Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Atlantisme, bellicisme, casse industrielle… par Xuan

Comme je l’ai expliqué personnellement je n’interviendrai plus sur la politique française dans ce blog mais nous sommes plusieurs gestionnaires du site et divers contributeurs. Donc si l’un d’entre eux souhaite intervenir sur le sujet sur lequel je m’interdis désormais de parler il est entièrement libre de le faire, il n’y aura jamais plus de chapô de ma part pour les commenter. Cette annonce fait partie du pluralisme revendiqué par histoire et societe et de la liberté accordée à chacun d’adopter un point de vue qui est le sien dans une orientation géopolitique qui demeure commune et l’on peut au contraire se féliciter de cette réflexion concrète sur la politique industrielle française et les effets des sanctions contre la Russie au cœur de notre réflexion sur le suicide européen et français qui s’approfondit. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Un sujet rebattu mais qui reste toujours d’actualité, car encore la bourgeoisie de notre pays ne connaît ni remords ni regrets.

Une entreprise chimique placée en redressement judiciaire, 540 salariés concernés sur les sites de Saint-Fons et Valence. Je vous laisse lire ci-dessous l’article de FR3 régions qui annonce cette nouvelle.

Polytechnyl est le dernier alias de la société Rhodia, elle-même issue du groupe Rhône Poulenc et de sa branche des textiles et fibres synthétiques. Ce groupe créé en 1928 était devenu dans les années 60 le premier groupe privé de chimie français, avec une soixantaine d’usines en France et plus de cent mille employés à travers le monde. On se souvient de la nationalisation très momentanée du groupe de 1982 à 1993, Mauroy était même venu visiter l’usine textile Setila à Valence. Mais il faudrait un roman pour raconter les nombreuses tribulations de ce groupe, en passant par les accords passés avec l’occupant allemand, « l’affaire Rhodia » impliquant Thierry Breton et Edouard Stern, les nombreux changements d’intitulé et « plans sociaux » à la clé.

La fermeture en 2009 du dernier fabricant français de fil polyester à Valence (Nouvelle Setila) a suivi inexorablement le choix de délocaliser l’atelier de texturation, dernière étape du process, au lieu de moderniser le parc machines, et aboutissant entre autres à la ruine de sous-traitants. Cependant l’activité des fibres polymères se poursuivait à travers des réductions d’effectifs répétées.

Mais le coup de grâce est venu des sanctions contre la Russie.

Comme l’indique l’article :

Pour justifier son PSE de l’été dernier de sa filiale, le groupe belge Domo Chemicals avait invoqué en mars « des conditions de marché qui se dégradent fortement » pour le secteur de la chimie, « notamment un prix du gaz 4 à 5 fois plus élevé qu’aux États-Unis ».

Cet exploit signé Le Maire prétendait on s’en souvient « écrabouiller la Russie » en remplaçant le gaz russe par le gaz de schiste des USA, celui-ci transporté par Total en faisant trois fois la culbute. La soumission à l’hégémonisme US se traduit ainsi matériellement par la casse de l’industrie et le licenciement de centaines de salariés.

Ces faits quotidiens doivent sans cesse être reliés à la domination de classe de la grande bourgeoisie capitaliste. Rien ne peut sauver notre pays et son peuple sauf l’avènement du socialisme.

Xuan pour Histoire & Société

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L’entreprise chimique de polyamides Polytechnyl placée en redressement judiciaire : 540 salariés concernés, essentiellement à Saint-Fons et Valence

Polytechnyl, filiale française du groupe belge Domo spécialisé dans les produits dérivés du polyamide, a annoncé vendredi 9 janvier, avoir été placée en redressement judiciaire. Une ombre sur les sites de Saint-Fons et Valence qui comptent 540 salariés.

Écrit parAFP et Dolores Mazzola Publié le10/01/2026 à 18h00

L’actu des régions

La filiale française du groupe belge Domo Chemicals, spécialisée dans les produits dérivés du polyamide, a été placée en redressement judiciaire. Jeudi 8 janvier, le Tribunal des Activités Economiques (TAE) de Lyon a ouvert cette procédure, a indiqué à l’AFP Coralie Mannino, responsable de la communication de Domo France. « Il est encore trop tôt pour se projeter et mesurer l’éventuel impact sur l’emploi de cette procédure, pour l’heure destinée à assurer au mieux la continuité de l’activité des deux sites », a-t-elle ajouté.

L’entreprise Polytechnyl est présente à Saint-Fons, sur le site de Belle-Etoile, depuis 1950.

L’entreprise Polytechnyl est présente à Saint-Fons, depuis 1950. • © France tv

PSE : déjà 130 suppressions de postes

L’annonce de ce placement en redressement judiciaire intervient après un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui, depuis l’été 2025, a permis à Polytechnyl de supprimer 130 postes, selon la direction. Il reste aujourd’hui quelque 450 salariés à Saint-Fons, au sud de Lyon « dans la vallée de la chimie ». Ils sont également environ 90 salariés sur le site situé à Valence, dans la Drôme.

Pour justifier son PSE de l’été dernier de sa filiale, le groupe belge Domo Chemicals avait invoqué en mars « des conditions de marché qui se dégradent fortement » pour le secteur de la chimie, « notamment un prix du gaz 4 à 5 fois plus élevé qu’aux États-Unis ».

Restructurations possibles à venir

La mise en faillite fin 2025 de trois filiales de Domo en Allemagne et « l’échec des négociations entre actionnaires, banques et créanciers visant à établir un plan global de financement » ont « eu des répercussions directes sur Polytechnyl », explique Domo France dans un communiqué.

« Dans les semaines à venir, les administrateurs judiciaires travailleront en étroite collaboration avec la direction et les partenaires de la société pour dresser un état précis de la situation financière et évaluer les options de restructuration possibles », promet Domo.

« Nous n’avons eu à ce jour aucune information claire et précise hormis la décision du tribunal », a confié à l’AFP Laurent Chalumeau, secrétaire CGT du Comité social et économique (CSE) de Polytechnyl. Y a-t-il un péril pour les salariés ? « Je ne sais pas, nous sommes intégrés dans un groupe international et nous n’avons pas réussi à avoir des informations sur la rentabilité de nos sites pris individuellement », a répondu le syndicaliste.

Le groupe belge Domo Chemicals possède des usines en Europe, aux Etats-Unis, en Chine et en Inde. Ces entités fournissent des produits dérivés du polyamide aux secteurs automobile, électrique, électronique, agricole, pharmaceutique, textile et des biens de consommation.

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