Le journaliste avait d’abord été mis « en retrait » de l’antenne de la radio après sa comparaison « inappropriée » sur ce qu’avait été la colonisation algérienne et Oradour-sur-Glane. Suspendu pour une semaine, il devait être de retour au bout de quelques jours. Il en a décidé autrement. Il ne reviendra pas. Beaucoup de choses ont pu être entrevues d’ailleurs dans cette affaire, le rôle profondément réactionnaire joué par des gens qui se réclament de la Shoah mais qui ne l’ont jamais vécue. En revanche, ils n’ont jamais accepté d’être chassés de la terre de leurs ancêtres pour avoir comme les harkis pactisé avec le colonisateur. Il est vrai qu’en Algérie aussi les haines identitaires ont servi à masquer la trahison du caractère révolutionnaire de la lutte pour l’indépendance. Mais là aussi, il n’y aura de paix que quand toutes les conditions qui créent la guerre seront anéanties. Encore faut-il avoir le courage et la volonté de les exhumer alors qu’au contraire elles ne cessent d’être entretenues et utilisées par les forces contrerévolutionnaires. Le mensonge fait partie on le sait de l’arsenal de la guerre et de ses profits… mais la morale n’est pas simple opinion, valeur, elle a ses enracinements « matériels ». La fête de Thermidor est celle des agioteurs de la guerre.
Oui les mots de Jean-Michel Aphatie, un socialiste rocardien des plus classiques, sont exactement ceux que tant de gens de ma génération auraient pu prononcer nous les communistes, tant nous avons été interdits de mémoire et avons subi en tous temps et en tous lieux des lynchages immérités. Il est un peu tard pour le découvrir, mais c’est rassurant que ces réactions se multiplient. Prétendre être communiste et affirmer que oui notre bilan fut plus que positif et que nous refusons de nous reconnaitre coupables, cela fut interdit et ceux qui s’obstinaient devinrent des objets de scandale et peu à peu tout fut ainsi recouvert, on découvrit comme des nouveautés tout ce que les réactions et les contrerévolutionnaires avaient accumulé au cours des siècles.
Alors il y a un moment où celui qui conserve quelques traces de gauche et même un peu d’honnêteté se trouve devant l’impossibilité de se désavouer. Ce n’est pas de l’orgueil, ce n’est surtout pas le sentiment absurde de se faire regretter, on ne sait que trop que l’on ne punit que soi et que l’on fait des heureux. Non ! c’est être allé jusqu’au bout de ce que l’on peut tolérer dans le trafic de votre mémoire, l’interdiction de dire les faits.
L’interdit de Jean-Michel Aphatie fut cordial, dura huit jours et déchaîna quelques courtes passions. Notre châtiment fut de plus longue durée et probablement perpétuel.
Je voudrais tout de suite lever une ambiguïté : ce dont on nous a privés n’est pas de notoriété, de ce point de vue je ne sais comment je m’y suis prise mais je n’ai pas eu à me plaindre. Non c’est pire que cela, c’est de l’aliment indispensable : l’affrontement, le débat, la confrontation sans tabou avec les faits. On nous a enfermés dans un espace de bigoterie, asphyxiant qui a prétendu nous exclure du club des bien-pensants en nous transformant en SDF comme Lenz dans ce texte sublime de Büchner. Il faudrait le même ton clinique, dépouillé de complaisance et d’emphase pour traduire toute la violence des sentiments. Jean-Michel Apathie atteint ce dépouillement, cette sobriété. Elle seule peut dire… rien de plus que ce qui a été encore notre situation privilégiée dans la souffrance indicible de toutes les victimes des contrerévolutions.
Avoir subi cette punition avec une toute autre rigueur, en ce qui me concerne n’a pas été l’affaire d’une semaine de censure mais une trentaine d’années… Trente ans assortis souvent d’ignominies, venant de gens qui non seulement sont toujours là mais feignent de plaisanter et de me reprocher mon mauvais caractère… C’était général y compris avec mes collègues d’université, mes proches, ceux que j’avais convaincus, quelque chose de l’ordre du lynchage. La meute était lâchée tout était permis. On m’interdisait de dire ce qui se passait à Cuba sous blocus y compris dans les colonnes de l’Humanité où Patrick le Hyaric intronisait en grande pompe Robert Ménard. Ascaride et Guediguian m’insultaient et allaient soutenir ledit Robert Ménard au théâtre des Champs Elysées avec le tout Paris hurlant, trépignant Cuba si Castro no… Alors imaginez les autres… D’ailleurs ces gens-là, le couple Guediguian qui se veut le communisme à visage humain n’ont toujours rien compris, leur dernier film La pie voleuse continue à ignorer la souffrance que peut ressentir un vieillard qui a confiance en celle qui l’aide, parait lui donner son amour et qui tout à coup découvre qu’on le vole, il se sent encore plus abandonné, méprisé dans cette société terrible… cela aussi j’en ai fait l’expérience récemment, mais je ne ressens plus rien, plus de déception, de la honte pour lui, un secret partagé, l’impossible confiance, ai-je fait la dame patronnesse ? Et le sentiment qu’il faut vraiment en finir avec ce monde-là dans cette guerre ouverte, ce pillage des faibles considérés avec indulgence par le libéral libertaire… et que ça ne va pas s’améliorer avec Macron s’attaquant aux retraités, lui aussi « la pie voleuse » mais à grande échelle, après nous avoir tous transformés en vieillards apeurés…
Mais puisque ce texte prend malgré moi des allures de confession, je voudrais encore préciser quelque chose en ce qui concerne ces gens dont je dis qu’ils nous ont bassiné en prétendant représenter le communisme à visage humain et que toujours en tampon de l’idéologie dominante, ils nous ont accablés et insultés en nous accusant d’être à l’origine de tous les maux, nous qu’ils disaient être les staliniens. Il y a plusieurs choses à préciser, la première est que dans cette période de contre révolution, les antistaliniens ont été écœurants et pour ceux qui en avaient le pouvoir, criminels. Ils m’ont écœurée de l’antistalinisme alors que jusqu’ici je me conformais à la ligne du PCF et que j’étais tout à fait contre ce dirigeant sans d’ailleurs savoir autre chose qu’il avait fait une répression injustifiée. L’idée du culte de la personnalité me paraissait un peu légère et en revanche le dogmatisme devait être fouillé. Mais la manière dont tous les échecs, les impasses auxquelles nous conduisait l’eurocommunisme relevaient encore et toujours de Staline me paraissait tout aussi dogmatique et je me suis écriée un jour : mais quand est-ce qu’il meurt ce tyran cause de tous nos malheurs? J’ai passé mon temps à essayer de comprendre et encore aujourd’hui avec mon côté raisonneur je souhaiterais que toutes les analyses en particulier des Chinois et des Russes sur le sujet soient versées au pot commun, parce que je constate que ceux qui ont vécu le stalinisme sont les moins hostiles et sont loins d’adhérer à l’idée du croquemitaine. En revanche puisque j’ai commencé par les tenants du communisme à visage humain, il me vient à l’idée de les comparer à Boukharine. Je connais le personnage et il m’horripile, j’ai parlé de « groupe tampon » avec l’idéologie dominante, il en fait partie mais si j’ai envie de réfuter ces gens-là, de m’insurger contre leurs écrits ou leurs films, je pense d’eux ce que je pense de l’exécution de Boukharine. Dans le fond c’est Merleau-Ponty qui a dit cette chose juste : le procès et l’exécution de Boukharine étaient-ils indispensables à la victoire ? Si ce n’est pas le cas son procès est injustifié et criminel. Il en est de même des exclusions… de la censure dans les débats dans le parti, en revanche les responsabilités doivent porter une ligne parce qu’il serait trop cruel de demander à quelqu’un un de mettre en œuvre des options qu’il ne partage pas. Peut-être que j’évoluerai mais pour le moment j’en suis là. Et en ce qui concerne Staline il est absurde de limiter son rôle au seul cas de Boukharine et des exécutions injustifiées. Tout cela me paraît un fatras à reprendre sur des bases plus rationnelles mais aussi dans le cadre de l’histoire de l’énorme apport du mouvement communiste à l’humanité tout entière. Je reprendrais même à propos de Staline les propos de Lukacs à la fin de sa vie, considérant que Staline avait sauvé par deux fois l’humanité, l’une face au nazisme, l’autre en ayant la bombe atomique ce qui a évité à l’impérialisme américain de multiplier les Hiroshima. Difficilement contestable.
La censure a donc été un mensonge généralisé qui a laissé la place à la contrerévolution et nous à interdit d’explorer les expériences, d’en bénéficier, de corriger les erreurs.
Mais ce mensonge généralisé a couvert bien des crimes, les a justifiés : il a ouvert le temps de la guerre perpétuelle de tous contre tous. Et c’est ce travail accompli sur les consciences, sur la capacité du peuple français à réagir qui se présente à nous aujourd’hui dans l’urgence quand chacun aspire à la paix. C’est Kant qui est à l’origine du droit international qui a dit ceci : Les causes existantes de la guerre future […] doivent toutes être anéanties par le traité de paix […]. Réserver mentalement de vieilles prétentions […], tout en ayant la mauvaise intention d’user à cette fin de la prochaine occasion favorable, c’est un procédé […] qui est au-dessous de la dignité des souverains. Ce qui fut inauguré dans les guerres contre le terrorisme qui suivirent la chute de l’URSS et la diabolisation du communisme ce fut la justification du mensonge, l’entretien de foyer que l’on pouvait activer à la commande comme dans le chaudron du Moyen Orient ou ceux d’Amérique latine ; refuser encore aujourd’hui en Ukraine comme partout d’aborder la totalité des causes existantes, les anéantir pour qu’il n’y ait jamais une paix véritable en prétendant ignorer ce qui a conduit à l’intervention russe… Interdire le droit au débat sur les causes comme s’il se fut agi d’un sacrilège, cela ne concerne pas que Jean-Michel Apathie et peut-être s’accommode-t-il aisément du même interdit concernant l’impossible paix en Ukraine ?
Ils n’ont pas changé réellement alors il faut encore se protéger. Pour survivre à un tel traitement durant trente ans, il faut retenir en soi la plénitude de tout ce qu’on aime, de ces instants où l’absolu est là, le plus souvent seule, c’est une sorte d’exercice spirituel dans lequel le physique a toute sa part, être libre dans la prison que d’autres prétendent construire autour de vous… Relire des textes et y trouver des compagnons pour partager la joie et la longue marche vers la mer où l’on murmure comme jadis cet enfant de 12 ans dans les rues de Marseille se félicitant : quelle chance j’ai eu de naître avec moi comme je serais malheureuse de naitre dans la peau d’autres. Ce n’est pas feint, je ne connais qu’une chose qui au bout de ce travail puisse vous atteindre, c’est la peur de la souffrance de votre enfant et on pense à ces tortionnaires de Pinochet travaillant l’enfant devant la mère pour lui arracher des aveux. Je vais vous dire une chose que je n’ai jamais dite à personne, quand mon enfant est mort, au cœur de la souffrance sans doute la plus injuste qui soit, j’ai pensé : tous les salauds et dieu sait s’il y en a ne pourront plus me torturer y compris à travers lui, ils ne peuvent plus l’atteindre moi non plus. maintenant plus personne ne peut avoir de prise sur moi, je suis libre et seule moi sera comptable de cette liberté. C’était en quelque sorte l’aboutissement de mon engagement de communiste par colère devant l’extermination des camps et les seuls qui m’avaient prise par la main, les communistes et l’armée rouge, donnant à profusion leur vie. J’avais cette chance encore moi de pouvoir jouir de cette liberté et je la trouvais sur un monceau de cadavres comme un confort immérité.
Mon compagnon Pascal Fieschi après son retour de Dachau, la torture de la Gestapo, avait subi un « procès stalinien » et avait lui-même présenté son réquisitoire pour empêcher la division dans le parti. Le procès stalinien était un degré supérieur de démocratie : on savait ce qu’on vous reprochait. Là on ne daignait même pas, la censure, les rumeurs. Moi voyez-vous, au bout de trente ans dans la ville d’Aix en Provence, ils prétendent toujours m’interdire d’assister aux manifestations qui commémorent sa mémoire, je ne dois pas être nommée. Pour quel crime, une telle punition ? On ne me l’a jamais notifié…
Donc Pascal, secouait les épaules devant le jugement, il me disait « je connais la conscience d’un honnête homme c’est un abime, mais s’il y a eu trois ans de ma vie où j’ai été totalement pur, désincarné ce fut dans cet épisode de la torture, de la prison, de la condamnation à mort, du train de la soif et de Dachau. Si tu veux t’en sortir il faut t‘oublier, être les autres.
Cet état de grâce n’est pas le VRAI, c’est la VÉRACITÉ, là où chacun atteint l’accord avec soi-même, c’est presque un éblouissement esthétique : les choses sont ce qu’elles doivent être. il faut encore être très protégé pour l’atteindre. Montesquieu disait : il n’est pas de chagrin qu’un bon livre ne m’en délivre. J’ai toujours pensé qu’il n’avait jamais connu de vrai chagrin, quand les lettres sautent devant vous, que rien ne s’imprime en vous, l’incapacité à fixer votre attention. Ils ont réussi à transformer les Français en un peuple d’illettrés en cultivant sa précarité, ses angoisses. Ils le privent du droit à la souveraineté sur ses choix citoyens.
Pour le reste de sa vie, Pascal s’en accommodait : il parodiait avec l’accent corse les anciens de son village escarpé. Il les appelait « les cracheurs de sentence » et il s’imaginait devant leur invisible tribunal, leur disant : « la cour me suspend pour huit jours, et moi plus puissant que la cour, je me suspends pour toujours ». Que t’importe leur jugement, ajoutait-il : Prends-les pour ce qu’ils sont et conserve ton privilège d’être un communiste, celui qui choisit sa vie .
Oui c’est cela que l’on éprouve devant une telle conjuration des médiocres avec en haut de la pyramide le spécialiste des fiascos Macron, mentant effrontément et personne pour encore le contredire, ce que j’ai vu de mes yeux pendant trente ans, il m’a été interdit de dire au nom de la démocratie contre le totalitarisme… Et l’acier fut trempé, devenir un objet de scandale quand vous rappelez des faits… et tout cela désormais vous importe peu, simplement vous refusez de vous désavouer, c’est ce qui devient le plus important et le fait qu’il n’y a personne parmi vos contemporains en France qui soit qualifié pour vous réhabiliter. C’est aussi simple que ça, je ne leur reconnais aucun droit sur moi ni au négatif, ni au positif et ceci sans rancune : un sentiment encombrant et inutile… il y a l’essentiel et l’anecdotique… on se préoccupe même d’inviter chacun surtout à ne pas suivre votre exemple parce que c’est en démissionnant que l’on arrive à ce qu’il n’y ait plus devant vous que l’univers de Macron et de sa bande prête à tout gober. Vous assistez stupéfaite à cet invraisemblable spectacle donné par le chef d’Etat en vous interrogeant sur toutes les complicités qu’il faut pour en arriver là… et vous n’avez plus la force de subir certains visages à vos côtés, il ne subsiste que le sentiment d’avoir honte pour eux comme dans un viol, pour leur complaisance à l’inhumanité de l’histoire., de ce qu’ils ont osé faire de nous. Ils ne seront jamais punis, jamais jugés, la plupart d’entre eux seront déjà sur la ligne d’arrivée pour féliciter le vainqueur… Alors vous vous écartez, ce monde-là n’est pas encore le votre… Un luxe, vous dis-je, un luxe…
Mais ce qui me fait plaisir c’est de constater que se multiplient les réflexes de ce type, celui de Jean-Michel Apathie, la simplicité du refus de continuer à se trahir. D’ailleurs l’imbécilité de leur censure le prouve, ils peuvent de moins en moins tolérer que s’unissent les questionnements, peut-être que cela ira plus vite que ce qu’on le croit. Je ferai ce que je peux …mais gardez vos distances : noli me tangere … moi plus puissant que la cour je me suspends pour toujours.
Il faut se contenter de peu mais se désavouer est impossible, tout simplement impossible. Il n’y a rien à dire sinon que c’est comme ça. On sait…
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Je ne reviendrai pas à RTL. C’est ma décision. Voici pourquoi.
Il y a quinze jours, mes propos sur la colonisation algérienne ont créé le débat. La direction de la radio m’a dit avoir enregistré de nombreuses protestations de la part des auditeurs. Pour faire droit à l’émotion suscitée, il m’a été demandé de ne pas me présenter la semaine suivante, en m’indiquant que je serai le bienvenu, ensuite, pour continuer à défendre mes points de vue sur l’antenne.
J’ai compris et admis la démarche des dirigeants de RTL. Je l’ai trouvé équilibrée et respectueuse à mon égard. Et puis, le jour de suspension est arrivé. C’était mercredi dernier. À partir de là, concrètement confronté à ce qu’il faut bien appeler une punition, ma perception de la situation s’est modifiée.
Même décidée dans le cadre d’un dialogue serein et compréhensif, une punition reste une punition. Si je reviens sur l’antenne de RTL, je la valide, donc je reconnais avoir fait une faute. C’est un pas que je ne peux pas franchir.
J’attache un prix particulier à la question de la présence française en Algérie entre 1830 et 1962. Je ne suis pas concerné personnellement. Ni mon père, ni mes oncles, ni d’autres membres de ma famille n’ont participé à la guerre d’Algérie. Je n’ai pas non plus de connexions ou de liens avec des Français rapatriés de ce pays. J’ai découvert cette histoire de manière banale. Je me suis intéressé, voilà déjà longtemps, aux conditions du retour au pouvoir du général de Gaulle, en mai 1958. La question du maintien de l’Algérie dans la France était au cœur de la crise politique. Je me suis alors demandé ce qu’était cette situation, quelle était la nature de la présence française et aussi celle de la cohabitation des communautés sur ce territoire.
Ce que j’ai lu dans les livres écrits par des historiens méticuleux m’a horrifié. Les massacres de musulmans se sont succédés tout au long des 132 ans d’occupation. Un statut dit d’indigénat, appliqué à partir de 1881, a privé les premiers occupants de l’espace de tous droits et leur a imposé des servitudes archaïques et injustes. Chassés des terres les plus riches, ils ont végété dans l’extrême pauvreté. La scolarisation des enfants a été parcimonieuse. Tout ceci dresse un tableau indigne de la France au regard des valeurs d’humanité qui font sa réputation dans le monde.
J’ai vécu comme une injustice maintenue l’absence de reconnaissance officielle par le colonisateur des traitements dégradants infligés à cette population. Les propos que je tiens sur ce sujet depuis des années sont liés à ce sentiment. Pour cette raison, et pour cette raison seulement, je ne peux pas accepter d’être puni pour les avoir répétés.
Je regrette la situation qui s’est créée. J’ai passé de belles années professionnelles à RTL. C’est une radio que j’aime. Mais c’est ainsi.
Une précision pour terminer, parce que j’ai vu à l’œuvre durant ces derniers jours ces faux nationalistes qu’effarouchent les vérités de l’histoire. Le pouvoir algérien d’aujourd’hui est une dictature. Il l’est depuis 1962. Le peuple algérien mérite, comme tous les peuples, la liberté et la justice. Il en est, hélas, privé depuis trop longtemps. Par ailleurs, je m’associe, comme je l’ai fait depuis le début, aux demandes de libération de Boualem Sansal, injustement emprisonné à Alger.
Un jour, c’est mon espoir, la France, mon pays, conviendra de sa part d’inhumanité dans l’histoire.
Étonnant, non ?
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