Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Le régime social-paternaliste d’Alexandre Lukachenko

Jean-Marie Chauvier est sans conteste un des meilleurs connaisseurs de l’histoire et des évolutions politiques en Russie et dans les anciennes républiques de l’Est.   ce texte a le mérite non seulement de nous apporter une information sur le fond mais de nous aider à avances sur les questions qui nous préoccupent ici. Il est clair qu’alors que la nécessité du socialisme, de cette transition historique toujours différente mais qui est un grand combat de classe pour tenir en laisse le capitalisme et l’impérialisme, est plus urgente que jamais les conditions “subjectives” de cet affrontement paraissent du moins en Europe loin d’être réunies.Il y a la propagande, certes, mais celle-ci n’explique pas tout. Non seulement , le capitalisme se débat avec une violence inouïe ce qui est normal, mais tout se passe comme si la chute de l’URSS fournissait encore la matrice des échecs. La Biélorussie est-elle le témoignage d’une désagrégation qui se poursuit malgré ses réussites ou est-elle justement à cause de cela un point de résistance tel que les Révolutions de couleur y connaissent leur premier échec?  En tous les cas si l’article ne permet pas de trancher, il apporte des Faits que la propagande occidentale nous incite à méconnaitre ( note de Danielle Bleitrach pour histoire et societe)

https://www.entreleslignes.be/humeurs/les-indign%C3%A9s/le-r%C3%A9gime-social-paternaliste-d%E2%80%99alexandre-lukachenko?fbclid=IwAR2euVvmA_mTz84gM1JmEQewzo7rOBH6X57IuSdEkSVx1-qG7orASxVAhhc

Le président russe Vladimir Poutine et le président biélorusse Alexandre Loukachenko. Photo © Actualité de Bielorussie

  

La « dernière dictature d’Europe » – un cliché de propagande occidentale inlassablement répété depuis un quart de siècle- le Belarus, a été dotée, sous le règne d’Alexandre Lukachenko, de 1994 à 2020, d’un système hybride d’économie mixte, donnant l’impression d’une république soviétique avec économie de marché.  Il a rompu avec la stratégie néolibérale « de choc » qui a eu les effets désastreux que l’on sait, en Russie et en Ukraine. Il a conservé une partie des acquis sociaux de l’ère soviétique. Son parcours fut exceptionnel. Le Belarus est sorti du marasme économique des années 1990 et a connu un développement économique remarquable, avec le soutien, il est vrai de la Russie qui lui a livré l’énergie (le pétrole) à bas prix. On n’y a pas vu les écarts extrêmes entre la richesse d’une minorité et la pauvreté ou la misère du grand nombre comme c’est le cas en Russie et en Ukraine.   En même temps, ce régime n’a pu maîtriser la dynamique sociale qu’a engendré ce développement : une nouvelle bourgeoisie s’est formée au sein de l’économie marchande privée, en opposition au secteur d’état dominant, alors même qu’au sein de la nomenklatura d’état, une jeune génération est née qui a fait des études, soit dans les écoles supérieures du Belarus, soit en Europe occidentale et aux Etats-Unis. Cette ouverture au monde extérieur, accentuée par Internet et les réseaux sociaux, ne pouvait que contredire l’idéologie et la pratique autarciques du régime. Lukachenko avait pourtant de quoi afficher, jusqu’il y a quelques années, ses réussites sociales. Ce temps-là est passé, et sa réélection du 9 août 2020 à la Présidence, au prix de la répression de toute concurrence politique, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de multiples mécontentements.

Impressions de Minsk

Ce que j’ai vu du Belarus, lors de deux brefs séjours (dix jours chacun) en 2013 et 2014, m’a particulièrement impressionné. Comparé aux voisins russe et ukrainien, c’est un pays organisé, ce sont des villes et des routes soignées, une capitale aérée, spacieuse et verdoyante, c’est une société manifestement moins inégalitaire que les voisines ou les nôtres. Sans doute n’ai-je pas vu les régions pauvres de ce pays, ni mesuré à sa juste valeur le degré d’autoritarisme et de militarisation. Nombreux sont les voyageurs qui, délestés de leurs préjugés, ont fait les mêmes constats favorables. Il y a quelques jours sur une chaîne TV ukrainienne, l’un des journalistes les plus fameux de ce pays, Dmitro Gordon, d’orientation libérale, loin d’admirer « les régimes » autoritaires, avouait être tombé sous le charme de Minsk, pour les mêmes raisons que moi et beaucoup d’autres. Le mérite n’en revient pas seulement à Loukachenko. A l’ère soviétique déjà, la capitale avait été remarquablement reconstruite, fût-ce dans le style « stalinempire », et la république de Biélorussie était l’une des mieux développée. Son peuple est réputé travailleur, talentueux, attaché à l’idée de la justice sociale, affichant une grande simplicité, c’est ce que « Le Monde », le quotidien des élites parisiennes, appelle « le petit peuple », auquel « le régime » a longtemps apporté mieux-être, protections sociales, stabilité. Toutes choses qui ne passionnent évidemment pas les jeunes « branchés », déçus de ne pas avoir assez de Mac Do, et la nouvelle bourgeoisie qui troquerait volontiers ses petits cottages pour de luxueuses villas « comme à Moscou », ou à Bruxelles ou Paris.  Mais ces frustrations, et la subversion occidentale, ne suffisent à expliquer la déstabilisation du régime, qui apparaît soudain dépourvu de soutien populaire, alors qu’il n’en avait pas manqué au cours des vingt années précédentes. C’est pourquoi, du reste, il serait injuste de dénoncer « vingt-six ans » de dictature et de désastre économique, comme le font certains esprits simples, sans mettre en valeur le caractère social, et paternaliste, du régime, et le fait qu’il a pu convenir à la majorité des Belarusses pendant une longue période, qui semble s’être achevée depuis quelques années. Les traits autoritaires du président, son arrogance, son mépris souvent grossier à l’égard de ses contradicteurs n’ont pas trop dérangé tant qu’il amassait des succès. Ils se renforcent et sont davantage remarqués maintenant que les mécontentements à son égard s’aiguisent.

Bureaucratie, paternalisme, nouvelle bourgeoisie

Dans ce système, autocratique et bureaucratique, l’état domine certes, cela rappelle l’URSS, mais ce n’est plus l’URSS, et ce n’est pas la « nouvelle Russie » non plus, il n’y a pas d’oligarques comme en Russie ou en Ukraine, beaucoup moins de corruption, mais bien un secteur marchand de PME et de commerce. Un petit supermarché dans chaque quartier mais pas de gigantesques « surfaces » comme nous en connaissons dans nos périphéries urbaines.   Un vrai « secteur privé », oui, capitaliste, mais pas de « mégacapitalisme ».  D’abord promu, ensuite déçu, la conjoncture étant devenue défavorable à son enrichissement.  Entre 2014 et 2020, la situation économique et sociale s’est dégradée, notamment (mais pas seulement) pour ce secteur privé.  C’est au sein de ce secteur que se développe une nouvelle bourgeoisie, qui entend bien accroître sa part du gâteau et, si possible, en finir avec les restes du « soviétisme », le « poids du secteur public ».

Une redistribution de la propriété et des richesses dans le sens libéral aurait des conséquences probablement dramatiques pour la masse des ouvriers et des agriculteurs qui ont formé la base sociale du régime, lequel les maintient cependant dans la passivité, à l’instar de l’ancien régime soviétique, autoritaire et paternaliste. Un régime qui ne songerait pas à organiser une société civile « de base », capable d’initiatives et de pensées libres. Bref, le socialisme d’état.

Dans ce genre de régime, lorsque le pouvoir passe aux mains d’une nouvelle classe possédante en grande partie issue de la caste dirigeante communiste, les gens du peuple se laissent déposséder sans réagir, quitte à exprimer leur « nostalgie » quelques années plus tard dans les sondages. On a vu cela en Russie : la majorité des Russes « regrettent » toujours l’URSS mais n’ont jamais rien fait pour conserver leurs acquis sociaux, si l’on excepte la révolte « parlementaire » écrasée lors de l’« octobre noir » 1993.  Ou alors, ils ont protesté quand il était trop tard, dans un rapport de forces en leur défaveur, on l’a vu lors des protestations populaires de 2005 et de celles, plus récentes, qu’a suscité le projet de reculer l’âge de la retraite.   Beaucoup se sont laissés même séduire par les promesses libérales, les « chèques de privatisations », pour constater ensuite, amèrement, qu’ils ont été floués. Les systèmes bureaucratiques paternalistes, de type soviétique ou du genre Lukachenko, induisent l’apolitisme et de ce fait, fraient la voie aux aventuriers, souvent au sein même de la nomenklatura. Les cadres qui soutiennent Lukachenko ne sont-ils en partie des « hommes d’affaires » qui attendent la bonne occasion de se débarrasser du protecteur qui les a chouchoutés mais dont ils n’ont plus besoin ? Cette libéralisation ferait l’affaire des multinationales occidentales, qui verraient s’ouvrir un marché pour leurs investissements et leurs marchandises, et des oligarques russes intéressés à mettre la main sur les secteurs industriels performants du pays. Le Belarus s’est modernisé sous Loukachenko, dans un cadre autoritaire et social, il a formé une nouvelle génération de diplômés auxquels il n’offre pas d’ascenseur social, ce qui explique la fuite des cerveaux. Pas davantage qu’en Russie ou en Ukraine, voire dans tous les anciens « pays de l’Est » européen, relégués dans la « périphérie » du capitalisme.  

Tout cela explique un peu pourquoi la jeunesse descend dans les rues et rêve d’occidentalisation. L’ancien chef de sovkhoze (ferme d’état soviétique) ne les représente pas ou plus, pas plus que nombre de leurs parents de la « classe moyenne ». Point de vue « de classe » aurait-on dit jadis.  Loukachenko s’accroche…et, vu la crise mondiale et la pandémie, n’est pas en mesure d’offrir de riantes nouvelles perspectives. Il s’appuie sur la force armée, mais ne peut compter sur de puissants alliés extérieurs, au contraire, tant Poutine que l’OTAN et l’Union Européenne souhaitent s’en débarrasser. Avec le risque, sans doute, de voir s’installer un « vide » géopolitique, ce que ni Moscou, protectrice malgré elle du régime lukachenkiste, ni Washington et Bruxelles, sponsors des oppositions, ne peuvent accepter. D’îlot « de paix et de stabilité », le Belarus deviendrait zone de tension Est-Ouest, voire d’un nouveau conflit militaire. Ce serait le cas, à coup sûr, si l’engrenage protestation-répression devait être porté à son comble, à la fois par l’obstination du pouvoir et la « radicalisation » de l’aile extrémiste du mouvement, dûment excitée de l’extérieur.

La Russie maître du jeu, l’héritage soviétique

Dans cette épreuve, et contrairement à celle de l’Ukraine en 2013-14 lors du soulèvement de « Maïdan », le Kremlin reste maître du jeu. Le Belarus lui est dépendant et géographiquement très proche, plus intégré que la diversité ukrainienne au « monde russe » au sens linguistique et culturel. D’ailleurs, les références au « Maïdan » sont rares au Belarus, où l’on a eu le temps de voir et de méditer les effets du chaos ukrainien. Contrairement à l’Ukraine occidentale, du reste, il n’y a pas au Belarus – pas pour l’instant – de mouvement porté à l’hostilité voire à la haine de la Russie, bien au contraire. Entre le Maïdan et l’actuelle rébellion belarusse, il y a plusieurs différences : le Maïdan de 2013-14 a opposé des forces libérales pro-occidentales et nationalistes de l’Ouest ukraïnophone à l’Ukraine russophone de l’Est et du Sud et à la Crimée à 60% peuplée de Russes. Cette autre partie de l’Ukraine était représentée par un président régulièrement élu, et les partis des régions et communiste très majoritaires à, l’Est. Les représentants officiels des Etats-Unis et de l’Union Européenne étaient partie prenante du coup d’état qui, avec le concours décisif de commandos néonazis, a pu renverser le régime. Rien de tout cela, ni la division du pays, idéologique et linguistique, ni l’intervention directe des puissances occidentales n’ont lieu au Belarus. Par ailleurs, ce pays fait partie de l’ « état uni » avec la Fédération de Russie, en alliance militaire, même si Lukachenko a plusieurs fois assuré qu’à la différence des Ukrainiens il ne céderait « pas un pouce de la terre belarusse ».

Les traditions soviétiques y sont plus profondément enracinées, scellées par la lutte de la « république des partisans » contre l’occupant nazi. Le Belarus avait certes lui aussi comporté un mouvement nationaliste antisoviétique et un pouvoir local « collabo », dont les héritiers sont présents, quoique nullement majoritaires, au sein de l’actuelle opposition, mais il ne s’agissait pas de la défection de provinces entières, comme ce fut le cas de la Galicie orientale en Ukraine, sans parler des pays baltes voisins. Les troupes auxiliaires des nazis, baltes et ukrainiennes, avaient d’ailleurs pris une part active au massacre des paysans biélorusses par incendies de leurs villages. Après la guerre, la Biélorussie bénéficia des attentions particulières du pouvoir soviétique dans la reconstruction, comme en témoigne la renaissance de Minsk. Entre 1965 et 1980, la direction communiste de Piotr Macherov déploya en faveur de la modernisation du pays des efforts dont la réalité est de nos jours encore largement reconnue. C’est sur cette base que le Belarus indépendant a pu connaître une « transition vers le Marché » moins douloureuse que la Russie ou que l’Ukraine, et ce, malgré les effets désastreux de la catastrophe de Tchernobyl dans le sud du pays.

La dislocation de l’URSS s’est décidée en territoire biélorusse, dans la forêt de Biéloviej le 8 août 1991, mais la population avait voté massivement pour le maintien (et la réforme) de l’Union, lors du référendum du 17 mars 1991. La voie séparatiste et ultralibérale choisie, à la faveur du chaos de la « katasrtoïka », par la direction russe sous Eltsine a été refusée par le peuple du Belarus, précisément en élisant Lukachenko à la présidence en 1994. La voie de « l’état social » a été massivement soutenue. Mais elle s’est récemment dégradée, en raison de la crise économique, des sanctions occidentales, de la pandémie du coronavirus et de sa gestion hasardeuse. Ce sont malheureusement des acquis sociaux précieux et uniques en Europe qui risquent d’être perdus dans un tel contexte, à fortiori si le choix « européen », c’est-à-dire libéral, devait se préciser. Or, si les opposants n’exposent pas de programme clair, certains de leurs partisans ont déjà fait entendre leur exaspération à l’égard du secteur nationalisé, et du fait que le « secteur rivé » serait entravé dans son essor et lourdement taxé.

On apprend par exemple que Plus de 300 PDG de sociétés et investisseurs dans le secteur informatique ont signé une lettre demandant une nouvelle élection, l’arrêt des violences, la libération des prisonniers politiques, l’accès à l’information et menacent de quitter le pays sinon. Ce secteur représente une part importante de l’économie biélorusse. Mikita Mikado, entrepreneur millionnaire dans le secteur informatique, propose de fournir un soutien financier à la police ou aux militaires qui craignent de manquer d’argent s’ils décident de démissionner. (1)

Le tournant d’août 2020

Les élections présidentielles du 9 août 2020 constituent sans doute un tournant historique pour ce pays et toute la région est-européenne. Alexandre Loukachenko est probablement loin d’avoir gagné à 80% des suffrages exprimés. Sa rivale improvisée Svetlana Tikhanovskaïa a obtenu davantage que les quelque 10% qui lui ont été officiellement reconnus. De toute façon, aucune procédure de vérification indépendante du scrutin n’a été permise. D’où la révolte qui, dès le lendemain, a entraîné des dizaines de milliers de citoyens, jeunes surtout, exigeant le départ du président. Et qui s’étend à de larges couches de la société.

Comme toute « révolution colorée », ce mouvement a été et sera vraisemblablement encouragé et sa technologie mise au point par des fondations américaines et européennes intéressées au « changement de régime ». Mais on doit constater que ces manipulations n’avaient pas ébranlé le Belarus lors de précédents scrutins. Les oppositions traditionnelles, nationalistes et pro-occidentales, n’avaient réussi à entraîner que quelques milliers de contestataires, dans un pays de dix millions d’habitants. Cette fois, au 15 août, on peut dire que c’est par centaines de milliers, voire par millions que se comptent les protestataires, provenant des milieux ouvriers autant qu’intellectuels et de « classes moyennes ».

 Les élections falsifiées et la répression ont suffi, en quelques heures, à ruiner la réputation de Loukachenko la population, y compris celle qui lui faisait précédemment confiance. Une frange de la classe ouvrière des grandes usines s’est ralliée au soulèvement, ce qui entame la base sociale du président et menace l’économie du pays. Plus rien ne sera comme avant. Un scénario sanglant de type « Tien an Men » n’est pas exclu. L’ouverture d’un dialogue en vue d’un compromis est souhaitable quoique peu probable. Une démission de Loukachenko et le transfert du pouvoir à l’opposition (à qui ?) offrirait à ses soutiens euro-américains l’occasion d’une nouvelle percée vers l’Est, aux frontières de la Russie, que Moscou ne pourrait accepter, une intervention militaire serait probable, dans la logique du projet poutinien d’intégration du Belarus à la grande Russie. Au risque d’une guerre avec la « république des partisans ». La Russie, par contre, poussera Loukachenko vers la sortie et cherchera à mettre en place un pouvoir (un président) qui lui soit soumis.

Une période de déstabilisation s’ouvre donc dans cette région centrale de l’Europe, à la frontière entre le bloc Union Européenne-OTAN et la Fédération de Russie.

Jean-Marie Chauvier

14 août 2020

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Merci de faire connaître ce texte, moins pour l’éclairage de la situation belarusse très mouvante qui se fait à chaud, et pourtant enrichissant notre information comme ne le fait pas la presse mainstream et, malheureusement l’ancienne presse communiste, que pour ce qu’il dit de la formation éducative des peuples soviétiques menée après la Révolution de 1917…formation éducative qui a mené à la passivité face au démantèlement du soviétisme par la construction d’un système, (au fait, je préférerai que le mot “système” soit utilisé à la place de “régime”, qui ne dit rien du fondement de la société dont on parle),… Lire la suite »

Bien sûr je suis totalement en accord avec toi…Directeur de la MJC de Vaulx en Velin au moment des “événements du Mas du Taureau” en 1990, (je serai tombé du lit si je m’y étais trouvé), j’entendis au cours d’une réunion d’urgence provoquée par la municipalité dirigée à l’époque par le PCF : “après tout ce qu’on a fait pour EUX!”…et lors d’une réunion des financeurs de la MJC au cours de laquelle j’apprenais que tous les collectifs interpartenariaux, conçus, mis en place, animés par la MJC seraient gérés par le Service municipal de la jeunesse : à l’expression de… Lire la suite »

Pour ceux et celles qui ne se rappellent pas : 6-14 octobre 1990 – Scènes d’émeutes à Vaulx-en-Velin  Le 6, la mort d’un jeune passager handicapé, circulant à motocyclette, tué après un choc avec une voiture de police, provoque de violents incidents entre les forces de l’ordre et des centaines de jeunes du grand ensemble de la cité du Mas-du-Taureau à Vaulx-en-Velin (dans la banlieue de Lyon). Les scènes de pillage et d’incendie qui ravagent la cité se renouvellent le lendemain, et sont d’autant plus symptomatiques que les logements de la cité venaient d’être réhabilités. Tandis qu’une information judiciaire est… Lire la suite »

Du même JM Chauvier, un autre article récent sur la Biélorussie, plus centré sur le rapport de forces et les perspectives, plus net et plus court aussi…
https://www.solidaire.org/articles/que-se-passe-t-il-en-bielorussie?