Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Peut-on caractériser le mépris comme l’antichambre du fascisme?

Quand on lit les bonnes feuilles de John Bolton, on découvre avec stupéfaction le degré disons d’amateurisme de tous ces gens-là, la manière dont ils traitent les affaires du monde.

L’ incrédulité nous saisit devant la décision d’un juge britannique de ne pas rendre l’or au gouvernement du Venezuela et d’en réserver la propriété à un paltoquet dont même ses maîtres américains commencent à douter. Alors que dans le même Grande Bretagne s’exerce contre Assange le même arbitraire, selon les mêmes principes: le déni total du droit et le seul respect de la force du maître d’outre atlantique.

La propagande dont ils nous abreuvent est de plus en plus grossière, il faut être prêt à tout gober pour avaler ce qu’un disciple de Goebbels invente tous les jours contre “le communisme” alors qu’il est supposé avoir disparu avec l’URSS. Avec le droit est niée toute administration de la preuve, le grotesque le dispute à l’outrance. Cela suppose un public totalement décérébré chez qui l’on a créé quelque chose de l’ordre du réflexe conditionné.

Mais le pire peut-être est dans l’alternative, face à Trump-Néron il n’y a qu’un gâteux, qui a lui même, de l’Ukraine à l’Amérique latine, répandu ce cocktail de crimes et d’intérêts sordides d’une hégémonie sans la moindre légitimité. N’ont-ils vraiment que de tels individus pour prendre la gestion d’une faillite aussi totale?

Et quand dans l’espace rétréci de cette “paix américaine” d’un soldatesque sans foi, ni loi, des ambitions picrocholines multiplient les zones de conflits entre petits despotes à l’image des “maîtres” est-ce pour nous inciter à souhaiter que la décomposition simplement se poursuive en l’état puisque le pire semble avec tous ces gens-là de l’ordre du plus possible?

Sur quelle fiction repose cette “démocratie”… Pire encore, alors que le droit le plus élémentaire des individus, celui à la survie rentre dans le marchandage au point de lui aussi être nié…

Hier, en découvrant le nouveau gouvernement français, on se disait qu’il relevait de la même logique, l’impunité et le mépris. On aurait éclaté de rire devant les gadgets sortis du tout venant de l’abrutissement télévisuel jusqu’au ministère de la culture et de la justice, si l’on ne mesurait pas le “à droite toute” de ce pouvoir de liquidation de faillite, qui va accélérer “les réformes” et le démantèlement de toutes les protections sociales.

Si peu de temps après l’expérience qui vient d’être faite de la destruction de notre hôpital public, il est mis à la tête du gouvernement français l’un des fervents promoteurs de la tarification à l’acte et de la restructuration du système hospitalier entre 2005 et 2007 quand il était directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère de la Santé (DHOS), cela dit bien à quel point applaudissements, médailles étaient de l’ordre du cirque… Pourtant cela ne leur suffisait pas , il fallait encore l’assortir de Bachelot à la culture, l’autre versant de la catastrophe en matière de santé, une caricature de la “notoriété”. Et à la justice, la danse de Balkany, l’impunité des nantis … Là, nous ne sommes même plus stupéfaits, non “interloqués” est le mot juste… Nous savions que tout est possible, mais là tout de même..

Il y avait-là sorte d’écho assourdi à cette bacchanale d’outre atlantique où une épidémie que personne ne songe plus à freiner, des colères sans perspectives réelles servent de toile de fond aux déplacements erratiques des forces américaines et de leurs charges nucléaires: apocalypse now. Tandis que le reste de la planète commence à prendre l’habitude d’ignorer ce club de vieux prédateurs, cette troupe sénile qui a néanmoins le bombardement incontinent et l’étranglement des peuples facétieux.

Il y a comme dans toutes les décadences chez eux une puérilité génératrice d’effroi. Ces gens-là n’ont plus aucune tenue et c’est contagieux au point qu’à l’intérieur de leurs lois tout paraît brûlé, dévasté, en proie aux ragots et aux médiocrités vénales. on reste stupéfait devant les chamailleries de ces élections municipales, l’entre-soi des querelles.

Il n’y aura d’alternative réelle que s’il se trouve une force politique capable de faire recouvrer la dignité, la crédibilité autant qu’une perspective simplement de survie hors cet espace social et politique. Attention quand un changement de société s’impose et que celui-ci n’a pas lieu, le fascisme est là.

Si Cuba prend un tel relief, c’est parce que l’île tient bon sur des exigences élémentaires de vie et de dignité au nom simplement de l’humanité.

Danielle Bleitrach

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