Histoire et société

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La France, championne des délocalisations selon France Stratégie depuis 2000

Dans cet article de la Tribune, bien sur le constat d’une politique de désindustrialisation va déboucher sur des cadeaux fiscaux au patronat. 2000 c’est le gouvernement Jospin avec participation communiste(fictive et abondamment justifiée par les “exploits” de MGB dans la lutte contre le dopage) qui prépare le passage à l’euro et installe le quinquennat présidentiel, mais laisse s’organiser massivement l’exode industriel des grandes entreprises. C’est ce socialisme là que veulent certains et surtout pas un parti communiste indépendant qui ferait entendre sa voix sur la ré-industrialisation française. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

 Par latribune.fr avec AFP  |  20/11/2020, 7:45 | 

Les grandes entreprises françaises sont devenues des championnes de la délocalisation à partir des années 2000, au détriment de l’emploi industriel, selon un rapport de France Stratégie remis jeudi à l’Assemblée nationale.

Ce rapport de 600 pages intitulé “Les politiques industrielles en France, évolutions et comparaisons internationales” revient sur les raisons du déclin de l’industrie française, la France étant devenue, avec le Royaume-Uni, l’économie la plus désindustrialisée du G7.

Depuis 1980, l’industrie française a perdu la moitié de ses effectifs et ne représente plus aujourd’hui que 10,3% du total des emplois. La part de l’industrie dans le PIB s’établissait à 13,4% en 2018, contre 25,5% en Allemagne, 19,7% en Italie ou 16,1% en Espagne. “La France connaît une désindustrialisation très marquée. Il n’y a que le Royaume-Uni qui ait connu un tel phénomène. La France est devenue remarquablement désindustrialisée. Les décennies 90 et 2000 ont été marquées par un accroissement des échanges et un libéralisme triomphant. La politique industrielle était un peu tabou. Depuis, le contexte a changé. Le fractionnement des chaînes de valeur a pu entraîner des risques pour certaines industries” a expliqué le commissaire général de l’organisme rattaché à Matignon Gilles de Margerie lors d’un point presse.

Fiscalité élevée sur la production selon France Stratégie

Les raisons de ce déclin tiennent principalement, selon le rapport, à une “fiscalité particulièrement élevée sur les facteurs de production”. Ce à quoi le gouvernement veut remédier en baissant les impôts de production à hauteur de 20 milliards d’euros dans le cadre du plan de relance.

“Une inflexion importante”, a commenté Gilles de Margerie, le commissaire général de France Stratégie, lors d’une conférence de presse, “qui s’inscrit dans la continuité du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, NDLR), du Pacte de responsabilité et de l’allégement global des prélèvements obligatoires qui pèsent sur le secteur industriel”.

Cette fiscalité élevée, couplée à une dérive du coût du travail “indirect” – c’est-à-dire les coûts salariaux dans les secteurs qui fournissent des composants ou des services à l’industrie – a entraîné une dégradation de la compétitivité de l’industrie française.

Elle aurait pu faire le choix, comme l’Allemagne, d’une montée en gamme de ses produits, mais elle a plutôt opté pour une délocalisation des sites de production, avance le rapport.

Les grandes entreprises, championnes des délocalisations

En effet, le tissu industriel français était composé plus qu’ailleurs de grandes entreprises, “celles-ci ont tiré plus fortement avantage de leur capacité à produire dans des pays à faibles coûts pour compenser la dérive des coûts en France par rapport à leurs concurrents”“Les grandes entreprises françaises sont donc devenues les championnes de la délocalisation, ce qui leur a permis de maintenir leur compétitivité au niveau mondial, mais au détriment de l’emploi industriel en France”, explique le rapport.

Ainsi, l’emploi des filiales industrielles à l’étranger des groupes français représente 62% de l’emploi industriel en France, contre 52% au Royaume-Uni, 38% en Allemagne, 26% en Italie et 10% en Espagne.

L’exemple du secteur automobile illustre ce paradoxe d’un “pays qui compte de grands constructeurs mondiaux” comme Renault ou PSA, “mais une industrie qui s’est beaucoup affaiblie” par rapport à sa voisine allemande, a souligné Gilles de Margerie.

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Fiscalité dit MARGERIE petit neveu de l’ex président de TOTAL entreprise ne payant quasi aucun impot alors qu’anciennement nationalisée et plus forte capitalisation boursière. Rien sur l’euro introduit en …2000! Faut le faire après avoir démoli la possibilité de produire en FRANCE, la classe ouvrière mais aussi les possibilités d’ingénierie qui vont avec , détruire ss ce prétexte les impots des patrons pour augmenter les bénéfs . FREXIT En effet l”euro augmente le cout de production par rapport au franc d’envron 20 à 25% et non les couts salariaux , cotisationset impots. Quant à RENAULT allez voir le corrompu félicité… Lire la suite »