L’existence d’une population dans le Donbass et son avis sur son destin est l’angle mort des commentateurs occidentaux. Cette population, ses conseils et ses habitants qui ont voté (là où ils ont pu, avant l’intervention de l’armée et des néo-nazis venus avec des armes fermer les bureaux de vote) contre le coup d’état de Maïdan, pour la sécession avec ce qu’était devenue l’Ukraine, ne compte pas pour l’occident, pas plus que pour le régime de Kiev qui les bombarde depuis 11 ans. C’est que l’existence même de ces gens contrevient au discours dominant, qui veut que tous les problèmes de l’Ukraine et tous les problèmes d’ailleurs de l’UE soient la faute des Russes. Mais cette population existe, et elle a le droit d’être respectée et entendue. (Note de Franck Marsal pour Histoire&Société)
Même si on imagine que la situation peut avoir beaucoup changé en 10 ans, quand nous nous sommes rendues en Ukraine, en Crimée, à Odessa, Marianne et moi, il nous est apparu que la population de l’est (et pas que le Donbass) et du sud était à plus de 80% proche de la Russie et refusait le coup d’Etat du Maïdan. Les débats étaient bon enfant avec ceux qui se prononçaient pour l’UE , jusqu’à ce que dans le Donbass on attaque les civils, mais aussi à Odessa, les fascistes organisent un meurtre de masse dans la maison des syndicats. On peut donc toujours craindre que cette « reconnaissance d’un « colonel » ukrainien ne soit le prélude à un nouveau massacre, parce que Zelenski et son régime sont prêts à tout. Et c’est ça que les « élites » politico-médiatiques françaises refusent ou feignent de refuser de comprendre. Qui a voulu la guerre et qui s’en nourrit… Ils en sont dans leur embarras à feindre de reconnaitre qu’il y a bien eu un tir ukrainien mais qu’il ne visait pas la résidence de Poutine mais une usine d’armement à 100 km de là. Comme c’est bizarre!
affiche soviétique de 1949: écartez vous les bellicistes la paix veut passer…
FRONT DE L’EST : Les civils « cachent et nourrissent » les soldats russes derrière les lignes ukrainiennes
C’est un aveu de taille qui vient de tomber. Le colonel ukrainien Konstantin Mashovets , membre influent du groupe de propagande « Information Resistance », a brisé le silence sur une situation qu’il qualifie d’« anormale » et de « menaçante » pour l’armée ukrainienne dans le Donbass.
Une collaboration massive et organisée
Selon le colonel, les habitants qui ont refusé d’évacuer ne se contentent pas d’attendre : ils participent activement à la chute des positions ukrainiennes. Infiltration : Des soldats russes pénètrent les lignes et sont immédiatement pris en charge par les locaux. Logistique : Les civils les habillent en vêtements civils, les cachent dans leurs caves, leur fournissent de la nourriture et de l’eau. Espionnage : Les habitants effectuent des missions de reconnaissance pour guider les troupes russes.
« 12 infiltrés capturés par jjour
L’ampleur du phénomène est ahurissante. Mashovets révèle que dans le secteur d’une seule brigade (vers Konstantinovka ), le contre-espionnage capture parfois jusqu’à 12 soldats russes par jour cachés chez l’habitant. Le même scénario s’est produit à Koupiansk et Pokrovsk .
Un appel à la répression ?
Le colonel Mashovets tire la sonnette d’alarme : sans le soutien de ces « collaborateurs locaux », les troupes russes ne pourraient jamais se maintenir derrière les lignes. Il appelle désormais à des mesures « drastiques » contre cette population civile, un signal inquiétant qui laisse présager une vague de répression dans les zones encore contrôlées par Kiev.
Peut-on gagner une guerre quand la population locale soutient l’adversaire ? Est-ce le signe que le Donbass a déjà choisi son camp ?
SOURCE : Blog officiel du Colonel Konstantin Mashovets / Information Resistance (31 Décembre 2025).