Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Déclaration du secrétaire général de la FSM sur la pandémie de maladie à coronavirus

peut-être que les municipalités, les élus communistes devraient surveiller la manière dont s’organise la spéculation contre les travailleurs, en particulier dans la grande distribution à laquelle Bruno Lemaire a laissé toutes latitude, la manière dont certains sont contraints d’aller travailler… Avez-vous remarqué que tous ceux qui sont aujourd’hui quasiment réquisitionné face à l’épidémie sont pour la plupart des “régimes sociaux” dont l’équité voulait qu’on les mette au niveau de tous y compris des commerçants ? (note de danielle Bleitrach)

17 Mar 2020

Chèr.e.s collègues,

Nous vivons une période de pandémie, au cours de laquelle le coronavirus se propage aux quatre coins du monde.

Au nom de la Fédération Syndicale Mondiale, nous tenons à féliciter les travailleurs.ses du monde entier, car grâce à leur travail, ils produisent tous les biens nécessaires à la survie des peuples. Les travailleurs sont ceux qui produisent la nourriture, les médicaments, les services, les machines, le transport, la communication. Ils méritent toutes nos « félicitations » chaleureuses.

Nous félicitons également les travailleurs.ses de santé, qui mènent une lutte héroïque pour soigner les patients, mettant leur propre vie en danger.

Ceci est la première rive du fleuve, celle qui se démarque par son humanitarisme, sa solidarité, son engagement social.

D’autre part, nous voyons la saleté, l’exploitation, la soif de profit capitaliste. Les monopoles, la bourgeoisie internationale montre son vrai visage. La spéculation. Les profits capitalistes sont tachés de sang et de la souffrance de gens simples.

À Athènes, il y a 10 jours, un simple masque facial se vendait à 1 euro mais aujourd’hui coûte 10 euros.

En Turquie, il y a cinq jours, un kilo de pâtes se vendait pour une livre turque et maintenant coûte 12 livres turques.

Au Bangladesh, il y a dix jours, un masque facial se vendait pour 20 taka et maintenant il se vend pour 150 taka.

À Madrid, il y a cinq jours, un masque se vendait pour 2,5 euros et aujourd’hui il coûte 25 euros.

En Afrique, au Nigéria, le liquide de désinfection de 2 dollars qu’il coûtait, aujourd’hui ça coûte 8 dollars.

Bien sûr, des prix excessifs et des spéculations s’appliquent à la viande, au riz et à tous les produits alimentaires de base.

Les sociétés transnationales utilisent la pandémie pour licencier des travailleurs.ses ou réduire leurs droits du travail.

Chèr.e.s collègues, ouviers et ouvrières, chômeurs.ses et retraité.e.s

Nous appelons les syndicats à révéler et informer les travailleurs.ses sur la stratégie de spéculation des monopoles.

Pour exiger des mesures nécessaires pour la protection des personnes simples; des mesures qui doivent être prises par les gouvernements et toutes les autorités compétentes.

Nous devons exiger des mesures immédiates de protection sociale. La défense de nos droits au travail et au salaire.

Ce n’est que par notre résistance et notre lutte que nous pourrons défendre nos droits.

La grande famille militante de la FSM, qui en cette année commémore ses 75 ans de vie et d’action riche, est de nouveau présente, au premier plan et jusqu’à la victoire finale !

Nous vous souhaitons tout le meilleur pour vous et votre peuple.

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