Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Les féministes latino-américaines ont dénoncé la campagne médiatique contre la Révolution cubaine

Un phénomène prend de l’ampleur celui de l’utilisation de “féministes” contre les révolutions et le socialisme. On le voit en Biélorussie, avec ses parodies qui masquent mal la brutalité des néonazis leurs alliés ou celle des troupes de l’OTAN. Il s’agit de constituer un féminisme contrerévolutionnaire, des troupes d’écervelées avec des icônes contrerévolutionnaires comme Olympe de Gouges et des sociales-démocrates dont l’exhibition de leur sexe est devenue une parodie de la souffrance des femmes, et qui méprisent ce que souffrent les femmes des couches populaires, les travailleuses, les victimes de violence et les inquiétudes pour leurs enfants. Malheureusement en France, nous avons y compris avec Clémentine Autain et Marie-Georges Buffet des alliées de ces contre-révolutionnaires, volontaires ou par légèreté, Marie-Georges Buffet est une récidiviste qui a soutenu Robert Ménard contre le peuple cubain et qui aujourd’hui voit dans la contrerévolution biélorusse, la victoire du féminisme. Quant à la commission féminine du PCF, il vaut mieux ne pas en parler, leur dernier exploit s’être opposé au soutien d’Assange par le PCF parce qu’on l’accusait d’avoir violé une femme, sans aucune preuve, bref au nom de leur féminisme il n’y a aucune cause de l’OTAN et de l’impérialaisme qu’elles n’approuvent… c’est d’autant plus grave que ces femmes d’Amérique latine ont raison, il n’y aura pas de socialisme sans féminisme (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Les féministes d’Abya Yala, coordination des groupes féministes d’origine populaire, indigène ou paysanne d’Amérique latine, ont rejeté la manipulation des médias contre la Révolution cubaine et défendu les réalisations des femmes sur l’île.

Auteur: Écriture numérique internet@granma.cu

17 septembre 2020 10:09:37

Feministas Abya Ayala
Photo: Prise de Latin Press

Les féministes d’Abya Yala, coordination de groupes féministes d’origine populaire, indigène ou paysanne d’Amérique latine, ont rejeté la manipulation des médias contre la Révolution cubaine et défendu les réalisations des femmes sur l’île.

Dans une proclamation officielle, le groupe a dénoncé que les campagnes internationales, les églises fondamentalistes ou les agences de financement cherchent à affaiblir la Révolution, en utilisant des voix qui se disent féministes pour chercher une légitimité dans le mouvement croissant du féminisme dans le monde.

« Nous élevons la voix pour condamner ceux qui parlent du féminisme, contre la Révolution. Nous leur disons clairement : ne le faites pas en notre nom », peut-on lire dans le document.

Les féministes d’Abya Yala ont expliqué que les femmes de l’île bénéficient d’opportunités auxquelles toutes ont accès et pas seulement une élite, comme le droit de travailler, d’étudier, le droit à la santé, de vivre en couple ou de se séparer, de choisir la maternité ou non.

« À Cuba, les enfants ne meurent pas de faim, bien qu’à cause du blocus criminel, il puisse y avoir de nombreux besoins. Cela peut paraître basique , mais cela ne l’est pas, si nous y pensons à partir d’une communauté originale, ou de n’importe quel bidonville populaire à Abya Yala’, indique le texte.

D’autre part, elles ont dénoncé l’exclusion, l’absence de droits, la répression auxquels ces groupes féministes sont soumis sur leurs territoires lorsqu’ils tentent de revendiquer les mêmes droits.

« pour les féministes d’Abya Yala, le peuple cubain et leurs femmes ont protégé et défendu leur territoire et leur mode d’existence contre le blocus impérialiste, face aux multiples agressions d’un capitalisme mondialisé, renforcé par le système patriarcal colonial, qui a fait de la perversité sa proposition nécropolitique. »

En outre, le groupe a dénoncé les attaques sur les réseaux sociaux contre les intellectuels et les militants cubains qui défendent les espaces de dialogue et les convergences dans la société.

« Nous savons dans ce contexte de crise, de quarantaine, de harcèlement systématique de la révolution, à quel point les médias sociaux peuvent devenir des espaces pour la circulation de messages haineux, d’attaques informatiques, de stigmatisations »

La proclamation défend la dignité et le courage du peuple cubain face à l’action médiatique de la droite qui encourage les coups d’État misogynes et réactionnaires.

« Sans féminisme, il n’y a pas de socialisme », conclut la proclamation signée par des groupes féministes d’Argentine, du Venezuela, de Bolivie, du Paraguay, du Guatemala, entre autres endroits sur le continent.

(Presse latine)

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