Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

L’ONU appelle à la fin de l’embargo contre Cuba, face à l’opposition des États-Unis et d’Israël.

Si quelque chose devra témoigner de l’ignominie des Etats-Unis et de leurs avortons, c’est le traitement infligé à Cuba… Comme d’ailleurs de l’étrange soumission dont ces gens-là jouissent tout en se prétendant des « démocraties »… L’injustice est proclamée, condamnée mais il faut se soumettre à celle-ci, il faut même relayer une propagande ignoble qui dit que « le blocus n’explique pas tout » alors qu’il faudrait commencer par ce qu’il explique et contribuer à l’abolir avant de jouer « les juges » universels des opprimés pour mieux renforcer les saigneurs et maitres. Oui aujourd’hui il faut partir de là le camp des opprimés et celui des oppresseurs et si l’on veut y ajouter de la morale, distinguer entre la lâcheté et le courage. (note de Danielle Bleitrach histoireetsociete)

 23 JUIN, 2021  CubaembargoÉtats UnisIsraël

Ambassade des États-Unis à La Havane – Photo : Département d’État américain via Flickr Domaine public

Après un an de pause en raison de la pandémie, Cuba a une fois de plus porté devant les Nations Unies sa dénonciation habituelle de l’embargo, approuvé chaque année depuis 1992 avec le soutien massif de la communauté internationale.

A cette occasion, le texte a été adopté par 184 voix pour, deux contre (États-Unis et Israël) et trois abstentions (Colombie, Ukraine et Émirats arabes unis).

En 2019, lors du dernier vote de cet appel, le texte avait reçu le soutien de 187 des 193 États membres, mais avec une voix contre de plus, celle du Brésil, qui à cette occasion ne s’est pas prononcé.

Dans sa présentation de la résolution, le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodríguez a accusé les États-Unis d’avoir profité de la pandémie de Covid-19 pour accroître la pression sur son pays.

« Le gouvernement des États-Unis a pris le virus comme allié dans sa guerre non conventionnelle impitoyable, a délibérément et opportunément intensifié le blocus économique, commercial et financier ; et a causé au pays des pertes record d’environ 5.000 milliards de dollars », a déclaré Rodríguez devant l’Assemblée générale.

Au total, Cuba assure que l’embargo a causé 9.157 millions de pertes au pays l’année dernière, de loin le chiffre le plus élevé rapporté jusqu’à présent par les autorités cubaines depuis l’imposition des sanctions il y a près de six décennies.

Ces derniers mois, l’exécutif cubain a mené une intense campagne pour dénoncer l’embargo, renforcé par l’ancien président Donald Trump (2017-2021) avec de nouvelles sanctions au cours de son récent mandat de quatre ans.

Dans une tentative d’étouffer l’économie cubaine, Trump a mis en place des mesures pour rendre encore plus difficiles ses transactions économiques et l’arrivée de touristes américains et, en outre, a inclus le pays des Caraïbes sur la liste des sponsors du terrorisme.

Le gouvernement de Joe Biden, quant à lui, a promis de revoir ces actions, mais pour l’instant il a clairement indiqué qu’il ne considérait pas la question cubaine comme une priorité.

Lors de la réunion d’aujourd’hui, la délégation américaine a défendu que les sanctions constituent un « outil légitime » de politique étrangère et a souligné son soutien à la lutte pour la « liberté » des Cubains.

Alors que l’Assemblée générale se réunissait, un groupe d’opposants cubains s’est rassemblé devant le siège des Nations Unies pour exiger la libération des prisonniers politiques. EFEFacebookFacebookTwitterRedditWhatsAppMessengerEmail

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