Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Coronavirus/Macron : réaction de Fabien Roussel

je suis assez d’accord avec cette appréciation du discours de Macron. Il y avait effectivement dans ce discours un appel à la mobilisation nécessaire, à l’unité nationale pour faire face à l’épidémie et ce qui aurait pu être une prise de conscience d’une ré-orientation aux antipodes de ce qui a été mené jusqu’ici. Pourtant cette promesse venant de celui qui n’a cessé d’aller a contrario de cette direction n’a jamais été assorti de la moindre proposition concrète, retrait de la réforme des retraites pour qu’il y ait unité, moyens pour l’hôpital public. Quant aux moyens nécessaires de soutien à notre économie pas les moindres critères et la référence à l’Europe devient alors la poursuite d’une escroquerie, celle qui a détruit le caractère productif de notre économie au profit de son caractère financier, spéculatif et a creusé l’endettement national. Est-ce l’expérience du personnage mais je n’ai pas ressenti la moindre émotion ni dans le ton, ni dans le regard occupé à lire le prompteur. La confiance est perdue, elle est dure à regagner face à cette intervention tardive et sans véritable autocritique. Bref, ce n’est pas de lui que dépendent l’essentiel du message mais de nous. Si j’avais quelqu’un pour qui aller voter qui dise cela dans le 4 e arrondissement de Marseille et pas “Rubirola est là” pour rien, pour le vide abyssal, je serai allée voter. Si vous avez la chance d’avoir des candidats de lutte soutenez les… Si j’étais à Venissieux, dans le Pas de Calais, au havre, à Béziers et dans d’autres lieux, la liste n’est pas exhaustive, elle est même je le crois majoritaire dans nos communes où la destruction de ce que représente de collectif le parti n’atteint pas le cas marseillais, je manifesterai ma compréhension de la situation en mettant mon bulletin dans l’urne, là je vais adopter la pratique disciplinée que l’on attend des personnes de mon âge, rester chez moi. parce que ça aussi c’est important, ne pas encombrer inutilement les services hospitaliers, faire ce qu’on peut dans la pénurie de moyens de nos pharmacie, en attendant que nous ayons rendu concret la découverte que Macron prétend faire du service public. (note de danielle Bleitrach)

L’heure est à la mobilisation nationale pour délivrer la réponse la plus efficace face à la crise sanitaire et à la crise économique exceptionnelles que nous affrontons.

Les flottements de ces dernières heures sur les décisions à prendre ne doivent pas fragiliser la capacité d’action de l’État.

Les annonces du Président de la République supposent aussi des engagements précis que les services publics, notamment ceux de la santé, attendent depuis longtemps ! Les annonces de ce soir impliquent donc de remettre en cause les politiques d’austérité.

La fermeture des établissements scolaires et universitaires ou le report des soins non essentiels ne pouvaient plus être différés. Mais aucun engagement précis n’est annoncé en moyens humains et financiers concernant la crise sanitaire contrairement à d’autres pays comme l’Italie ou le Royaume uni qui ont annoncé mobiliser plusieurs dizaines de milliards d’euros. Et aucune mesure structurelle n’est engagée sur le plan économique.

Coordonner et financer la réponse sanitaire

Notre système de santé public, déjà sous tension, a besoin de moyens pour protéger ses personnels et pour élargir ses capacités d’accueil des patients atteints de coronavirus. Le Président de la République annonce qu’il prendra les mesures nécessaires « quoi qu’il en coûte ». Aux actes ! Les personnels de santé sonnent l’alarme depuis des mois ! De même, dans encore beaucoup de territoires, les médecins et les infirmières libéraux, les personnels de secours comme les pompiers, les laboratoires sont en attente du matériel tel que les masques pour se protéger et protéger les patients ou pour réaliser les tests épidémiologiques. La puissance publique doit demander aux hôpitaux privés de se mettre à la disposition de la nation.

Des mesures structurelles fortes pour faire face à la crise économique

Une crise financière historique, elle aussi d’ampleur mondiale, est en cours. La crise sanitaire en est le catalyseur et non la cause. Ce sont les politiques monétaires et néolibérales qui en sont les principaux déclencheurs. Si des mesures de soutien et d’accompagnement des entreprises et des salariés doivent être mises en place rapidement, il faut donc aussi revoir les règles d’intervention de la BCE pour que les sommes débloquées soutiennent l’économie réelle et non la éculation financière. Le « Pacte de stabilité » budgétaire européen doit être abandonné. Les secteurs stratégiques du pays doivent être protégés. Nous demandons enfin le report de la réforme de l’assurance chômage dont l’entrée en application est prévue pour le 1er avril.

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Miracle!!! Le conoravirus n’a pas que des aspects négatifs. Il a ouvert les yeux de notre cher( dans le sens onéreux) Président. Je le cite “Il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché”(fin de citation)
Depuis son passage au ministère de l’économie sous François HOLLANDE, que de dégâts dans les Hôpitaux !!! Que de dégâts dans d’autres domaines publics!!!
Peut-on lui suggérer quelques idées? Je me contenterais d’une seule: l’énergie doit appartenir entièrement à la Nation (France évidemment, la nation européenne est une fumisterie).

Dans ma ville dortoir l’appel à la solidarité a été entendu.
Dans notre hypermarché il ne reste plus un paquet de pâtes ou de riz.
Voilà où nous en sommes après quelques décennies de cette culture libérale stupide.
Chacun pour soi !
Verra-t-on pour la énième réforme des programmes scolaire la culture de la solidarité, du collectif, l’Histoire des luttes paysannes et ouvrières dans le monde. La valorisation de la grande expérience soviétique, cubaine, où chaque individu était incité à prendre soin de son voisin ?