Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

La vie privée, privée de quoi ? par Danielle Bleitrach

cette illustration de collections de “Une” de la presse people dit la manière dont Macron a exhibé son couple. Elle dit ce que vaut l’indignation du même Macron appelant à respecter “la vie privée” à propos de l’ex-candidat à la mairie de paris. Mais le véritable problème est de quoi les mêmes prétendent nous priver et qui relève du droit à la vie tout court.

En effet le monde politicien s’est exclamé devant le viol de la vie privée que représentait une vidéo pornographique où un calotin de droite s’exhibait pour sa maîtresse. La suite: celle-ci étant en cheville avec un espèce de grand paranoïaque prêt à tout pour se mettre en scène, une sorte de miroir de l’exhibition ordinaire du politicien qui sollicite vos suffrages avec toutes les raisons sauf les bonnes… Donc un Russe du nom de Pavel avait été accueilli en France au nom des droits de l’homme bafoués, selon nos médias, en Russie. Après avoir brûlé la Banque de France, passé un séjour en prison aussi bref que celui de Balkany, voici qu’on le retrouve dans le tout Paris, où il fait commerce des charmes de sa maîtresse ou du moins les utilise pour une performance de corbeau.

Là encore comment ne pas faire le parallèle entre Assange en prison et ce dangereux mégalo accueilli au nom des droits de l’homme. L’un a voulu nous alerter sur la guerre, l’autre s’est cloué les couilles sur la place rouge… La Russie n’en voulait plus, mais visiblement le tout Paris en raffolait. La seule chose que ce taré ait eu en commun avec Assange, c’était un avocat auto-proclamé du nom de Juan Branco. Sur ce dernier je n’ai aucune opinion, mais l’interview innommable que lui a fait subir Appoline de Malherbe m’a éclairée sur deux points: le premier était qu’elle agissait comme un flic pas comme une journaliste. Visiblement l’hostilité “moralisante et xénophobe dont elle faisait preuve, la pressionexercée n’avait pas pour but de faire avouer la vérité à Juan Branco mais au contraire de la dissimuler.

Tous ces gens participent d’un monde qui est étranger au quotidien, on ne peut s’identifier à personne, même pas à Juan Branco, même si on le plaint d’être pris dans les rets d’un pouvoir autoritaire et paranoïaque. Les médias, comme l’incroyable porte-parole de la présidence, qui relaient la parole du président qui de Munich voit la main du KGB dans la culotte de Griveaux: “nous n’avons aucune preuve, mais on ne nous la fait pas”. Perles de comptoirs et après on dénonce les réseaux sociaux.

Retour sur Paris sur les beuveries et les coups de couteaux, plus personne ne sait qui frappe dans le dos de qui, cela parait être le lot de toutes les affaires qui s’accumulent autour de ceux qui nous ont raconté qu’ils allaient faire de la politique autrement. On nous dit qu’il y a viol de la vie privée mais la leur ne se gêne pas pour vivre d’exhibitions qui, comme pour Benalla, relève moins des ébats d’alcôve que de troubles à l’ordre public.

Des journalistes qui loin d’éclairer les obscurités de l’affaire tentent par la violence de leurs propos, par une pseudo moralisation de la vie politique de créer un écran d’opacité autour du pouvoir, est-ce là ceux qui se présentent comme des sortes de gardien du temple face aux amateurs de rumeurs et de complots?

Ce monde là prétend donner des leçons à qui et au nom de quoi?

Voilà pourquoi je répugne à intervenir dans la vie politique française, ‘appartiens sans doute à d’autres temps où le pCF était moins “institutionnel”, plus proche des chants de l’ordinaire. j’imagine mal un Duclos faisant chorus avec les politiciens et ces journalistes pour réclamer le retour aux saines pratiques d’un ordre bourgeois qui tait ses turpitudes. Il aurait de sa voix de rocaille renvoyé tout ce monde là à sa tartuferie. Il aurait lui et les autres communistes dit à quel point nous n’étions pas leur complices, pour mieux aller au fond de la spoliation des petites gens.

Parce que, comme souvent le grotesque masque le pire de l’avidité bourgeois … Leur vie privée à la limite on s’en fout, mais il nous privent de quoi? et là les communistes restent les seuls – et c’est une chance-à dévoiler le fond, que n’en restent-ils là…

Le jeu des chaises musicales qui, de la très contestée ministre à la santé Agnès Buzyn fait la candidate à la mairie de paris en lieu et place de Benjamin Griveaux (voir ci-dessus), a conduit un certain Olivier Véran à sa place à la santé.

Ce remplacement est de l’ordre de la provocation politique. ils nous méprisent assez pour ne plus rien cacher de leurs projets, c’est de l’exhibitionnisme et ils ajoutent : votre opinion , on s’en branle… Parce qu’un ministre de la santé qui quitte le poste en pleine crise et démission massive dans les hôpitaux qu’est-ce que ça veut dire exactement, peut-être qu’elle n’a pas la carrure pour la suite.

Après les retraites, ils vont continuer à vendre le pays, le gros morceau qui suit est comme prévu la sécurité sociale. Et ils font dans la foulée d’une affaire où le ridicule le dispute au sordide. Mais Olivier Véran est de la même trempe que Laurent Pietraszewski, souvenez-vous ce technocrate issu d’Auchan (où il avait renvoyé une caissière pour avoir donné un pain au chocolat cramé) qui s’était engagé en politique uniquement pour démanteler le code du travail et poursuivait en bon technicien de la chose avec les retraites. Ce sont des gens qui chaussent une idée et une seule et n’en démordent point, ils sont désignés pour ça et ne voient rien d’autre que cet échelon à gravir, peu importe qui ils enjambent.

On retrouve la même obsession de transformation des textes officiels., ce n’est pas manie innocente de gens contrarié dans leur vocation poètique, non il s’agit d’ouvrir la voie au secteur privé, encore lui. En effet Olivier Véran a mené pied à pied une tentative de transformation de notre Constitution, en tentant de faire remplacer le terme sécurité sociale par protection sociale, ce qui nous indique la prochaine cible, l’ouverture à la concurrence.

Il ne se contente pas d’ un combat de mots mais il organise le démantèlement. Quand on veut s’attaquer à un service public on commence à l’empêcher de fonctionner et on lui inflige des cures d’austérité qui le désorganisent, on le prend en otage, c’est le principe du blocus, rendre les usagers mécontents au point qu’ils aspirent à la fin du système.

C’est ce qu’il a fait en tant que rapporteur du budget, en imposant toutes les années des coupes sombres dans le budget de la sécurité sociale et des hôpitaux.

Les petits scandales graveleux dont on parle beaucoup et sur lesquels on feint de s’indigner témoignent simplement de cette permissivité que ces gens là accordent à leur personne pour toujours plus produire de la répression face à ceux qui protestent devant leur spoliation. Les politiciens et les éditorialistes expriment un tel vertueux souci à exiger que la politique soit un débat d’idées qu’on croirait que c’est le petit peuple qui est à l’origine de cette sordide histoire et pas ceux dont ils partagent l’intimité et parfois des lignes de cocaïne.

On aimerait assister au même chœur de vierges effarouchés devant cette indignité, cette impunité de ceux qui au pouvoir sont en train d’assassiner notre droit à la santé

Les éditorialistes de nos médias vont encore se plaindre que des têtes se balladent au boût d’une pique et on nous remplira les émissions historiques de pleurs sur les guillotinés, mais comment peut-on se faire entendre de ce pouvoir sourd, il est vrai que ça rend sourd diraient de perfides pamphletaires, ils s’en branlent et bien on ne peut plus rien pour les sauver…

De quel droit ?

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Ha oui alors, …ils s’en branlent ! Mais leur plaisir il faudra bien qu’un jour la rigolade finisse , mais pour se faire il nous faudra être fort et pas seulement en muscles mais surtout dans nos têtes dans nos idées ce jour là il sera couleur de rouge . Je sais que ce jour viendra !