Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

L’IHU à Marseille, un haut lieu scientifique du service public et des questions. par comaguer

Notre ami Comaguer nous propose pour publication deux textes. Si j’accepte de les publier c’est parce qu’ils portent sur des faits et ne prétendent pas trancher des débats sur les compétences médicales que nous n’avons pas ni les uns , ni les autres. D’abord un témoignage ensuite par rapport à ce témoignage, un fait politique : comment la droite a créé à l’intérieur de l’hôpital public et dans le cadre de son démantèlement de véritables féodalités qui estiment n’avoir de compte à rendre à personne et qui jouissent de moyens sans commune mesure avec les autres Ce qui est peut-être un facteur important des rivalités et des déchirements dont nous avons eu le triste spectacle dans les médias français pour ajouter de la confusion à la confusion et de la surenchère dans le complotisme anti-masque et maintenant anti gel. .Et à côté de ces polémiques débiles, encore des faits,l’hôpital public àMarseille obligé de louer des camions frigorifiques parce que les morgues sont débordées. (danielle Bleitrach)

d’abord un article de Charles Hoareau auquel il veut répondre et qui n’a pas été publié et ne le sera jamais

http://rougemidi.org/spip.php?article10242

qui est maintenant assorti d’un commentaire de Charles

J’y ajoutais le fait qu’il manque une réflexion sur ce que sont les IHU – il y en a 5 en France- que l’on peut analyser comme une initiative Sarkozienne – ça c’est factuel : la date – visant à la phagocytation de l’hopital public – inattaquable de front en 2007 mais l’attaque s’est poursuivie – par le capital privé.

Charles l’amorce dans son récent commentaire mais il faut aller plus profond

L’IHU à Marseille, un haut lieu scientifique du service public et des questions. par comaguer

Cet article met le doigt sur les vices du sytème hospitalier public. Il montre qu’il est possible au sein d’une structure publique l’Assistance publique d’introduire le mécanisme redoutable de la concurrence. Qui en réponse à la strangulation budgétaire d’Etat se démène pour créer « son hopital » à l’intérieur de l’hopital et trouve des amis politiques ; Estrosi, Muselier, Gaudin Vassal pour financer « son hopital » assure une qualité de service que les autres services ne peuvent plus assurer . Le ver a été mis dans le fruit et il a grandi .
les marseillais qui ont de la mémoire se souviendront que dans l’hospitalisation publique la droite a eu de belles baronnies et des lieux d’influence ; De Vernejoul, Comiti

Le patient Charles est soigné et content, mais l’hôpital public est malade.

Il y a eu aussi le cas Trump, un vrai miraculé… qui prenait lui aussi de la chloroquine… de quoi alimenter toutes les controverses en évitant celle qui a le plus d’importance pour le tout venant à savoir ce qu’il en est de l’hôpital public.

L’ARS confirme le recours à des “structures temporaires” pour recueillir les morts du Covid

RENFORTBREFle 9 Nov 20202

Deux camions réfrigérés sont actuellement stationnés à la morgue funéraire de la Timone, afin de recueillir les corps des morts du Covid-19, informait ce week-end La Provence. Un troisième véhicule devrait venir en renfort cette semaine. Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue ce lundi, l’agence régionale de santé (ARS) a confirmé un “encombrement du recueillement des personnes décédées” ainsi qu’un niveau très élevé des décès qui s’établit à une trentaine par jour dans la région.

 Face à un « pic de mortalité » des malades du Covid-19, l’AP-HM craint ne plus avoir de place dans ses chambres mortuaires et loue des camions frigorifiques

Les mots se font pudiques, mais ils cachent une réalité glaçante. En pleine épidémie de coronavirus, face à des « tensions possibles dans les chambres mortuaires », l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) a loué et positionné devant ses hôpitaux « des capacités mobiles de préservation à température contrôlée », selon un communiqué envoyé par l’AP-HM à 20 Minutes. Autrement dit, l’AP-HM a décidé de se doter de camions frigorifiques pour y disposer les corps des morts, devenus si nombreux dans les hôpitaux de Marseille depuis l’épidémie de Covid-19 que les morgues habituellement prévues à cet effet pourraient être prochainement insuffisantes.

« Il y a une tension dans les établissements qui ont la plus grosse activité, notamment ici sur Marseille, mais aussi un peu sur Avignon, parce que les dispositifs qui existent pour recueillir les personnes décédées ne sont pas dimensionnés pour un tel niveau, confirme le directeur de l’agence régionale de santé, Philippe de Mester. Ça a pu arriver, ici, à la Timone, de prendre des mesures temporaires d’accueil dans des structures externes. »

« Un pic de mortalité très impressionnant »

« Les délais de départ des défunts des chambres mortuaires semblaient pouvoir s’allonger et laisser craindre des difficultés dans l’organisation des inhumations », justifie l’AP-HM qui veut assurer « l’accompagnement des défunts dans le plus grand respect et le souci de préserver la dignité, ainsi que leurs familles et leurs proches. »

Ces « embouteillages et des encombrements dans les dispositifs pour les personnes décédées » selon les termes de Philippe de Mester constituent la première conséquence sur le système de santé du « pic de mortalité très impressionnant » des malades du Covid auquel la région Paca fait face. « On considère qu’actuellement une trentaine de personnes décède chaque jour dans la région », indique Philippe de Mester, qui juge la situation sanitaire « très préoccupante » dans la région.

Pas de morgue géante

A Marseille, « la mission du CHU est de prendre en charge les formes les plus graves de la maladie, écrit l’AP-HM. Il en résulte une augmentation importante du nombre de décès. Depuis le 1er avril 2020, 341 personnes sont décédées du Covid-19 dans les services des Hôpitaux universitaires de Marseille dont 149 depuis le mois d’août. » Ce dimanche, cinq patients atteints du coronavirus sont décédés à l’AP-HM.

Au point d’envisager de trouver un lieu pour le transformer en immense morgue temporaire ? Dans son édition de samedi, La Provence évoquait notamment la réquisition de la patinoire de la Capelette, dans le 10e arrondissement de Marseille. « Ça n’est pas le cas », indique la préfecture des Bouches-du-Rhône à 20 Minutes. « On n’envisage absolument pas d’ouvrir un centre de concentration des personnes décédées dans la région, abonde Philippe de Mester. Ce genre de choses n’est pas du tout à l’ordre du jour. Et on va tout faire pour avoir recours à ce genre de situation. »

L’ARS compte sur les sociétés de pompes funèbres pour trouver des solutions pour « aller plus vite » selon Philippe de Mester. Car, même si, d’après l’AP-HM, à l’heure actuelle, « il n’y a plus de tension importante » dans les deux chambres mortuaires des hôpitaux marseillais, les chiffres continuent de grimper. Ce lundi, l’AP-HM accueillait 338 malades du Covid-19. Un chiffre jamais atteint depuis le décompte journalier entamé en août.

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Comment se fait-il qu’il n’y a aucune comparaison avec les chiffres très bas de mortalité comme CUBA CHINE VIETNAM, leurs méthodes de soin, leurs éventuels médicaments? Le résultat ne plaide pour aucune médecine européenne ou américaine et même si la CGT de l’APHM les trouve formidable les résultats contredisent ces affirmations. La médecine franco européenne, individualisée, robotisée, hors humanité, insuffisante en lits, respirateurs, bloquant les discussions entre spécialistes, refusant la concurrence et la collaboration avec les plus gds labos se trouvant en CHINE, ou ce qui est devenu l’une des plus importantes médecines du monde celle de CUBA, car si… Lire la suite »