonction, la Syrie est plongée dans le chaos, marquée par la persécution des minorités religieuses comme les Alaouites et les Druzes, ce qui a exacerbé le conflit avec Israël. La résurgence de l’État islamique en Syrie a également fragilisé le règne d’al-Sharaa. Ces conséquences laissent présager le chaos qu’un vide du pouvoir en Iran engendrerait.

Jusqu’à présent (en Iran), cette stratégie a largement échoué. Ces groupes n’ont pas réussi à mobiliser un large soutien populaire. Au contraire, les attaques contre les forces de sécurité et les civils ont souvent renforcé la cohésion interne et la légitimité de l’État. Plutôt que de fragmenter l’Iran, la déstabilisation clandestine a paradoxalement renforcé les structures mêmes qu’elle cherchait à affaiblir.

Les lignes rouges de l’Iran : la certitude des représailles

L’Iran a clairement exprimé ses lignes rouges : toute action militaire américaine entraînera des représailles. Ces représailles ne se limiteraient pas aux bases américaines. Israël serait probablement la principale cible, ses installations et infrastructures militaires étant visées au même titre que les forces américaines. Du point de vue de Téhéran, Israël n’est pas un simple spectateur, mais un acteur clé de toute campagne anti-iranienne. Le conflit de douze jours mené contre Israël en juin dernier illustre comment les États-Unis ont servi d’instrument à la réalisation de la mission israélienne de changement de régime en Iran. Lors de la dernière rencontre entre le Premier ministre israélien et le président américain Donald J. Trump, fin décembre 2025, la reprise des frappes contre l’Iran est restée un sujet central de leurs discussions. Contrairement aux frappes stratégiques limitées menées en juin contre des sites nucléaires iraniens cruciaux, toute frappe américaine d’envergure visant à renverser le gouvernement iranien actuel risque de déclencher une guerre sur plusieurs fronts, augmentant considérablement le coût d’une escalade. Une guerre contre l’Iran n’est pas un conflit bilatéral, mais un conflit régional et systémique.

Les lignes rouges stratégiques de la Chine

La Chine perçoit l’Iran moins comme un partenaire sentimental que comme un pivot stratégique : un maillon essentiel de la sécurité énergétique, de la stabilité régionale et des corridors terrestres et maritimes reliant le Moyen-Orient à l’Asie centrale et à l’Europe. Pour Pékin, la préoccupation majeure n’est pas la « loyauté envers Téhéran », mais le risque systémique engendré par un Iran déstabilisé : perturbations des flux énergétiques, instabilité des routes maritimes et un précédent de rupture coercitive du régime dans une région centrale pour le commerce mondial. Deux scénarios, en particulier, pourraient accentuer la perception de la menace par Pékin et accroître la probabilité d’une riposte chinoise plus ferme (pas nécessairement militaire, mais résolument conflictuelle sur les plans économique, diplomatique et géopolitique) : – Un affaiblissement durable de la Russie, qui supprimerait un contrepoids majeur et concentrerait l’influence occidentale en Eurasie. – Un démantèlement décisif des capacités étatiques et du réseau régional iraniens, engendrant soit un désordre prolongé, soit un réalignement stratégique qui consoliderait l’influence américaine sur les points de passage stratégiques pour l’énergie et le transit. Dans les deux cas, Pékin pourrait interpréter le « succès » américain non comme un aboutissement, mais comme une répétition générale en vue d’une intensification des pressions sur la Chine elle-même. Cela ne signifie pas que la Chine s’engagera automatiquement dans une confrontation directe, mais que la prévention d’un effondrement en Iran pourrait devenir, pour Pékin, une question de maîtrise des risques et d’autoconservation plutôt que d’alignement idéologique.

Venezuela : une crise parallèle.

Parallèlement, les États-Unis font face à une crise qui s’aggrave au Venezuela. Le Département d’État a émis un avertissement de niveau 4, exhortant les Américains à quitter le pays en raison des enlèvements, des troubles civils et des groupes armés. Les principales entreprises énergétiques américaines considèrent désormais le Venezuela comme un pays « non investissable », invoquant les risques sécuritaires et l’instabilité politique. Cette situation contraint Washington à une intervention militaire directe sur le terrain pour protéger les vies et les biens, mettant ainsi à rude épreuve les ressources militaires et politiques américaines. Le Venezuela n’est plus un problème périphérique ; c’est un bourbier qui exige une attention accrue au même titre que l’Iran, Israël et la Chine, forçant Washington à gérer des crises parallèles avec une marge de manœuvre très réduite.

Surcharge stratégique : la perte de contrôle.

Le défi américain n’est plus de choisir la « bonne » option, mais de gérer les conséquences cumulatives d’un trop grand nombre de conflits non résolus. Une frappe contre l’Iran déclencherait des représailles contre les intérêts américains et israéliens, entraînerait les alliés régionaux dans le conflit, perturberait les marchés de l’énergie et exacerberait les tensions avec la Chine. Parallèlement, le Venezuela accapare l’attention et les ressources, réduisant la marge de manœuvre ailleurs. Il en résulte un cercle vicieux : chaque mesure prise pour résoudre un problème en intensifie un autre. Les États-Unis semblent actifs partout, mais ne maîtrisent nulle part. La puissance ne se mesure plus à la capacité de frapper, mais à celle de prévenir les réactions en chaîne, et c’est précisément ce que Washington peine de plus en plus à faire. La surcharge stratégique ne survient pas soudainement ; elle s’installe par l’incohérence : trop de fronts, trop d’ennemis et trop peu d’options. En affrontant l’Iran, les États-Unis ne se contentent pas de s’attaquer à un État, ils se confrontent à un réseau interconnecté qu’il est impossible de soumettre par des bombardements sans embraser tout le système.

La fin du pouvoir facile

Le dilemme américain en Iran ne tient pas à un échec de la force, mais à une prise en compte du contexte. Le monde est trop interconnecté, réactif et résilient pour que la puissance unilatérale puisse agir comme par le passé. Une frappe contre l’Iran ne se limiterait pas à ce pays. Elle se propagerait à Israël, aux forces américaines, aux calculs stratégiques de la Chine, aux marchés de l’énergie et à la stabilité mondiale. La question n’est plus de savoir si les États-Unis peuvent frapper l’Iran, mais s’ils peuvent survivre à la réaction en chaîne qu’une telle frappe déclencherait.

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