« Au cœur de l’une des plus grandes violations de tous les droits de l’homme, la force de son amour et de sa conviction a triomphé », déclare Patricia Villegas, présidente de teleSUR, en parlant de Cilia Flores. J’ai écouté les discours à la CELAC convoquée d’urgence sur demande du Venezuela, il y a une véritable ferveur dans toute l’Amérique latine envers le peuple du Venezuela et le couple Maduro. Le calme et la dignité du couple présidentiel malgré la volonté de l’humilier du show made in USA est relevé par tous, la dignité est une arme, l’amour d’un couple aussi. Effectivement la manière calme et forte à travers laquelle Maduro a accueilli son rapt (visiblement il était préparé à l’éventualité) plus l’histoire d’amour a déchaîné les enthousiasmes. Et les Cubains qui proclament leur volonté de mourir pour leurs frères vénézuéliens ne sont pas en reste, j’ai déjà vécu la même situation qui ressemble beaucoup à l’attitude face à l’ouragan, je dois dire que ces gens-là m’ont à jamais fait croire en l’être humain tant de pauvreté, de dignité, de passion assumée, et leur goût pour le roman feuilleton m’a séduite, je plaisante mais à peine… (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Le peuple vénézuélien et des nations du monde entier, dont la Chine et la Russie, ont exigé la libération immédiate du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, détenus aux États-Unis. Photo : EFE
Ce furent les derniers instants du président Maduro et de son épouse avant leur enlèvement.
4 janvier 2026
Aux premières heures du samedi 3 janvier, et en violation de la Charte des Nations Unies et de plusieurs statuts du droit international, après 2 heures du matin, un groupe d’élite des forces spéciales américaines connu sous le nom de « Delta Force » est arrivé à la résidence du président du Venezuela, Nicolás Maduro, au milieu d’un déploiement impliquant 150 avions, comme l’a détaillé le général Dan Caine, l’actuel chef d’état-major interarmées.
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Selon Donald Trump, le président Maduro et son épouse se trouvaient dans « une maison qui ressemblait davantage à une forteresse », et le président vénézuélien aurait tenté de pénétrer dans une zone sécurisée et renforcée d’acier, atteignant la porte sans parvenir à la fermer. Cependant, ces détails occultent une réalité plus complexe, comme l’a rapporté Patricia Villegas, présidente du réseau teleSUR, qui a recueilli des informations sur « ce qui s’est réellement passé durant ces minutes où les soldats de l’empire ont perpétré cet acte ignominieux ».
Selon Villegas, durant ces moments critiques, un événement s’est produit « qui marque cette histoire », qui n’était pas connu jusqu’à présent et qui est « avant tout une histoire d’amour ».
Alors que les hélicoptères qui avaient survolé la zone attendaient à l’extérieur, après qu’une série de bombardements eut neutralisé tous les systèmes de défense aérienne vénézuéliens, « ils allaient l’emmener », rapporte Villegas, mais Cilia Flores, l’épouse et compagne de Maduro, s’y est opposée. Selon le récit, elle « a exigé de partir avec le dirigeant, son mari, son compagnon ».
C’est le président actuel du Venezuela qui, lors de la campagne présidentielle de 2013, après la mort de Chávez, l’a surnommée « la première combattante ». À l’époque, Maduro avait déclaré : « Cilia ne sera pas la première dame, car c’est un concept de la haute société », avait-il affirmé devant une foule le jour de l’enregistrement de sa candidature, ajoutant qu’elle ne serait pas une candidate de « seconde classe ».
Cilia Flores est issue d’un milieu modeste et est née en 1956 en zone rurale. Originaire de Tinaquillo, dans l’État de Cojedes, sa famille s’installe rapidement à Caracas, où elle grandit dans les quartiers densément peuplés de Catia et Boquerón. Elle obtient son diplôme de droit à l’âge de 32 ans et se spécialise en droit pénal et en droit du travail. Sa vie professionnelle prend un tournant décisif après la tentative de coup d’État du 4 février 1992, qui marque le début de la Révolution bolivarienne.
Flores faisait partie de l’équipe juridique qui a défendu les officiers militaires impliqués, dont Hugo Chávez. C’est dans ce contexte qu’elle a rencontré Nicolás Maduro et s’est définitivement liée au projet politique chaviste, participant à la fondation du Mouvement bolivarien.
Avec l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez, elle a entamé une brillante carrière politique. Députée à partir de 2000, elle est devenue en 2006 la première femme à présider l’Assemblée nationale, poste qu’elle a occupé pendant six ans. Chávez l’a ensuite nommée procureure générale de la République en 2012. Après la mort de Chávez et l’élection de Nicolás Maduro à la présidence, elle l’a épousé en juillet 2013, endossant ainsi le rôle de « première combattante ».
L’histoire de Flores a ainsi ajouté un nouveau chapitre à l’histoire du continent le 3 janvier. « Au cœur de l’une des plus grandes violations de tous les droits humains, la force de son amour et de ses convictions a triomphé », souligne Patricia Villegas dans sa publication.
Auteur : teleSUR – NH
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