Un article qui explique ce dont nous avons ou nous devrions avoir conscience, la destruction de l’Europe et de l’Eurasie n’est pas née du hasard, elle a été programmée et a joui de complicités qui sont les responsables d’une situation de dégradation qui s’accélère au point de paraître inexorable. Il y a et il y a eu des contre tendances qui allaient vers la paix et le développement elles ont subi des actes terroristes encadrées par des propagandes mensongères et ça continue. Il ne pourra pas y avoir de résistance et de combat sans en prendre conscience. Mais au-delà de cette opération particulière il faut aller plus loin et mesurer que l’impuissance impérialiste, sa mise en échec qui est le fondamental de la période, la seule réponse qu’ait trouvé l’impérialisme et ses vassaux est dans le terrorisme, celui que préconise Zelenski dans sa déroute; aller enlever le président Poutine, et Kadyrov pour le fun, envoyer un missile contre le palais présidentiel, partout alors que l’empire occidental est battu il ne lui reste plus que des opérations « spéciales » des massacres de civils, des génocides contre des femmes et des enfants parce que sur le champ de bataille réel même « hors limite » militaire ils sont battus. (note de Danielle Bleitrach et traduction de Marianne Dunlop)
Par Gleb Prostakov, analyste commercial
La destruction de l’architecture d’une Europe unie, à laquelle nous assistons actuellement, a en grande partie commencé en septembre 2022, lorsque les gazoducs Nord Stream ont été détruits. Il s’est avéré impossible de convaincre tout un continent de renoncer à des matières premières stratégiques par de simples moyens de persuasion. Malgré la résistance des élites mondialistes et la diabolisation de la Russie, les négociations pour convenir des paramètres de mise en service du gazoduc avançaient inexorablement. Les entreprises européennes, notamment allemandes, et bien sûr Moscou elle-même, y avaient tout intérêt. Il a fallu faire sauter le gazoduc.
En 2025, après une enquête peu convaincante, les Européens ont décidé de jeter l’éponge. La décision prise en décembre par l’Union européenne de renoncer complètement au gaz russe acheminé par gazoduc rend la question « Qui a fait sauter les gazoducs Nord Stream ? » tout à fait hors de propos. Si nous renonçons de toute façon au gaz russe, pourquoi gaspiller nos forces à rechercher les coupables du sabotage des gazoducs ? Ce qui est mort ne peut pas mourir.
Après avoir mené une opération complexe de « castration économique », l’Europe s’est volontairement assurée le statut de débouché pour le GNJ américain coûteux, devenant ainsi dépendante d’une substance dont le prix est fixé par Washington. Le sabotage de « Gazprom » a provoqué un remaniement des centres de pouvoir en Europe : les pays qui ont accès à la mer et disposent d’infrastructures de regazéification, tels que l’Espagne, la France, la Pologne et les Pays-Bas, en sont sortis gagnants. L’Allemagne et l’Autriche, pays industrialisés, sont restés sur le carreau. Les capacités de production ont commencé à émigrer rapidement vers des pays disposant de matières premières abordables, principalement les États-Unis et la Chine.
Mais malgré tous les efforts de l’Union européenne pour oublier l’histoire du plus grand sabotage industriel de l’époque moderne, l’affaire « Nord Stream » a pris son envol.
L’arrestation en Pologne de l’Ukrainien Vladimir Jourovlev et la détention en Italie du coordinateur du sabotage Sergueï Kouznetsov, qui, comme cela a été confirmé par la suite, servait officiellement dans l’armée ukrainienne au moment des explosions, sont devenues les « cygnes noirs » qui ont fait passer la guerre froide diplomatique au sein de l’UE à une phase chaude.
Varsovie, violant toutes les normes imaginables de la communauté européenne, a refusé d’extrader le suspect vers Berlin. Le Premier ministre Donald Tusk, favori de la bureaucratie bruxelloise, a en quelque sorte concédé que la politique primait sur le droit. Pour la Pologne, le terroriste qui a fait exploser le gazoduc allemand est un héros. Pour les autorités allemandes actuelles, Kouznetsov n’est pas non plus un criminel, mais la machine judiciaire continue de fonctionner par inertie, exigeant son extradition sous la pression des opposants de l’Alternative pour l’Allemagne, qui gagnent en popularité.
L’Europe est confrontée à une contradiction insoluble. Si l’on reconnaît que l’Ukraine est responsable de l’attentat, comment expliquer aux contribuables la poursuite de l’aide apportée à Kiev ? Comment expliquer à un ouvrier allemand qui a perdu son emploi à l’usine BASF que son gouvernement subventionne ceux qui ont détruit la base de son bien-être ? Si l’on creuse plus profondément et que l’on remonte la piste des curateurs anglo-saxons, comme le raconte le film de Seymour Hersh « Cover-up » [sic : le film n’est pas de lui mais s’inspire de ses enquêtes, NdT], c’est le fondement même de la solidarité transatlantique qui s’effondre.
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L’année 2025 a été marquée par l’hystérie en Europe. Les élites allemandes se sont retrouvées piégées. Scholz, suivi de Merz, ne peuvent pas simplement fermer les yeux sur la diversion, même les mondialistes les plus acharnés ne le comprendraient pas. Mais les « partenaires seniors » ne laisseront pas l’enquête aller jusqu’au bout. En fin de compte, Berlin se débat pour sauver la face, tandis que son économie est démantelée.
Le retour de Trump à la Maison Blanche a encore compliqué la situation. Pour la nouvelle administration américaine, l’enquête sur Nord Stream n’est pas un problème, mais un cadeau. C’est un outil idéal pour démanteler l’héritage de Biden et soumettre définitivement l’Europe, ou bien s’en séparer.
L’homme d’affaires Trump y voit un double avantage : la destruction politique des démocrates en les accusant de terrorisme d’État et la conquête du marché européen en imposant ses propres ressources énergétiques. Les rumeurs d’un éventuel rachat des restes de « Streams » par des capitaux américains et de la création d’une sorte d’« OPEP du gaz » avec la Russie et le Qatar ne semblent plus fantaisistes. Dans le monde de Trump, le bien et le mal sont soumis à la logique des affaires. Et dans cette affaire, l’Europe n’est pas un partenaire, mais un actif à liquider, à absorber ou à échanger.
Dans ce contexte, le sort des acteurs ukrainiens semble tragicomique. Les lettres de Sergueï Kouznetsov depuis une prison italienne, où il se plaint d’être torturé et d’être voisin avec des terroristes de l’EIIL* (interdit en Russie), sont l’épitaphe de tout le projet « anti-Russie ». « Abandonné comme une vieille chaussette » : cette phrase prononcée par l’accusé décrit parfaitement l’attitude de l’Occident envers ses mandataires.
L’establishment occidental est actuellement occupé à résoudre un seul problème : comment faire porter toute la responsabilité à un groupe d’« enthousiastes ukrainiens », alors que les principaux suspects étaient, au minimum, des militaires en service actif appartenant à des unités d’élite des Forces armées ukrainiennes, afin de mettre Washington et Londres hors de cause. Zelensky semble avoir compris trop tard que le rôle de « sauveur de la démocratie » dans le scénario des mondialistes est progressivement remplacé par celui de principal accusé.
La crise qui a frappé l’Europe en 2025 est une crise de confiance. Les pays de l’UE ont cessé de se faire confiance. La Belgique et ses alliés s’insurgent contre l’utilisation des avoirs russes gelés, sachant qu’Euroclear sera la première victime de la riposte de Moscou. La République tchèque refuse de donner des obus à l’Ukraine, exigeant de l’argent en échange. La Hongrie et la Slovaquie qualifient ouvertement leurs voisins de complices du terrorisme. L’Italie et la France calculent déjà le prix de la poursuite de l’aventure ukrainienne, se retirant progressivement des barricades anti-russes, tandis que Berlin accuse ses alliés de trahison.
L’explosion des « Nord Stream » a mis à nu un abcès qui couvait depuis longtemps sur le corps de l’Europe. Et l’enquête sur cet acte de sabotage a montré que la loi de la jungle règne dans ce « jardin fleuri ».
* Organisation(s) liquidée(s) ou dont les activités sont interdites en Fédération de Russie.
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